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"... Même quand il s’agit d’amitié érotique entre personnes de même sexe : aponji, m’uzonj’ame, katumua k’ame, oupanga, il n’est pas précisé s’il y a investissement identitaire à ce niveau. L’institution dan daudu ou alors les comportements d’un officiant rituel vêtu en femme, Ganga-ya-chibanda, ne s’inscrivent pas dans la logique d’une orientation homosexuelle identitaire. Ils sont culturellement compris en termes de genre (« transgender role »), perçu en dehors de ceux habituellement connus : masculin ou féminin. A ce niveau les langues ne disent pas avec précision comment de tels individus sont perçus. C’est pourquoi au niveau de cette analyse, il peut être provisoirement avancé que les langues africaines, du moins certaines d’entre elles, décrivent avec précision les homosexualités, au point de partager les rôles, de souligner ceux qui sont ambivalents ou encore d’instituer de nouvelles catégories de genre.
Une chose est certaine, les pratiques sexuelles qui sont spécifiées à ce niveau, existent dans la réalité sociale, il ne s’agit donc pas d’un mythe. Si ces pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont dites, c’est qu’elles existent « sous forme de catégories de perception, de principes de vision et de division43 » socio-sexuelles dans ces groupes. Les termes relatifs à l’homosexualité ne peuvent pas encore ressortir ici, parce que le contexte de la reproduction des lexèmes n’est pas précisé. Il en va de même, pour les mêmes raisons, de la notion de pseudo-homosexualité. Les homosexualités sont perçues de manière générale dans ces codes linguistiques, mais sans le contexte social une fois de plus, la conclusion d’ « entendido » espagnole demeure elle aussi, somme toute, hasardeuse. C’est pourquoi il apparaît nécessaire de décrire les pratiques (homo) sexuelles dans les groupes sociaux africains où ils ont existé, en présentant les divers scripts sexuels44 qui apparaissent, tout en tenant compte du contexte et du sens. C’est donc cette présentation, mise en lien étroit avec les expressions des langues locales quand elles existent, qui permettra de spécifier ces notions d’homosexualité, des homosexualités ou de pseudo-homosexualité. Nous verrons que dans certains groupes, les pratiques (homo) sexuelles peuvent exister sans qu’elles ne soient désignées. C’est pourquoi il sera utile de préciser par la suite ce à quoi cela pourrait renvoyer. Dans certains rites initiatiques en Afrique, apparaissaient parfois des pratiques homosexuelles. Ces rites pouvaient servir à transformer le statut sex
Une chose est certaine, les pratiques sexuelles qui sont spécifiées à ce niveau, existent dans la réalité sociale, il ne s’agit donc pas d’un mythe. Si ces pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont dites, c’est qu’elles existent « sous forme de catégories de perception, de principes de vision et de division43 » socio-sexuelles dans ces groupes. Les termes relatifs à l’homosexualité ne peuvent pas encore ressortir ici, parce que le contexte de la reproduction des lexèmes n’est pas précisé. Il en va de même, pour les mêmes raisons, de la notion de pseudo-homosexualité. Les homosexualités sont perçues de manière générale dans ces codes linguistiques, mais sans le contexte social une fois de plus, la conclusion d’ « entendido » espagnole demeure elle aussi, somme toute, hasardeuse. C’est pourquoi il apparaît nécessaire de décrire les pratiques (homo) sexuelles dans les groupes sociaux africains où ils ont existé, en présentant les divers scripts sexuels44 qui apparaissent, tout en tenant compte du contexte et du sens. C’est donc cette présentation, mise en lien étroit avec les expressions des langues locales quand elles existent, qui permettra de spécifier ces notions d’homosexualité, des homosexualités ou de pseudo-homosexualité. Nous verrons que dans certains groupes, les pratiques (homo) sexuelles peuvent exister sans qu’elles ne soient désignées. C’est pourquoi il sera utile de préciser par la suite ce à quoi cela pourrait renvoyer. Dans certains rites initiatiques en Afrique, apparaissaient parfois des pratiques homosexuelles. Ces rites pouvaient servir à transformer le statut sex
c'est la première fois que @Dongiovanni (Italie) et viens direct parler d'hommosexualité!
il y'a d'autre forum pour ça !
mon idée est clair dessus l'homosexualité est une défaillance mentale
il y'a d'autre forum pour ça !
mon idée est clair dessus l'homosexualité est une défaillance mentale
regardez
http://www.voxafrica.com/fr/sports/articles/en-route-vers-afrique-du-sud-2010
http://www.voxafrica.com/fr/sports/articles/en-route-vers-afrique-du-sud-2010
@tous
si pierre le chantre etait si bon comme coach il ne serait meme jamais venu en afrique il aurait entraine un grand club europeen.il est toujours au chomage apres les lions et est toujours pret a revenir si on le rappelait or nous savons tous qu'un grand coach ne manque pas d'equipe.ancelotti par exemple est parti du milan hier pour se retrouver ce matin avec chelsea c'est dire que la bonne marchandise ne reste pas longtemps sur les comptoirs.il est grand temps de faire confiance aux camerounais.keshi a qualifie le togo pour le mondial 2006 et apres on a remis l'equipe a otto avec le resultat que nous connaissons tous,arretons notre 'mental slavery' pour faire confiance aux notres.nous avons ekeke,bell,oman,towa qui peuvent faire laffaire il faudrait tout simplement leur donner les memes moyens qu'aux expatries.
si pierre le chantre etait si bon comme coach il ne serait meme jamais venu en afrique il aurait entraine un grand club europeen.il est toujours au chomage apres les lions et est toujours pret a revenir si on le rappelait or nous savons tous qu'un grand coach ne manque pas d'equipe.ancelotti par exemple est parti du milan hier pour se retrouver ce matin avec chelsea c'est dire que la bonne marchandise ne reste pas longtemps sur les comptoirs.il est grand temps de faire confiance aux camerounais.keshi a qualifie le togo pour le mondial 2006 et apres on a remis l'equipe a otto avec le resultat que nous connaissons tous,arretons notre 'mental slavery' pour faire confiance aux notres.nous avons ekeke,bell,oman,towa qui peuvent faire laffaire il faudrait tout simplement leur donner les memes moyens qu'aux expatries.
@ tous les curieux
"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé
S’agit-il des individus de même sexe et de même classe sociale : le rapport sexuel apparaîtra alors intergénérationnel ? S’agit-il plutôt de rapports sexuels entre jeunes et vieux socialement parlant : les rapports sexuels sont présentés comme transgénérationnels ? S’agit-il au contraire d’initiation ? Rien de tout cela n’est spécifié dans les langues qui ont été présentées, et une conclusion hâtive amènerait un risque élevé d’interpréter les actes pédérastiques comme étant des rapports homosexuels identitaires, ce qui est loin d’être le cas.
Les masturbations solitaires sont désignées, okukoweka (wawihé en Angola), gûi-gûisen (xhosa), okurikuatisa (hereros), okuripikapikisa, okutirahî, tantôt appréciées tantôt socialement méprisées. Cependant, les termes relatifs à la masturbation mutuelle sont plus descriptifs : c’est le cas par exemple de kuzunda (wawihé) qui précise le fait que dans cet attouchement sexuel, ce sont les glands qui sont frottés les uns contre les autres ; ou encore le terme kusagana (kiswahili de Zanzibar) qui traduit le fait pour les femmes de se frotter les parties génitales l’une contre l’autre. Les pratiques comme la tribadie ou le cunnilingus sont également connues /goe-ugu (xhosa), kulambana.
De manière générale, les rapports sexuels entre les individus (femmes ou hommes) de même sexe ont un nom générique en dehors des pratiques spécifiques dans lesdits rapports. Cette réalité est ainsi désignée dans certaines langues locales par : dan kashili (haoussa), masu harka, mke-si-mume (kiswahili), kuswerana nk’imbwa, kunonoka (kirundi), quimbandas. Le rôle sexuel ambivalent que ce soit le rôle insertif ou réceptif à la fois où a tour de rôle est aussi connu, il est alors désigné dans d’autres langues omututa (wawihé). Les relations interfémorales ne sont pas en reste, otjizenja (wawihé). Cependant, tout cela ne permet toujours pas d’établir un lien entre ces termes et l’homosexualité identitaire. Dans une certaine mesure, il apparaît plutôt que ce sont les homosexualités qui sont plutôt désignés, plus précisément, la forme « entendido » espagnole.
En effet, les langues traduisent seulement les actes avec précision, mais ne disent pas s’il s’en suit une logique identitaire pour les parties prenantes. Même quand il s’agit d’amitié érotique entre personnes de même sexe : aponji, m’uzonj’ame, katumua k’ame, oupanga, il n’est pas précisé s’il y a investisse
"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé
S’agit-il des individus de même sexe et de même classe sociale : le rapport sexuel apparaîtra alors intergénérationnel ? S’agit-il plutôt de rapports sexuels entre jeunes et vieux socialement parlant : les rapports sexuels sont présentés comme transgénérationnels ? S’agit-il au contraire d’initiation ? Rien de tout cela n’est spécifié dans les langues qui ont été présentées, et une conclusion hâtive amènerait un risque élevé d’interpréter les actes pédérastiques comme étant des rapports homosexuels identitaires, ce qui est loin d’être le cas.
Les masturbations solitaires sont désignées, okukoweka (wawihé en Angola), gûi-gûisen (xhosa), okurikuatisa (hereros), okuripikapikisa, okutirahî, tantôt appréciées tantôt socialement méprisées. Cependant, les termes relatifs à la masturbation mutuelle sont plus descriptifs : c’est le cas par exemple de kuzunda (wawihé) qui précise le fait que dans cet attouchement sexuel, ce sont les glands qui sont frottés les uns contre les autres ; ou encore le terme kusagana (kiswahili de Zanzibar) qui traduit le fait pour les femmes de se frotter les parties génitales l’une contre l’autre. Les pratiques comme la tribadie ou le cunnilingus sont également connues /goe-ugu (xhosa), kulambana.
De manière générale, les rapports sexuels entre les individus (femmes ou hommes) de même sexe ont un nom générique en dehors des pratiques spécifiques dans lesdits rapports. Cette réalité est ainsi désignée dans certaines langues locales par : dan kashili (haoussa), masu harka, mke-si-mume (kiswahili), kuswerana nk’imbwa, kunonoka (kirundi), quimbandas. Le rôle sexuel ambivalent que ce soit le rôle insertif ou réceptif à la fois où a tour de rôle est aussi connu, il est alors désigné dans d’autres langues omututa (wawihé). Les relations interfémorales ne sont pas en reste, otjizenja (wawihé). Cependant, tout cela ne permet toujours pas d’établir un lien entre ces termes et l’homosexualité identitaire. Dans une certaine mesure, il apparaît plutôt que ce sont les homosexualités qui sont plutôt désignés, plus précisément, la forme « entendido » espagnole.
En effet, les langues traduisent seulement les actes avec précision, mais ne disent pas s’il s’en suit une logique identitaire pour les parties prenantes. Même quand il s’agit d’amitié érotique entre personnes de même sexe : aponji, m’uzonj’ame, katumua k’ame, oupanga, il n’est pas précisé s’il y a investisse
@ Tous
Recentrons le débat sur les Lions SVP. En quoi cette affaire de PD va nous aider contre le Maroc le 7? Cette histoire de PD peut revenir pendant les divers pour le moment nous sommes en pleine retraite pour le 7.
SVP pas de distractions possible.
Pendant toute cette semaine on va dormir, se lever et se coucher avec le 7 le 7 et rien que le 7.
Recentrons le débat sur les Lions SVP. En quoi cette affaire de PD va nous aider contre le Maroc le 7? Cette histoire de PD peut revenir pendant les divers pour le moment nous sommes en pleine retraite pour le 7.
SVP pas de distractions possible.
Pendant toute cette semaine on va dormir, se lever et se coucher avec le 7 le 7 et rien que le 7.
@ tous les curieux
"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé
"... Les hommes efféminés qui subissaient les relations sexuelles anales passives étaient les ovashengi (singulier eshengi). Chez les Hereros ou Ovahereros, l’amoureux (homosexuel/le) était désigné par le terme epanga et une amitié érotique est appelée oupanga (avec pratiques homosexuelles ou lesbiennes). La pédérastie masculine avec pénétration anale était traduite par l’expression okutunduka vanena, littéralement « monter les garçons », comme l’on monte les taureaux. La masturbation solitaire est appelée okurikuatisa, okuripikapikisa et okutirahî. L’onanisme mutuel se traduit par okutjanda omuzu, okukara omuzu, okurareka ‘mukuao, que ce soit dans des rapports sexuels entre mâles aussi bien que les rapports sexuels femmes. Quand un Hottentot voulait avoir des relations homosexuelles avec un autre individu, il lui présentait un gobelet plein d’eau en lui disant « Sore – gamsa are ! », c’est-à -dire : « bois encore de l’eau de la douleur ou de l’irritation » ; ou « sore-gamsa ure ! », « prends encore de l’eau de la douleur ». Si l’autre prenait le verre d’eau, c’était le signe de son approbation pour l’acte sexuel à venir. Chez les Kaffirs, membres du groupe Ngoni encore appelé Xhosa, l’onanisme solitaire est appelé gûi-gûisen, c’est-à -dire littéralement rendre son corps (pénis) raide. La masturbation mutuelle est appelée ôa-/huru ou /huru. La tribadie est désignée par le terme /goe-ugu.
A l’issue de cette présentation, il apparaît que dans certaines langues en Afrique les termes ou expressions relatifs aux rapports sexuels entre les individus du même sexe sont connus. Ils désignent le plus souvent les comportements sexuels avec précision : kufira (kiswahili), shoga (kiswahili), ji’gele ketön ? (langue bafia du Cameroun), eshengi (ovambos), hanisi (kiswahili de Zanzibar), okutunduka vanena (hereros), désigneront la pénétration anale dans le sens réceptif ou alors les individus qui acceptent une telle relation ; tandis que basha, haji ( variante kiswahili de Monbassa) par exemple traduiront la pénétration anale insertive ou les individus qui ont ce rôle dans les relations (homo) sexuelles. A ce niveau, il ne peut déjà pas être question d’une quelconque affirmation de l’homosexualité identitaire, avec précision de rôles (actif/passif), puisque les langues n’ont pas désigné les classes sociales et les classes d’âge des parties prenantes. S’agit-il des individus de même sexe et d
"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé
"... Les hommes efféminés qui subissaient les relations sexuelles anales passives étaient les ovashengi (singulier eshengi). Chez les Hereros ou Ovahereros, l’amoureux (homosexuel/le) était désigné par le terme epanga et une amitié érotique est appelée oupanga (avec pratiques homosexuelles ou lesbiennes). La pédérastie masculine avec pénétration anale était traduite par l’expression okutunduka vanena, littéralement « monter les garçons », comme l’on monte les taureaux. La masturbation solitaire est appelée okurikuatisa, okuripikapikisa et okutirahî. L’onanisme mutuel se traduit par okutjanda omuzu, okukara omuzu, okurareka ‘mukuao, que ce soit dans des rapports sexuels entre mâles aussi bien que les rapports sexuels femmes. Quand un Hottentot voulait avoir des relations homosexuelles avec un autre individu, il lui présentait un gobelet plein d’eau en lui disant « Sore – gamsa are ! », c’est-à -dire : « bois encore de l’eau de la douleur ou de l’irritation » ; ou « sore-gamsa ure ! », « prends encore de l’eau de la douleur ». Si l’autre prenait le verre d’eau, c’était le signe de son approbation pour l’acte sexuel à venir. Chez les Kaffirs, membres du groupe Ngoni encore appelé Xhosa, l’onanisme solitaire est appelé gûi-gûisen, c’est-à -dire littéralement rendre son corps (pénis) raide. La masturbation mutuelle est appelée ôa-/huru ou /huru. La tribadie est désignée par le terme /goe-ugu.
A l’issue de cette présentation, il apparaît que dans certaines langues en Afrique les termes ou expressions relatifs aux rapports sexuels entre les individus du même sexe sont connus. Ils désignent le plus souvent les comportements sexuels avec précision : kufira (kiswahili), shoga (kiswahili), ji’gele ketön ? (langue bafia du Cameroun), eshengi (ovambos), hanisi (kiswahili de Zanzibar), okutunduka vanena (hereros), désigneront la pénétration anale dans le sens réceptif ou alors les individus qui acceptent une telle relation ; tandis que basha, haji ( variante kiswahili de Monbassa) par exemple traduiront la pénétration anale insertive ou les individus qui ont ce rôle dans les relations (homo) sexuelles. A ce niveau, il ne peut déjà pas être question d’une quelconque affirmation de l’homosexualité identitaire, avec précision de rôles (actif/passif), puisque les langues n’ont pas désigné les classes sociales et les classes d’âge des parties prenantes. S’agit-il des individus de même sexe et d
@ tous les curieux
"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé
"... Quand ils ont des rapports sexuels dans le même groupe, ils appellent cela kifi, c’est-à -dire lesbianisme, quand bien même les parties prenantes sont les hommes phénotypiquement parlant. Cette expression se réfère surtout aux hommes socialement égaux qui ont des rapports sexuels entre eux. Il s’agit donc de la désignation d’un modèle de rapport sexuel intragénérationnel, à cause du même statut social des acteurs impliqués, même si à partir d’une première observation, en fonction de la différence d’âge des acteurs, on serait tenté de parler du modèle transgénérationnel38. K’wazo désigne le pédicon ou le partenaire insertif et baja le pédiqué où le partenaire réceptif dans ce genre de rapport sexuel.
Dans la Côte Est africaine, c’est le kiswahili qui est parlé de manière générale, avec de légères variantes. Ainsi, les termes relatifs à l’homosexualité seront shoga ( littéralement, ami garçon-garçon) dans la variante kiswahili de Monbassa et désigne le pédiqué de manière plus précise ; kanith ou hanisi dans celle parlée à Zanzibar ; m (i) senge dans le dialecte swahili de la Tanzanie. Tous ces termes au pluriel prennent le préfixe « ma » : on dira alors : mashoga, makhanith, mahanisi. Le partenaire actif du shoga est le basha (mabasha) ou haji (mahaji). Plus précisément, le basha est le « mwanaume anamwingila mwenzake », l’homme qui entre dans ses partenaires/ses amis ; tandis que le haji est le « mwanaume rasmi rijali » c’est-à -dire le vrai homme, l’homme puissant39.
Au Cameroun chez les Bafia (Fia), le fait que les adolescents pénétraient analement les plus jeunes, ou étaient engagés dans une relation anale réciproque était traduit par l’expression ji’gele ketön ?40. Il a été découvert chez les Luba, un groupe du Congo (ancien Zaïre) dans la province du Kasaï oriental, qu’il existait un autre rôle de genre en dehors du rôle masculin et féminin connu sous le nom kitesha41 (bitesha pluriel). Ceux-ci n’aimaient pas travailler, ils n’aimaient pas rester avec les autres hommes, ils se comportaient comme les femmes, s’habillaient en vêtements de femmes.
Dans la zone Sud Africaine l’homosexualité n’était pas une chose inhabituelle. C’est ainsi que l’homosexualité des Ovambos42, un groupe parmi les Hottentots, était proverbiale. Les hommes efféminés qui subissaient les relations sexuelles anales passives étaient les ovashengi (singulier eshengi). Chez les Hereros ou Ovahe
"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé
"... Quand ils ont des rapports sexuels dans le même groupe, ils appellent cela kifi, c’est-à -dire lesbianisme, quand bien même les parties prenantes sont les hommes phénotypiquement parlant. Cette expression se réfère surtout aux hommes socialement égaux qui ont des rapports sexuels entre eux. Il s’agit donc de la désignation d’un modèle de rapport sexuel intragénérationnel, à cause du même statut social des acteurs impliqués, même si à partir d’une première observation, en fonction de la différence d’âge des acteurs, on serait tenté de parler du modèle transgénérationnel38. K’wazo désigne le pédicon ou le partenaire insertif et baja le pédiqué où le partenaire réceptif dans ce genre de rapport sexuel.
Dans la Côte Est africaine, c’est le kiswahili qui est parlé de manière générale, avec de légères variantes. Ainsi, les termes relatifs à l’homosexualité seront shoga ( littéralement, ami garçon-garçon) dans la variante kiswahili de Monbassa et désigne le pédiqué de manière plus précise ; kanith ou hanisi dans celle parlée à Zanzibar ; m (i) senge dans le dialecte swahili de la Tanzanie. Tous ces termes au pluriel prennent le préfixe « ma » : on dira alors : mashoga, makhanith, mahanisi. Le partenaire actif du shoga est le basha (mabasha) ou haji (mahaji). Plus précisément, le basha est le « mwanaume anamwingila mwenzake », l’homme qui entre dans ses partenaires/ses amis ; tandis que le haji est le « mwanaume rasmi rijali » c’est-à -dire le vrai homme, l’homme puissant39.
Au Cameroun chez les Bafia (Fia), le fait que les adolescents pénétraient analement les plus jeunes, ou étaient engagés dans une relation anale réciproque était traduit par l’expression ji’gele ketön ?40. Il a été découvert chez les Luba, un groupe du Congo (ancien Zaïre) dans la province du Kasaï oriental, qu’il existait un autre rôle de genre en dehors du rôle masculin et féminin connu sous le nom kitesha41 (bitesha pluriel). Ceux-ci n’aimaient pas travailler, ils n’aimaient pas rester avec les autres hommes, ils se comportaient comme les femmes, s’habillaient en vêtements de femmes.
Dans la zone Sud Africaine l’homosexualité n’était pas une chose inhabituelle. C’est ainsi que l’homosexualité des Ovambos42, un groupe parmi les Hottentots, était proverbiale. Les hommes efféminés qui subissaient les relations sexuelles anales passives étaient les ovashengi (singulier eshengi). Chez les Hereros ou Ovahe
@ tous les curieux
"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé
"...Au niveau du kirundi, qui est la langue parlée au Burundi, certains auteurs ont trouvé cinq mots pour désigner l’homosexualité. Il s’agit de : kuswerana nk’imbwa (faire l’amour comme des chiens) ; kwitomba (se faire l’amour); kunonoka (littéralement, être souple) ; kuranana inyuma (mot swahili d’origine et mal écrit en kirundi. En principe il s’écrit : kuralana nyuma et veut dire, faire l’amour de façon anale) ; ku’nyo36.
A Zanzibar dans la zone tanzanienne, la pénétration anale passive est appelée kufira. Kufirwa traduit le fait d’être pénétré de façon anale. Les pratiques lesbiennes à Zanzibar sont traduites soit par kulambana qui vient de kulamba qui veut dire lécher, c’est se lécher mutuellement et désignerait par déduction le cunnilingus ; soit encore par l’expression : kujitia mboo wa mpingo s’introduire un pénis en bois d’ébène. Cette pratique lesbienne était répandue dans presque toutes les sociétés africaines où les relations sexuelles entre les femmes pouvaient être rencontrées, comme chez les femmes Haoussa du Nord du Nigeria. Quand elles se frottent les parties sexuelles au Zanzibar, on parle alors de kusagana.
En kiswahili, les homosexuels des deux sexes sont appelés : mke-si mume c’est-à -dire littéralement la femme n’est pas l’homme. Il s’agit plus précisément des homosexuels adoptant le comportement passif dans les pratiques sexuelles. Il existe aussi un autre terme mzebe dérivé de l’arabe khanith ou hanisi qui littéralement qualifie une personne impotente ou impuissante sexuellement37, mais qui traduit toujours l’homosexualité.
Chez les Haoussa du Nord du Nigeria, l’homosexualité masculine est désignée par dan kashili. Cependant il existe une institution beaucoup plus connue appelée dan daudu (pluriel Yan daudu) c’est–à -dire littéralement le fils de Daudu. Le daudu se réfère à la pratique des hommes qui agissent comme des femmes et qui couchent avec les hommes. Ils servent également d’agents de prostituées : kawalai, sorte de proxénètes ou d’agents intermédiaires. Culturellement cette pratique est comprise en terme de genre, plutôt qu’en terme de sexualité, puisque les hommes qui ont les relations sexuelles avec les hommes sont dits masu harka c’est-à -dire « ceux qui font la chose ou l’affaire ». Son abréviation est masu yi, « ceux qui le font ! (la chose) ». Quand les Yan daudu se rencontrent ils s’appellent k’awaye (copines). Quand ils ont des rappor
"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé
"...Au niveau du kirundi, qui est la langue parlée au Burundi, certains auteurs ont trouvé cinq mots pour désigner l’homosexualité. Il s’agit de : kuswerana nk’imbwa (faire l’amour comme des chiens) ; kwitomba (se faire l’amour); kunonoka (littéralement, être souple) ; kuranana inyuma (mot swahili d’origine et mal écrit en kirundi. En principe il s’écrit : kuralana nyuma et veut dire, faire l’amour de façon anale) ; ku’nyo36.
A Zanzibar dans la zone tanzanienne, la pénétration anale passive est appelée kufira. Kufirwa traduit le fait d’être pénétré de façon anale. Les pratiques lesbiennes à Zanzibar sont traduites soit par kulambana qui vient de kulamba qui veut dire lécher, c’est se lécher mutuellement et désignerait par déduction le cunnilingus ; soit encore par l’expression : kujitia mboo wa mpingo s’introduire un pénis en bois d’ébène. Cette pratique lesbienne était répandue dans presque toutes les sociétés africaines où les relations sexuelles entre les femmes pouvaient être rencontrées, comme chez les femmes Haoussa du Nord du Nigeria. Quand elles se frottent les parties sexuelles au Zanzibar, on parle alors de kusagana.
En kiswahili, les homosexuels des deux sexes sont appelés : mke-si mume c’est-à -dire littéralement la femme n’est pas l’homme. Il s’agit plus précisément des homosexuels adoptant le comportement passif dans les pratiques sexuelles. Il existe aussi un autre terme mzebe dérivé de l’arabe khanith ou hanisi qui littéralement qualifie une personne impotente ou impuissante sexuellement37, mais qui traduit toujours l’homosexualité.
Chez les Haoussa du Nord du Nigeria, l’homosexualité masculine est désignée par dan kashili. Cependant il existe une institution beaucoup plus connue appelée dan daudu (pluriel Yan daudu) c’est–à -dire littéralement le fils de Daudu. Le daudu se réfère à la pratique des hommes qui agissent comme des femmes et qui couchent avec les hommes. Ils servent également d’agents de prostituées : kawalai, sorte de proxénètes ou d’agents intermédiaires. Culturellement cette pratique est comprise en terme de genre, plutôt qu’en terme de sexualité, puisque les hommes qui ont les relations sexuelles avec les hommes sont dits masu harka c’est-à -dire « ceux qui font la chose ou l’affaire ». Son abréviation est masu yi, « ceux qui le font ! (la chose) ». Quand les Yan daudu se rencontrent ils s’appellent k’awaye (copines). Quand ils ont des rappor
@ tous les curieux
"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé
"... occasion de remettre à jour la thèse selon laquelle l’homosexualité est de tous les temps et de toutes les cultures21, à des degrés et à des significations différents..."« (Homo) sexualité » dans l’histoire africaine : socio-graphie et socio-analyse d’une activité « jouissive ».
Présenter l’homosexualité dans l’histoire africaine comme une activité « jouissive » peut apparaître de prime abord provocateur. Cependant, c’est souligner que contrairement à ce qui est toujours paru comme impensable toute l’activité sexuelle en Afrique, même à travers l’histoire, a toujours eu cette dimension relative au plaisir. Il ne peut en être autrement, sauf en cas de frigidité ou d’excision chez les femmes. Etant donné que plusieurs sociétés africaines d’antan et même actuelles ont eu à pratiquer l’excision chez les jeunes filles, il sera plutôt dit que le plaisir se percevait surtout chez les hommes, et socialement l’on ne s’attendait pas à ce que la femme le manifestât. C’est dire qu’à côté de l’objectif premier qui était la reproduction dans l’activité sexuelle des individus dans ces sociétés, peut être placé comme second objectif, le plaisir, entendu comme satisfaction ou surexcitation des terminaisons nerveuses. Dans ce cas, l’homosexualité pratiquée occasionnellement ou non dans ces sociétés, peut tout aussi être envisagée comme une activité jouissive pour les parties prenantes. Avant d’entrer dans le vif du sujet, qu’il soit permis d’apporter quelques éclaircis sémantiques sur les concepts « d’homosexualité » et des « homosexualités » qui seront attribués au vécu socio-sexuel historique des Africains. Dans la région Est des Wawihé, les eponji sont désignés parmi les Ovigangellas (ou Gangellas ou encore Ovagandjera) : m’uzonj’ame. L’expression Katumua k’ame traduit également la même réalité et signifie mot à mot « ma fille », et par extension « mon amoureuse ». Le coït interfemoral était traduit par m’ahanda et l’est encore jusqu’à nos jours chez les Wawihé. La digitatio ou kuzunda est un type particulier de masturbation mutuelle où les glands des pénis sont frottés les uns aux autres..."
"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé
"... occasion de remettre à jour la thèse selon laquelle l’homosexualité est de tous les temps et de toutes les cultures21, à des degrés et à des significations différents..."« (Homo) sexualité » dans l’histoire africaine : socio-graphie et socio-analyse d’une activité « jouissive ».
Présenter l’homosexualité dans l’histoire africaine comme une activité « jouissive » peut apparaître de prime abord provocateur. Cependant, c’est souligner que contrairement à ce qui est toujours paru comme impensable toute l’activité sexuelle en Afrique, même à travers l’histoire, a toujours eu cette dimension relative au plaisir. Il ne peut en être autrement, sauf en cas de frigidité ou d’excision chez les femmes. Etant donné que plusieurs sociétés africaines d’antan et même actuelles ont eu à pratiquer l’excision chez les jeunes filles, il sera plutôt dit que le plaisir se percevait surtout chez les hommes, et socialement l’on ne s’attendait pas à ce que la femme le manifestât. C’est dire qu’à côté de l’objectif premier qui était la reproduction dans l’activité sexuelle des individus dans ces sociétés, peut être placé comme second objectif, le plaisir, entendu comme satisfaction ou surexcitation des terminaisons nerveuses. Dans ce cas, l’homosexualité pratiquée occasionnellement ou non dans ces sociétés, peut tout aussi être envisagée comme une activité jouissive pour les parties prenantes. Avant d’entrer dans le vif du sujet, qu’il soit permis d’apporter quelques éclaircis sémantiques sur les concepts « d’homosexualité » et des « homosexualités » qui seront attribués au vécu socio-sexuel historique des Africains. Dans la région Est des Wawihé, les eponji sont désignés parmi les Ovigangellas (ou Gangellas ou encore Ovagandjera) : m’uzonj’ame. L’expression Katumua k’ame traduit également la même réalité et signifie mot à mot « ma fille », et par extension « mon amoureuse ». Le coït interfemoral était traduit par m’ahanda et l’est encore jusqu’à nos jours chez les Wawihé. La digitatio ou kuzunda est un type particulier de masturbation mutuelle où les glands des pénis sont frottés les uns aux autres..."

