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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Dongiovanni Dongiovanni a écrit le 1 juin 2009 à 13h35
@ tous les curieux

"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé
"...Au niveau du kirundi, qui est la langue parlée au Burundi, certains auteurs ont trouvé cinq mots pour désigner l’homosexualité. Il s’agit de : kuswerana nk’imbwa (faire l’amour comme des chiens) ; kwitomba (se faire l’amour); kunonoka (littéralement, être souple) ; kuranana inyuma (mot swahili d’origine et mal écrit en kirundi. En principe il s’écrit : kuralana nyuma et veut dire, faire l’amour de façon anale) ; ku’nyo36.

A Zanzibar dans la zone tanzanienne, la pénétration anale passive est appelée kufira. Kufirwa traduit le fait d’être pénétré de façon anale. Les pratiques lesbiennes à Zanzibar sont traduites soit par kulambana qui vient de kulamba qui veut dire lécher, c’est se lécher mutuellement et désignerait par déduction le cunnilingus ; soit encore par l’expression : kujitia mboo wa mpingo s’introduire un pénis en bois d’ébène. Cette pratique lesbienne était répandue dans presque toutes les sociétés africaines où les relations sexuelles entre les femmes pouvaient être rencontrées, comme chez les femmes Haoussa du Nord du Nigeria. Quand elles se frottent les parties sexuelles au Zanzibar, on parle alors de kusagana.

En kiswahili, les homosexuels des deux sexes sont appelés : mke-si mume c’est-à-dire littéralement la femme n’est pas l’homme. Il s’agit plus précisément des homosexuels adoptant le comportement passif dans les pratiques sexuelles. Il existe aussi un autre terme mzebe dérivé de l’arabe khanith ou hanisi qui littéralement qualifie une personne impotente ou impuissante sexuellement37, mais qui traduit toujours l’homosexualité.

Chez les Haoussa du Nord du Nigeria, l’homosexualité masculine est désignée par dan kashili. Cependant il existe une institution beaucoup plus connue appelée dan daudu (pluriel Yan daudu) c’est–à-dire littéralement le fils de Daudu. Le daudu se réfère à la pratique des hommes qui agissent comme des femmes et qui couchent avec les hommes. Ils servent également d’agents de prostituées : kawalai, sorte de proxénètes ou d’agents intermédiaires. Culturellement cette pratique est comprise en terme de genre, plutôt qu’en terme de sexualité, puisque les hommes qui ont les relations sexuelles avec les hommes sont dits masu harka c’est-à-dire « ceux qui font la chose ou l’affaire ». Son abréviation est masu yi, « ceux qui le font ! (la chose) ». Quand les Yan daudu se rencontrent ils s’appellent k’awaye (copines). Quand ils ont des rappor
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