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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Dongiovanni Dongiovanni a écrit le 1 juin 2009 à 13h43
@ tous les curieux

"...L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hirer à nos jours
Charles Gueboguo
Résumé


"... Les hommes efféminés qui subissaient les relations sexuelles anales passives étaient les ovashengi (singulier eshengi). Chez les Hereros ou Ovahereros, l’amoureux (homosexuel/le) était désigné par le terme epanga et une amitié érotique est appelée oupanga (avec pratiques homosexuelles ou lesbiennes). La pédérastie masculine avec pénétration anale était traduite par l’expression okutunduka vanena, littéralement « monter les garçons », comme l’on monte les taureaux. La masturbation solitaire est appelée okurikuatisa, okuripikapikisa et okutirahî. L’onanisme mutuel se traduit par okutjanda omuzu, okukara omuzu, okurareka ‘mukuao, que ce soit dans des rapports sexuels entre mâles aussi bien que les rapports sexuels femmes. Quand un Hottentot voulait avoir des relations homosexuelles avec un autre individu, il lui présentait un gobelet plein d’eau en lui disant « Sore – gamsa are ! », c’est-à-dire : « bois encore de l’eau de la douleur ou de l’irritation » ; ou « sore-gamsa ure ! », « prends encore de l’eau de la douleur ». Si l’autre prenait le verre d’eau, c’était le signe de son approbation pour l’acte sexuel à venir. Chez les Kaffirs, membres du groupe Ngoni encore appelé Xhosa, l’onanisme solitaire est appelé gûi-gûisen, c’est-à-dire littéralement rendre son corps (pénis) raide. La masturbation mutuelle est appelée ôa-/huru ou /huru. La tribadie est désignée par le terme /goe-ugu.

A l’issue de cette présentation, il apparaît que dans certaines langues en Afrique les termes ou expressions relatifs aux rapports sexuels entre les individus du même sexe sont connus. Ils désignent le plus souvent les comportements sexuels avec précision : kufira (kiswahili), shoga (kiswahili), ji’gele ketön ? (langue bafia du Cameroun), eshengi (ovambos), hanisi (kiswahili de Zanzibar), okutunduka vanena (hereros), désigneront la pénétration anale dans le sens réceptif ou alors les individus qui acceptent une telle relation ; tandis que basha, haji ( variante kiswahili de Monbassa) par exemple traduiront la pénétration anale insertive ou les individus qui ont ce rôle dans les relations (homo) sexuelles. A ce niveau, il ne peut déjà pas être question d’une quelconque affirmation de l’homosexualité identitaire, avec précision de rôles (actif/passif), puisque les langues n’ont pas désigné les classes sociales et les classes d’âge des parties prenantes. S’agit-il des individus de même sexe et d
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