Le Président de la Fécafoot est l’un des plus grands influenceurs sociaux d’Afrique. Ses publications et leur fréquence sont courues des amateurs qui feraient tout pour lire quelques phrases de leur idole. C’est aussi parce qu’il a mis en place un système et une couverture extensive que l’ancien joueur peut influencer les consciences. Samuel Eto’o a bien vite compris l’importance de la contre-information dans le microcosme africain.
Il a beau commettre des actes pouvant être considérés comme penaux que son armada de journalistes et influenceurs sociaux vont se saisir de l’affaire. Dans le football camerounais, il a beau ne jamais payer ses dettes, les arbitres qui dirigent les rencontres, ou même ne pas redistribuer les subventions de l’État destinées au club, que rien ne lui arrivera. Il peut suspendre des activités du football tous les présidents mythiques, y compris ceux qui lui ont permis de se hisser à son niveau, rien ne lui arrivera.
Et lorsqu’il a poussé le bouton encore plus loin pour montrer comment le Président Paul Biya pouvait lui adresser personnellement ses Hautes Instructions, les autorités politiques ont pris un pas de recul. Et ont respecté le culot de ce personnage.
C’est connu. Samuel Eto’o ne vit que de par la controverse
Recruté par Real Madrid au début des années 2000, c’est sur un bras de fer qu’il va s’engager avec FC Barcelone. Puis quelques années plus tard, lorsque le club espérait son départ, il créera encore une fronde contre le coach Pep Guardiola. Transféré en Italie par la suite, le club sera très heureux de le voir quitter. Cette fois-ci vers la Russie et Anzhi Makachkhala qui lui a offert un pont d’or. Et là encore, il ne restera pas jusqu’au terme de son contrat avant d’aller faire un tour en Angleterre. On se souvient encore de sa rixe d’avec Mourinho lors de son bref passage à Chelsea.
Si la structure des clubs professionnels faisait en sorte que les errements du camerounais avait peu d’écho sur la vie en club, en sélection nationale, c’est la bérézina. Surtout après l’erreur fatale de Paul Le Guen qui lui offrira le capitanat. Il s’est réellement vraiment mis à son aise, et les effets se font ressentir encore aujourd’hui, plus de 16 ans pls tard.
Issa Hayatou, le Président mythique de la CAF, aussi indéboulonnable qu’immuable, s’est lui-même avoué vaincu. Samuel Eto’o avait rallié le camp d’en face daans le but d’éjecter le patriarche. Avec succès. Sauf que leur règne à la CAF est resté englué dans des scandales de corruption. Et le Camerounais ne doit sa survie qu’aux accomplissements faits dans le football européen. Un Conseiller très écouté du Président, son poste à l’époque, n’est après tout pas n’importe qui. C’est le stratège en chef de l’administration et le dernier à parler au Président avant qu’il ne prenne ses décisions. Et le règne Ahmad aura été tumultueux pour rester poli.
Tranquilité terminée à la CAF. Samuel Eto’o y a pris ses quartiers
Si on prend le fait que depuis qu’il est devenu le Président de la Fédération Camerounaise de Football, cette activité a brutalement regressé. Tout est à l’arrêt. En quatre ans, l’immobilisme dans le football a atteint le dégré de stagnation du Cameroun après 44 ans de pouvoir de Paul Biya. C’est tout dire. Et La bérézina a fait son lit.
Samuel Eto’o est aussi assis à la table du Comité Exécutif de la CAF. C’est aussi dire que désormais, les influenceurs sociaux sont assis autour de cette table de décision. Lorsque l’on voit les excitations de certains acteurs majeurs des medias tel que Romain Molina décrire une discussion ubuesque entre Samuel Eto’o et Patrice Motsepe, il est clair que c’est la version maladive du Président de la Fécafoot qui est rapportée. On s’entend que ce n’est pas Motsepe qui est la taupe ! Depuis donc la réunion du Comité Exécutif de la CAF à Dar Es Salaam, énormement de choses se sont dites. De ces choses, plus de 80% sont plus que fausses tels que l’ont communiqué les Présidents des fédérations du Nigéria et du Senegal.











