PUBLICITÉ

Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
Les champs marqués avec un * sont obligatoires.
443603 messages.
JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 15 octobre 2018 à 18h01
Dans un monde en perte de repères et où la jeunesse est à la recherche de modèles, la figure du juriste doit demeurer prestigieuse. Elle doit l’être davantage pour le professeur de droit chargé d’expliciter les sources du droit, la structure du raisonnement juridique, les mécanismes du jus facere (office du législateur chargé de faire le droit) et du jus dicere (l’office du juge chargé de dire le droit et de façonner la jurisprudence) ; le professeur de droit, chargé de façonner et d’édifier les intelligences sur les méthodes d’exégèse, d’interprétation et de qualification juridiques doit être, plus que quiconque, attentif au nécessaire respect de la lex lata (le droit tel qu’il est), de la structuration hiérarchique du droit, de l’orthodoxie juridique et des institutions qui fondent la grandeur de la Rex publica.
La corporation des professeurs agrégés de droit, si attachée à l’excellence, tient aussi sa noblesse et sa dignité de la grande considération que ses membres ont de la sacralité du droit et de la transcendance de celui-ci en tant que facteur d’organisation sociale et vecteur de la convivialité, c’est-à-dire du vivre-ensemble harmonieux entre les différents sujets de droit.
Même impliqué dans le combat politique, le professeur de droit a la responsabilité de clamer haut et fort, comme le faisait Cicéron, cedant arma togae (Que les armes le cèdent à la toge). Autrement dit, que la force du droit prime sur le droit de la force.
Merci de patienter...
JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 15 octobre 2018 à 18h00
Cette consécration juridique ne peut être que le fait d’institutions républicaines validées, de mécanismes étatiques homologués et d’un ordre juridique établi. Ainsi est ennoblie la soumission des gouvernés aux gouvernants et rendu intelligible ce que Bertrand de Jouvenel appelle ‘‘le mystère de l’obéissance civile’’.
Dans un contexte de pluralisme politique et de multipartisme, chaque compétiteur doit se conformer aux exigences du pacte de civilisation politique, ainsi qu’à l’idéal de consensus minimal ou de compromis sur la norme et les règles du jeu.
Rappelons que, parmi les pièces essentielles du dossier de candidature, figure une déclaration sur l’honneur en vertu de laquelle chaque candidat s’engage à respecter les lois et règlements en vigueur dans le cadre électoral.
S’autoproclamer vainqueur d’une compétition démocratique revient à violer ce pacte républicain, à être parjure d’un serment public et à fouler au pied les principes élémentaires de l’Etat de droit. L’Etat de droit qui, en tant qu’expression juridique de la démocratie, suppose la suprématie de la norme juridique sur les acteurs et la soumission de tous à la loi républicaine selon le principe sacro saint ‘‘nul n’est censé ignorer la loi’’. Quant à la démocratie, transposition politique de l’Etat de droit, elle renvoie à un mode d’organisation qui requiert que soit reconnu pleinement le primat de la souveraineté populaire et que soit respectée tant la loi, expression de la volonté générale, que le choix librement exprimé par la majorité des citoyens dans le cadre d’une compétition électorale démocratique.
L’un des devoirs qui s’impose au juriste face à des situations l’interpellant ou l’impliquant est celui de la lucidité et de la probité intellectuelle.
Dans un monde en perte de repères et où la jeunesse est à la recherche de modèles, la figure du juriste doit demeurer prestigieuse. Elle doit l’être davantage pour le professeur de droit chargé d’expliciter les sources du droit, la structure du raisonnement juridique, les mécanismes du jus facere (office du législateur chargé de faire le droit) et du jus dicere (l’office du juge chargé de dire le droit et de façonner la jurisprudence) ; le professeur de droit, chargé de façonner et d’édifier les intelligences sur les méthodes d’exégèse, d’interprétation et de qualification juridiques doit être
Merci de patienter...
JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 15 octobre 2018 à 17h59
A l’heure où le Cameroun est confronté à des défis sécuritaires dans la région de l’Extrême-Nord et à une entreprise de déstabilisation sécessionniste dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, notre pays doit faire l’économie d’autres foyers de tensions sociales ou de crises socio-politiques. Ne l’oublions pas, le feu des violences électorales allumé par des candidats autoproclamés ou refusant de reconnaitre des résultats officiels a conduit certains pays, en Afrique notamment, au chaos et a infligé à leurs peuples des traumatismes profonds.
La seconde remarque que nous inspire la déclaration d’auto proclamation de notre collègue M. Maurice Kamto, éminent Professeur Agrégé de Droit Public, est que cette démarche séditieuse et anti-démocratique, outre qu’elle pose de sérieux problèmes d’ordre éthique est contra legem et offre matière à abondante critique juridique.
L’estoppel, principe de droit anglo-saxon, consiste en une objection péremptoire qui s’oppose à ce que, dans une procédure, une partie puisse prétendre une chose et son contraire en même temps.
Aussi bien, il y a lieu de relever un paradoxe ou une contradiction entre d’une part sa démarche contentieuse demandant au Conseil Constitutionnel l’annulation partielle des résultats de l’élection dans 7 régions sur 10 et d’autre part sa déclaration de prétendue victoire à ladite élection.
En effet, la légitimité, tout au moins ce que Max Weber a appelé la légitimité légale rationnelle ne peut être le fait d’une auto proclamation ou d’un putsch post-électoral. Revenons au grand maître du droit Georges Burdeau, qui estime à juste titre que ‘‘ ce qui fait la valeur irremplaçable de la légitimité, c’est qu’elle ne dépend pas de la volonté ni de la force de celui qui en jouit. Elle lui vient de l’extérieur … Avatar moderne de la sacralisation du pouvoir, la légitimité laïcise son fondement sans en affaiblir la solidité ; puisque à l’investiture divine, elle substitue la consécration juridique’’.
Merci de patienter...
Navajo boy Navajo boy a écrit le 15 octobre 2018 à 17h59
Je le dis haut et fort @ John Barrick, le vieux vaudou est bamiphobe compulsif, congénital de la première heure, je le dis depuis des années avant la candidature de Kamto et je le confirme et ce n’est pas un choix mais c’est une évidence !!
Merci de patienter...
JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 15 octobre 2018 à 17h58
Un illustre juriste internationaliste français, le très regretté René Jean-Dupuy évoquait quelques temps seulement avant sa mort, le ‘’dédoublement du monde’’ ou l’émergence d’un monde dual à la faveur de l’avènement phénoménal des TIC et des réseaux sociaux. L’un est dominé par la réalité et l’objectivité, l’autre nouveau, signe le règne de la virtualité et de la subjectivité. Au monde des Etats, système de légalité et de souveraineté, s’oppose le cybermonde, celui des réseaux sociaux, sans frontières et où tous les coups, même les plus immoraux, semblent permis comme dans une jungle. Dans cet océan cybernétique, dans cet espace déterritorialisé, la jeunesse, parfois en perte de repères, est de plus en plus immergée et devient une proie facile pour des prédateurs, imposteurs et autres manipulateurs sans foi ni loi. Les uns et les autres doivent comprendre que l’accès à la Magistrature Suprême dans aucun pays du monde n’est le fait d’un adoubement par les réseaux sociaux. Des leaders d’opinion et des internautes, nous attendons, non des attitudes agressives, haineuses ou tribalistes, mais un discours d’éveil à la conscience patriotique, de sursaut pour l’unité et la concorde nationales.
Que la virtualité laisse la place à la réalité et que les armes le cèdent à la toge.
Sur la toile, ou règnent l’instantanéité et la spontanéité, l’échange de messages truqués et d’images tronquées, la diffusion de fake news entrainent souvent des déchainements de passions et des débordements d’émotions, des attitudes de justice sauvage, des ires et des délires pouvant déboucher sur le pire : la violence. La violence aveugle, qui plonge même des familles dans la détresse. Or, l’Etat doit demeurer le seul détenteur du monopole de la violence légitime ou de la contrainte légale
Merci de patienter...
JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 15 octobre 2018 à 17h58
En effet, il s’agit d’une attitude dangereuse pour la cohésion nationale et la paix sociale dans notre pays. Dans Son célèbre ouvrage Pour le libéralisme communautaire, le Président Biya appelle à une société politique nouvelle fondée sur la légitimité politique et la recherche d’un large consensus en vue d’instaurer un cadre de vie plus épanouissant pour l’homme. Il y invite par ailleurs à la réalisation accélérée de l’intégration nationale pour l’avènement d’une communauté qui, ‘‘seule, peut faire face avec sérénité à tous les périls tant internes qu’externes auxquels notre pays pourrait être confronté’’. D’où la nécessité de combattre les réflexes tribalistes et de ‘‘créer en chaque Camerounais les conditions d’une conscience nationale si profonde que l’attachement primaire et instinctif aux valeurs et intérêts tribaux et régionalistes ne puissent plus la perturber’’ (p.37).
L’auto-proclamation de sa victoire par un candidat et l’injonction adressée au Président Biya de quitter le pouvoir font le lit à des dynamiques d’atteinte à l’ordre public et d’incitation à la révolte pouvant déboucher sur une situation insurrectionnelle post-électorale. Ainsi, l’on apprend que des tracts subversifs ont été déversés dans certains quartiers de Douala invitant à un soulèvement populaire.
Par ailleurs, on note une campagne très agressive sur les réseaux sociaux, avec pour finalité l’instrumentalisation et la manipulation de l’opinion publique nationale et internationale, dans l’optique vicieuse de travestir la réalité des tendances électorales favorables au Président candidat Paul Biya et malheureusement de discréditer l’image du Cameroun, notre cher et beau pays, qui a tant besoin de paix.
Merci de patienter...
JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 15 octobre 2018 à 17h57
Tercio, la transparence dans les mécanismes d’accès à la candidature et d’identification du candidat vainqueur. D’où des conditions d’éligibilité, d’incompatibilité et de déclaration de candidature définies de manière égalitaire. D’où une modalité inclusive et participative faisant intervenir tous les candidats, leurs mandataires ou leurs représentants aux différentes étapes du déroulement du scrutin et du dépouillement des votes. D’où surtout la proclamation des résultats par un organe neutre et indépendant : le Conseil Constitutionnel qui dispose pour cela d’un délai maximum de 15 jours à compter de la date de clôture du scrutin (article 137).
Le législateur camerounais a donc eu à cœur d’aménager un cadre juridique qui permette une compétition électorale saine et une concurrence pacifique pour l’accès au pouvoir ou à des positions politiques électives.
Une tentative de hold-up post-électoral pernicieuse et dangereuse
Or, il se trouve que le 8 octobre, c'est-à-dire au lendemain même de la tenue du scrutin, contre toute attente, le candidat du MRC, M. Maurice Kamto s’est autoproclamé vainqueur de l’élection présidentielle tenue la veille, allant jusqu’à demander au Président de la République en poste de lui passer le pouvoir. Ce triomphalisme égocentrique et auto-glorificateur a jeté le trouble dans bien des consciences.
Merci de patienter...
JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 15 octobre 2018 à 17h56
L’arrimage du Cameroun à ce que le grand juriste français Georges Burdeau a appelé la "civilisation du suffrage universel" et la considération selon laquelle celui-ci constitue le pivot structurant de la doctrine contemporaine de la démocratie, se traduit par un Code électoral qui met en évidence au moins trois constances :
Primo, le respect du caractère imprescriptible du droit de suffrage, liberté publique fondamentale. Ceci, à travers notamment l’aménagement d’un cadre juridique favorisant d’une part : le libre accès du citoyen au statut d’électeur, dès lors qu’il respecte certaines conditions de fond (exigence de la nationalité camerounaise, nécessité de la majorité électorale, contrainte de la dignité morale) et de forme (inscription sur une liste électorale, formalité substantielle débouchant sur la délivrance d’une carte biométrique d’électeur), d’autre part : le libre exercice de la fonction électorale. Cette liberté se traduisant tant par le caractère facultatif et personnel du droit de vote que par la protection de la liberté du suffrage à travers le secret ou la confidentialité du vote, l’inviolabilité de l’urne ou encore la protection de l’électeur contre les pressions physiques et psychologiques.
Secundo, l’institutionnalisation du suffrage universel en tant que rite démocratique majeur. Ceci se traduit notamment par: la tenue régulière des élections selon une périodicité conforme à la loi ; la mise en place d’institutions et de mécanismes permettant d’arbitrer le jeu démocratique de manière neutre, impartiale et objective en ce qui concerne tant la supervision et l’organisation du processus électoral (Elecam) que l’enregistrement et le recensement des votes (Commissions Locales de Vote, Commissions Départementales de Supervision, Commission Nationale de Recensement Général des Votes) ; des mécanismes de contentieux électoral (auprès du Conseil Constitutionnel) garant, pour l’ensemble des candidats ou partis politiques ayant pris part au scrutin, de la régularité de l’élection présidentielle (article 132).
Merci de patienter...
JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 15 octobre 2018 à 17h55
Non à la tentative de hold-up électoral.
Oui au respect de la légalité républicaine et de l’expression démocratique des citoyens.

Par le Professeur Narcisse MOUELLE KOMBI,
Agrégé de Droit Public et Science Politique

Le Cameroun vient de vivre, le 7 octobre dernier ce qui apparaitra certainement dans les annales de son histoire politique de ces cinquante dernières années, comme l’une des consultations électorales les plus exemplaires. Exemplarité du point de vue de la conduite apaisée du processus pré-électoral et de la campagne menée par les divers candidats. Exemplarité du point de vue de la tenue du scrutin dans un contexte relativement pacifique. De l’avis de nombreux observateurs, l’élection présidentielle s’est déroulée globalement dans le calme, l’ordre et la discipline. Les différents acteurs et intervenants dans le processus et plus particulièrement Elecam ayant joué leur rôle, avec un grand souci de l’efficacité et surtout du respect de la loi électorale. Ce qui est révélateur des progrès remarquables de la démocratie dans notre pays.
Un processus pré-électoral exemplaire
Le Code électoral camerounais, porté par la loi n° 2012/001 du 19 avril 2012 modifiée et complétée par la loi n° 2012/017 du 21 décembre 2012 offre en effet de nombreuses garanties en matière de régularité, de sincérité et de liberté du suffrage. Rappelons que la Constitution camerounaise en son article 2 proclame le principe selon lequel « la souveraineté nationale appartient au peuple ». Les autorités chargées de diriger l’Etat ne tenant leur pouvoir que de celui-ci, par voie d’élection au suffrage universel direct ou indirect. Magnifié par la quasi-totalité des ordres constitutionnels nationaux, le principe du suffrage universel a également reçu une consécration solennelle dans l’ordre international à travers des instruments comme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (article 21), le pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 25), la déclaration sur les critères pour des élections libres et régulières et la déclaration universelle sur le démocratie, adoptées respectivement en 1994 et en 1997 par l’Union Interparlementaire. A quoi il convient d’ajouter la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance, adoptée à Addis Abeba le 30 janvier 2007 et ratifiée par notre pays en 2012.
Merci de patienter...
Londonien Londonien a écrit le 15 octobre 2018 à 17h54
HAHAHAHAAHA C'EST AUJOURDHUI QUE VOUS SAVEZ QU'UNE ELECTION A UN CARACTERE INDIVIDUEL?POURQUOI DONT KAMTO DEVAIT S'ALIGNER DERRIERE OSIH POURTANT LES SIGNAUX ETAIENT CLAIRS POUR TOUS DE VOIR QU'IL N'YAVAIT QU'UN SEUL LEADER DANS CETTE OPPOSITION: MAURICE KAMTO.avant les elections c'etait lui apres les elections c'est toujous lui.les malhonnetes tribalistes ont voulu nous faire croire qu'il yavait match avec les traitres de l'opposition fabriquee du R et le vrai opposant.PIFFFFFF

@navajo

meme le live de paul chouta a ete interrompu.finalement le cameroun depasse la gestapo d'hitler.il paraiti que biya a fait arreter la conference de la chevre tchirouma.la peur a vraiment change de camp.looooooool
Merci de patienter...
PUBLICITÉ

FIL INFO

PUBLICITÉ

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Add New Playlist