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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 15 octobre 2018 à 17h55
Non à la tentative de hold-up électoral.
Oui au respect de la légalité républicaine et de l’expression démocratique des citoyens.

Par le Professeur Narcisse MOUELLE KOMBI,
Agrégé de Droit Public et Science Politique

Le Cameroun vient de vivre, le 7 octobre dernier ce qui apparaitra certainement dans les annales de son histoire politique de ces cinquante dernières années, comme l’une des consultations électorales les plus exemplaires. Exemplarité du point de vue de la conduite apaisée du processus pré-électoral et de la campagne menée par les divers candidats. Exemplarité du point de vue de la tenue du scrutin dans un contexte relativement pacifique. De l’avis de nombreux observateurs, l’élection présidentielle s’est déroulée globalement dans le calme, l’ordre et la discipline. Les différents acteurs et intervenants dans le processus et plus particulièrement Elecam ayant joué leur rôle, avec un grand souci de l’efficacité et surtout du respect de la loi électorale. Ce qui est révélateur des progrès remarquables de la démocratie dans notre pays.
Un processus pré-électoral exemplaire
Le Code électoral camerounais, porté par la loi n° 2012/001 du 19 avril 2012 modifiée et complétée par la loi n° 2012/017 du 21 décembre 2012 offre en effet de nombreuses garanties en matière de régularité, de sincérité et de liberté du suffrage. Rappelons que la Constitution camerounaise en son article 2 proclame le principe selon lequel « la souveraineté nationale appartient au peuple ». Les autorités chargées de diriger l’Etat ne tenant leur pouvoir que de celui-ci, par voie d’élection au suffrage universel direct ou indirect. Magnifié par la quasi-totalité des ordres constitutionnels nationaux, le principe du suffrage universel a également reçu une consécration solennelle dans l’ordre international à travers des instruments comme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (article 21), le pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 25), la déclaration sur les critères pour des élections libres et régulières et la déclaration universelle sur le démocratie, adoptées respectivement en 1994 et en 1997 par l’Union Interparlementaire. A quoi il convient d’ajouter la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance, adoptée à Addis Abeba le 30 janvier 2007 et ratifiée par notre pays en 2012.
Merci de patienter...
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