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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 15 octobre 2018 à 18h00
Cette consécration juridique ne peut être que le fait d’institutions républicaines validées, de mécanismes étatiques homologués et d’un ordre juridique établi. Ainsi est ennoblie la soumission des gouvernés aux gouvernants et rendu intelligible ce que Bertrand de Jouvenel appelle ‘‘le mystère de l’obéissance civile’’.
Dans un contexte de pluralisme politique et de multipartisme, chaque compétiteur doit se conformer aux exigences du pacte de civilisation politique, ainsi qu’à l’idéal de consensus minimal ou de compromis sur la norme et les règles du jeu.
Rappelons que, parmi les pièces essentielles du dossier de candidature, figure une déclaration sur l’honneur en vertu de laquelle chaque candidat s’engage à respecter les lois et règlements en vigueur dans le cadre électoral.
S’autoproclamer vainqueur d’une compétition démocratique revient à violer ce pacte républicain, à être parjure d’un serment public et à fouler au pied les principes élémentaires de l’Etat de droit. L’Etat de droit qui, en tant qu’expression juridique de la démocratie, suppose la suprématie de la norme juridique sur les acteurs et la soumission de tous à la loi républicaine selon le principe sacro saint ‘‘nul n’est censé ignorer la loi’’. Quant à la démocratie, transposition politique de l’Etat de droit, elle renvoie à un mode d’organisation qui requiert que soit reconnu pleinement le primat de la souveraineté populaire et que soit respectée tant la loi, expression de la volonté générale, que le choix librement exprimé par la majorité des citoyens dans le cadre d’une compétition électorale démocratique.
L’un des devoirs qui s’impose au juriste face à des situations l’interpellant ou l’impliquant est celui de la lucidité et de la probité intellectuelle.
Dans un monde en perte de repères et où la jeunesse est à la recherche de modèles, la figure du juriste doit demeurer prestigieuse. Elle doit l’être davantage pour le professeur de droit chargé d’expliciter les sources du droit, la structure du raisonnement juridique, les mécanismes du jus facere (office du législateur chargé de faire le droit) et du jus dicere (l’office du juge chargé de dire le droit et de façonner la jurisprudence) ; le professeur de droit, chargé de façonner et d’édifier les intelligences sur les méthodes d’exégèse, d’interprétation et de qualification juridiques doit être
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