Un illustre juriste internationaliste français, le très regretté René Jean-Dupuy évoquait quelques temps seulement avant sa mort, le ‘’dédoublement du monde’’ ou l’émergence d’un monde dual à la faveur de l’avènement phénoménal des TIC et des réseaux sociaux. L’un est dominé par la réalité et l’objectivité, l’autre nouveau, signe le règne de la virtualité et de la subjectivité. Au monde des Etats, système de légalité et de souveraineté, s’oppose le cybermonde, celui des réseaux sociaux, sans frontières et où tous les coups, même les plus immoraux, semblent permis comme dans une jungle. Dans cet océan cybernétique, dans cet espace déterritorialisé, la jeunesse, parfois en perte de repères, est de plus en plus immergée et devient une proie facile pour des prédateurs, imposteurs et autres manipulateurs sans foi ni loi. Les uns et les autres doivent comprendre que l’accès à la Magistrature Suprême dans aucun pays du monde n’est le fait d’un adoubement par les réseaux sociaux. Des leaders d’opinion et des internautes, nous attendons, non des attitudes agressives, haineuses ou tribalistes, mais un discours d’éveil à la conscience patriotique, de sursaut pour l’unité et la concorde nationales.
Que la virtualité laisse la place à la réalité et que les armes le cèdent à la toge.
Sur la toile, ou règnent l’instantanéité et la spontanéité, l’échange de messages truqués et d’images tronquées, la diffusion de fake news entrainent souvent des déchainements de passions et des débordements d’émotions, des attitudes de justice sauvage, des ires et des délires pouvant déboucher sur le pire : la violence. La violence aveugle, qui plonge même des familles dans la détresse. Or, l’Etat doit demeurer le seul détenteur du monopole de la violence légitime ou de la contrainte légale
Que la virtualité laisse la place à la réalité et que les armes le cèdent à la toge.
Sur la toile, ou règnent l’instantanéité et la spontanéité, l’échange de messages truqués et d’images tronquées, la diffusion de fake news entrainent souvent des déchainements de passions et des débordements d’émotions, des attitudes de justice sauvage, des ires et des délires pouvant déboucher sur le pire : la violence. La violence aveugle, qui plonge même des familles dans la détresse. Or, l’Etat doit demeurer le seul détenteur du monopole de la violence légitime ou de la contrainte légale

