A l’heure où le Cameroun est confronté à des défis sécuritaires dans la région de l’Extrême-Nord et à une entreprise de déstabilisation sécessionniste dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, notre pays doit faire l’économie d’autres foyers de tensions sociales ou de crises socio-politiques. Ne l’oublions pas, le feu des violences électorales allumé par des candidats autoproclamés ou refusant de reconnaitre des résultats officiels a conduit certains pays, en Afrique notamment, au chaos et a infligé à leurs peuples des traumatismes profonds.
La seconde remarque que nous inspire la déclaration d’auto proclamation de notre collègue M. Maurice Kamto, éminent Professeur Agrégé de Droit Public, est que cette démarche séditieuse et anti-démocratique, outre qu’elle pose de sérieux problèmes d’ordre éthique est contra legem et offre matière à abondante critique juridique.
L’estoppel, principe de droit anglo-saxon, consiste en une objection péremptoire qui s’oppose à ce que, dans une procédure, une partie puisse prétendre une chose et son contraire en même temps.
Aussi bien, il y a lieu de relever un paradoxe ou une contradiction entre d’une part sa démarche contentieuse demandant au Conseil Constitutionnel l’annulation partielle des résultats de l’élection dans 7 régions sur 10 et d’autre part sa déclaration de prétendue victoire à ladite élection.
En effet, la légitimité, tout au moins ce que Max Weber a appelé la légitimité légale rationnelle ne peut être le fait d’une auto proclamation ou d’un putsch post-électoral. Revenons au grand maître du droit Georges Burdeau, qui estime à juste titre que ‘‘ ce qui fait la valeur irremplaçable de la légitimité, c’est qu’elle ne dépend pas de la volonté ni de la force de celui qui en jouit. Elle lui vient de l’extérieur … Avatar moderne de la sacralisation du pouvoir, la légitimité laïcise son fondement sans en affaiblir la solidité ; puisque à l’investiture divine, elle substitue la consécration juridique’’.
La seconde remarque que nous inspire la déclaration d’auto proclamation de notre collègue M. Maurice Kamto, éminent Professeur Agrégé de Droit Public, est que cette démarche séditieuse et anti-démocratique, outre qu’elle pose de sérieux problèmes d’ordre éthique est contra legem et offre matière à abondante critique juridique.
L’estoppel, principe de droit anglo-saxon, consiste en une objection péremptoire qui s’oppose à ce que, dans une procédure, une partie puisse prétendre une chose et son contraire en même temps.
Aussi bien, il y a lieu de relever un paradoxe ou une contradiction entre d’une part sa démarche contentieuse demandant au Conseil Constitutionnel l’annulation partielle des résultats de l’élection dans 7 régions sur 10 et d’autre part sa déclaration de prétendue victoire à ladite élection.
En effet, la légitimité, tout au moins ce que Max Weber a appelé la légitimité légale rationnelle ne peut être le fait d’une auto proclamation ou d’un putsch post-électoral. Revenons au grand maître du droit Georges Burdeau, qui estime à juste titre que ‘‘ ce qui fait la valeur irremplaçable de la légitimité, c’est qu’elle ne dépend pas de la volonté ni de la force de celui qui en jouit. Elle lui vient de l’extérieur … Avatar moderne de la sacralisation du pouvoir, la légitimité laïcise son fondement sans en affaiblir la solidité ; puisque à l’investiture divine, elle substitue la consécration juridique’’.

