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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Un Lions qui n'oublie pas Un Lions qui n'oublie pas a écrit le 14 mars 2011 à 14h20
En Côte d'Ivoire, on a tiré cette nuit à l'arme lourde dans Yopougon

Par RFI

La tension est encore vive en Côte d'Ivoire ce 14 mars 2011. A Abidjan, après les violences de ce week-end dans le quartier d'Abobo, c'est désormais celui de Yopougon qui est touché. Des tirs ont été entendus dans cette commune majoritairement pro-Gbgabo.

Les habitants de Yopougon ont eu le sommeil bien perturbé cette nuit par des tirs nourris dans un des quartiers de cette commune, la plus peuplée de l’agglomération d’Abidjan. En début de matinée%
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Ferdi Ferdi a écrit le 14 mars 2011 à 14h11
@Buncol,
Karl-Theodor Zu Guttenberg a commis un plagiat de 12 documents dont 2 thèses. Il a ainsi carrément recopié plus de 120 pages de travaux différents sans les citer.
Je crois personnellement qu'il n'a même jamais écrit le reste de cette thèse-là. En plus il a bénéficié du laxisme de ses superviseurs du fait de sa stature politique(de futur chancellier) et de noble. Un scandale qui ne pouvait passer inappercu.
C
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MISSIPO MISSIPO a écrit le 14 mars 2011 à 14h09
CM : Très bien, alors nous écouterons avec beaucoup d'attention, même en dehors de la Côte d'Ivoire. C'est sur ce dernier mot...

PAN : Je voudrais vous remercier de l'opportunité et nous restons à votre disposition. Nous vous remercions de nous donner l'occasion de parler à tous vos auditeurs et à toutes les personnes de bonnes volonté à travers le monde, vous faire connaître la réalité de la situation en Côte d'Ivoire, pour leur dire que le Président Gbagbo et tous ceux qui travaillent avec lui ne sont pas des dictateurs que certains veulent faire croire...je dirai le sanguinaire que les uns et les autres veulent faire croire, mais des hommes de bonne volonté qui ont passé plusieurs années dans l'opposition, qui sont la base de l'instauration du multipartisme en Côte d'Ivoire, qui veulent le changement, qui veulent la liberté pour la Côte d'ivoire et l'Afrique, qui veulent que l'indépendance ait un contenu réel. Et comme les uns et les autres savent, toutes les personnes aussi bien en Afrique qu'à travers le monde qui ont inscrit dans leur démarche la liberté et l'indépendance, ont toujours eu à affronter les hégémonies, les impérialismes de toute nature. Ces impérialistes ont tous les moyens intellectuels, les moyens moraux, les moyens matériels, les moyens financiers de diaboliser leurs adversaires, de les faire passer pour ce qu'ils ne sont pas.

Rappelons nous ce qui s'est passé en Afrique du Sud avec l'apartheid. Mais il a fallu dans chaque cas, du temps, de la persévérance, de l'endurance et parfois même le sacrifice de la vie. Ce qui fait qu'aujourd'hui, c'est eux qui ont eu raison et nous pensons que c'est ce que nous vivons aujourd'hui en Côte d'Ivoire. Nous avons bon espoir qu'avec les hommes de bonne volonté à travers le monde, la Côte d'Ivoire triomphera et retrouvera sa liberté et donnera un sens à son développement.

CM : Voilà, Pascal Affi N'Guessan Président du Front Populaire Ivoirien, Premier ministre de 2000 à 2003 du Président Laurent Gbagbo, merci infiniment d'avoir pris le temps de répondre à nos questions alors que vous venez récemment d'Addis Abeba
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MISSIPO MISSIPO a écrit le 14 mars 2011 à 14h07
CM : Une dernière question Monsieur Pascal Affi N'Guessan : il semblerait que le Président de la république, Monsieur Laurent Gbagbo devrait s'adresser à la nation. Que devrait-il dire aux ivoiriens face à cette situation?

PAN : Je crois qu'il est mieux placé que moi pour cerner les contours des attentes des ivoiriens. Je pense qu'il va le faire...Nous même nous allons commencer, nous allons parler, nous allons faire le point avec la presse sur cette rencontre du Conseil de paix et de sécurité de manière à ce que les ivoiriens soient informés de la manière dont la rencontre s'est déroulée et des résultats qui en sont ressortis et des perspectives pour que l'opinion ivoirienne soit suffisamment informée et que les ivoiriens ne désespèrent pas d'y arriver, qu'il sachent que la bataille qu'ils mènent produit des résultats, et que même s'il y a des difficultés, il y a des fenêtres d'opportunité et nous considérons que l'espoir est permis.
Après le Président de la république pourra donc répondre de l'impact de cette communication, des questions qui resteront en suspens, des interrogations que les uns et les autres continueront d'avoir. Il prendra la parole pour compléter, et ouvrir les perspectives par rapport à l'avenir, ouvrir les perspectives par rapport à la paix, ouvrir les perspectives par rapport à l'initiative de l'UA, ouvrir les perspectives aussi par rapport à la sécurité, par rapport au pouvoir lui même. Donc je crois que c'est sur ces questions là que les ivoiriens attendent le Président : quel avenir pour la paix et la démocratie en Côte d'Ivoire? Et quel avenir pour le développement économique et social? Je pense que quand il va prendre la parole, il pourra rassurer les ivoiriens sur ces différents axes de développement, l'avenir économique et social du pays.
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MISSIPO MISSIPO a écrit le 14 mars 2011 à 14h06
CM : Est ce que c'est réaliste et réalisable cela, Monsieur le Premier ministre?

PAN : Bien sûr, tout est réalisable. C'est volontairement que la Côte d'ivoire a décider d'appartenir à l'Union économique et monétaire de l'ouest africaine. Mais si cette union apparaît en définitive comme un obstacle au développement et à la sécurité du pays, alors la Côte d'Ivoire battra monnaie comme certains pays d'Afrique occidentale ont leur monnaie. Le Mali était dans l'UEMOA il en était sorti, il est revenu. La Mauritanie a fait de même, le Ghana a sa monnaie, la Gambie a sa monnaie. Donc les cadres ivoiriens ont appris a gérer une monnaie à travers la banque centrale communautaire. Donc la Côte d'Ivoire dispose aussi de ressources financières suffisantes pour soutenir une économie prospère, pour soutenir une monnaie. Nous sommes la première économie de l'ouest au niveau francophone, au sein de l'UEMOA nous représentons presque 40% du poids économique de cette région, de la masse monétaire et nous représentons presque 60% de cette région. Donc nous sommes l'épine dorsale de l'UEMOA. Donc si on n'a pas besoin de nous, si on veut utiliser l'Union, «c'est un instrument de solidarité», contre nous et contre la dignité et la souveraineté mais nous n'avons d'autre choix que de sortir et de nous détacher et de prendre nos responsabilités et de voir comment à partir de là on pourra construire au de là des limites économiques et monétaires ouest africains et de construire la communauté des états de l'Afrique de l'ouest et de l'Union africaine elle même. Donc tout ça nous travaillons, le gouvernement travaille...nous disons même que cette situation de crise est une opportunité pour nous de nous réengager, de reprendre en main notre destin, notre économie, notre développement et de faire preuve d'imagination et d'innovation pour aller de l'avant. De sortir du train train quotidien, de la routine...je dirai que nous étions installés avec toutes ces institutions qui apparaissent aujourd'hui comme finalement comme des instruments au service de la France, qui continuent d'embrigader les anciennes colonies françaises d'Afrique occidentale. Donc c'est pour nous aussi une occasion de promouvoir la liberté, de sortir du système et de ses vieux concepts français qui deviennent en définitive une camisole de force qui bloquent l'émancipation des peuples de l'Afrique occidentale
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MISSIPO MISSIPO a écrit le 14 mars 2011 à 14h04
CM : Très rapidement pour parler un petit peu de ce que certains appellent l'isolement de la Côte d'Ivoire et du Président Gbagbo. Monsieur Pascal Affi N'Guessan, avec la décision de l'UA de confirmer Monsieur Ouattara comme président; les tentatives de déstabilisation au sein même d'Abidjan; avec ce qui se passe à Abobo; les sanctions économiques; les sanctions financières; l'offensive militaire, voire même des Forces nouvelles dans le reste de la Côte d'Ivoire... comment le gouvernement de la Côte d'Ivoire, seul contre la communauté internationale compte-t-il briser son isolement? Comment compte-t-il desserrer l'étau militaire?

PAN: Évidemment c'est une situation très difficile que le pays connaît mais c'est en même temps un défi pour tout le peuple de la Côte d'Ivoire qui doit savoir et qui sait que ce n'ai pas la première fois au monde qu'un pays a été dans une telle situation. Et que c'est un moment, une épreuve, et que le peuple fasse preuve de courage et d'abnégation et de détermination pour ne pas céder et pour éviter, pour se battre et pour assumer parce que la liberté se trouve aussi dans les épreuves qui permettent d'avancer. Donc les ivoiriens sont conscients de cela et le gouvernement travaille en sorte que chaque épreuve soit cimentée.
Quand il y a eu l'épreuve de la banque et du système bancaire, le gouvernement a pris des décisions. La décision de nationalisation de certaines banques et Il a pris la décision de la déconnexion de la banque centrale de la direction de la banque centrale de Dakar, il essaye de faire en sorte que le système financier ne s'écroule pas. Il travaille aussi sur une hypothèse d'une monnaie nationale. Si les circonstances rendent inéluctable, incontournable, je pense, la Côte d'Ivoire battra monnaie
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MISSIPO MISSIPO a écrit le 14 mars 2011 à 13h59
C'est vraiment un travail de longue haleine compte tenu du fait que depuis presque 10 ans que le pays est en crise, il y a donc beaucoup d'armes qui circulent et la frontière nord n'est pas maîtrisée. Donc depuis le Burkina, le Mali, le Niger, on entre on sort comme on veut du pays...les gens sont sous le contrôle des combattants de Monsieur Alassane Ouattara, ils peuvent donc violer impunément l'embargo sur les armes et peuvent se doter de toute sorte de moyens militaires... et cela constitue donc un grand défi pour la sécurité même à Abidjan
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MISSIPO MISSIPO a écrit le 14 mars 2011 à 13h56
: Pourtant on reproche aux forces de l'ordre de commettre des actes de violence contre des civils, voire des exactions... est ce que vous avez des informations là dessus?

PAN: Nous savons que certains essayent de faire croire à la communauté internationale, parce qu'ils savent que cette communauté internationale est très sensible à la question des droits de l'homme, et faire croire que les Forces de défenses et de sécurité (FDS) se livrent à des actes contre les civils. Mais je voudrais vous rappeler, depuis le début, 50 policiers et gendarmes ont été tués. S'ils ont été tués, ça veut dire que ceux qui les ont tué étaient armés de «kalach», on ne peut pas parler de civils. Même si vous n'êtes pas en tenue militaire et que vous êtes en possession d'une kalachnikov avec laquelle vous tirez sur des policiers, vous n'êtes plus un civil, vous êtes un terroriste. Et si dans les échanges on réussi à vous abattre, on ne peut pas donc parler de civil, donc c'est une guerre, c'est la guerre que des combattants mènent contre les FDS. Donc ceux qui meurent ne sont pas des civils innocents, mais des hommes armés même s'ils ne sont pas en tenue militaire, ils ont perdu la vie dans les combats qu'ils ont engagés contre les FDS.

CM : Le gouvernement justement a entrepris une opération militaire pour tenter de reprendre le quartier d'Abobo depuis quelques heures je pense. Premièrement avez vous des informations pour savoir comment ça s'est passé? Ensuite avez-vous bon espoir que l'ordre revienne rapidement?

PAN : Oui en tout cas c'est l'objectif que le gouvernement s'est fixé pour que le quartier d'Abobo soit pacifié. Comme je vous l'ai indiqué, il n'y a pas en face deux armés qui se battent, mais il y a donc les FDS qui essayent de faire leur travail et des brigands, des hommes armés disséminés au sein des quartiers qui tendent des embuscades et qui tirent sur des gens parce qu'ils ont réussi à infiltrer les quartiers et disposent d'armes. Donc c'est une forme de grande criminalité qui certainement exigera beaucoup de temps pour être totalement éradiquée. Ce qu'il faut c'est que dans les meilleurs délais, les quartiers soient pacifiés et que les populations puissent y vivre dans une relative sécurité.
C'est vraiment un travail de longue haleine compte tenu du fait que depuis presque 10 ans que le pays est en crise, il y a donc beaucoup d'armes qui circulent et la frontière nord n'est pas maîtrisée. Donc depuis le Burkina, le Mali, le Niger, on entre on sort comme on veut du pays...
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MISSIPO MISSIPO a écrit le 14 mars 2011 à 13h55
CM : Justement Monsieur le Premier ministre, pour rester un peu dans le secteur de l'insécurité, le quartier d'Abobo est d'ailleurs rebaptisé «Bagdad City»...il s'y passe de sérieuses violences...il y a des combats entre des partisans qui se réclament d'alassane Ouattara qu'on appelle «commandos invisibles» avec les forces de l'ordre de la Côte d'Ivoire. Comment interpréter vous cette situation? Est ce que Ouattara d'après vous...voudrait déjà amener la guerre en plein Côte d'Ivoire? En plein Abidjan je veux dire?

PAN : Oui en fait c'est un certain terrorisme auquel nous assistons. Au fond ces éléments ne sont pas capables de gagner une guerre qu'ils mènent ici grâce à des armes qu'ils ont introduites dans la ville, une forme de guérilla urbaine, des actes terroristes qu'ils posent. Donc des individus en voiture qui circulent là sur des...[coupure de la communication]

CM : Monsieur le Premier ministre, on a repris le contact car on a été malheureusement coupé. Vous étiez en train de vous exprimer sur la situation à Abobo.

PAN : La situation à Abobo relève purement et simplement d'actes de terroristes qui sont posés chaque jour par les hommes de Ouattara à travers des embuscades des gens armés qui autour d'un carrefour tirent sur un policier, un gendarme et qui disparaissent dans les ruelles. C'est vraiment des actes de terrorisme. Les forces de l'ordre essayent de faire face à cette nouvelle forme de terrorisme qui est né en Côte d'Ivoire...c'est une forme de guérilla urbaine. Ce ne sont pas des gens qui veulent promouvoir la démocratie. Ce sont des gens qui ce sont toujours inscrits dans des actes de violences, des actes de terrorisme et c'est vraiment dommage pour la démocratie ivoirienne.
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MISSIPO MISSIPO a écrit le 14 mars 2011 à 13h54
CM : A quoi faites vous allusion Monsieur le Premier ministre?

PAN : On impose des sanctions contre la vente du cacao, mais le cacao c'est des millions de planteurs! Les peuples sont en train de souffrir...il n'y a pas que les partisans de Monsieur Gbagbo qui en souffrent. Monsieur Alassane Ouattara a actionné ses soutiens à l'extérieur pour que le cacao ivoirien ne soit pas acheté. Cela ne constitue pas forcement une publicité pour lui. Il a imposé l'embargo sur les médicaments, donc ça veut dire qu'aujourd'hui la Côte d'Ivoire ne peut pas recevoir les médicaments de l'UE. Mais tous ces malades qui meurent chaque jour, tous ceux-là, vous pensez que leurs parents, leurs familles vont après apprécier l'initiative de Monsieur Alassane Ouatarra?

Il a fait fermer les banques françaises en Côte d'Ivoire, donc tous ces clients dont les comptes sont bloqués, sont gelés à la BICICI, à la SGBC, ne sont pas tous forcément des militants du FPI ou des partisans de Monsieur Laurent Gbagbo. Donc même ceux qui ont voté pour lui pendant ces élections là, il y a une bonne fraction de ceux-là qui commencent à regretter. Ce sont des préjudices qui les font souffrir. Donc tout ça mis ensemble, sans oublié les nombreux morts, des policiers, des gendarmes qui sont tués quotidiennement par les combattants de Monsieur Alassane Ouattara. Alors un Monsieur comme celui là qui depuis 2002, a tenté un coup d'état militaire qui a échoué, qu'il a transformé en rébellion, qui a soumis à la loi d'ex combattants, des hommes sans foi ni loi pendant près de 10 ans, puis donc l'histoire avec lui et la Côte d'Ivoire depuis son introduction dans ce pays depuis 1990..., je ne vois pas comment une telle personne peut accéder à la magistrature suprême en Côte d'Ivoire et constituer un gage de paix et de stabilité
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