CM : Est ce que c'est réaliste et réalisable cela, Monsieur le Premier ministre?
PAN : Bien sûr, tout est réalisable. C'est volontairement que la Côte d'ivoire a décider d'appartenir à l'Union économique et monétaire de l'ouest africaine. Mais si cette union apparaît en définitive comme un obstacle au développement et à la sécurité du pays, alors la Côte d'Ivoire battra monnaie comme certains pays d'Afrique occidentale ont leur monnaie. Le Mali était dans l'UEMOA il en était sorti, il est revenu. La Mauritanie a fait de même, le Ghana a sa monnaie, la Gambie a sa monnaie. Donc les cadres ivoiriens ont appris a gérer une monnaie à travers la banque centrale communautaire. Donc la Côte d'Ivoire dispose aussi de ressources financières suffisantes pour soutenir une économie prospère, pour soutenir une monnaie. Nous sommes la première économie de l'ouest au niveau francophone, au sein de l'UEMOA nous représentons presque 40% du poids économique de cette région, de la masse monétaire et nous représentons presque 60% de cette région. Donc nous sommes l'épine dorsale de l'UEMOA. Donc si on n'a pas besoin de nous, si on veut utiliser l'Union, «c'est un instrument de solidarité», contre nous et contre la dignité et la souveraineté mais nous n'avons d'autre choix que de sortir et de nous détacher et de prendre nos responsabilités et de voir comment à partir de là on pourra construire au de là des limites économiques et monétaires ouest africains et de construire la communauté des états de l'Afrique de l'ouest et de l'Union africaine elle même. Donc tout ça nous travaillons, le gouvernement travaille...nous disons même que cette situation de crise est une opportunité pour nous de nous réengager, de reprendre en main notre destin, notre économie, notre développement et de faire preuve d'imagination et d'innovation pour aller de l'avant. De sortir du train train quotidien, de la routine...je dirai que nous étions installés avec toutes ces institutions qui apparaissent aujourd'hui comme finalement comme des instruments au service de la France, qui continuent d'embrigader les anciennes colonies françaises d'Afrique occidentale. Donc c'est pour nous aussi une occasion de promouvoir la liberté, de sortir du système et de ses vieux concepts français qui deviennent en définitive une camisole de force qui bloquent l'émancipation des peuples de l'Afrique occidentale
PAN : Bien sûr, tout est réalisable. C'est volontairement que la Côte d'ivoire a décider d'appartenir à l'Union économique et monétaire de l'ouest africaine. Mais si cette union apparaît en définitive comme un obstacle au développement et à la sécurité du pays, alors la Côte d'Ivoire battra monnaie comme certains pays d'Afrique occidentale ont leur monnaie. Le Mali était dans l'UEMOA il en était sorti, il est revenu. La Mauritanie a fait de même, le Ghana a sa monnaie, la Gambie a sa monnaie. Donc les cadres ivoiriens ont appris a gérer une monnaie à travers la banque centrale communautaire. Donc la Côte d'Ivoire dispose aussi de ressources financières suffisantes pour soutenir une économie prospère, pour soutenir une monnaie. Nous sommes la première économie de l'ouest au niveau francophone, au sein de l'UEMOA nous représentons presque 40% du poids économique de cette région, de la masse monétaire et nous représentons presque 60% de cette région. Donc nous sommes l'épine dorsale de l'UEMOA. Donc si on n'a pas besoin de nous, si on veut utiliser l'Union, «c'est un instrument de solidarité», contre nous et contre la dignité et la souveraineté mais nous n'avons d'autre choix que de sortir et de nous détacher et de prendre nos responsabilités et de voir comment à partir de là on pourra construire au de là des limites économiques et monétaires ouest africains et de construire la communauté des états de l'Afrique de l'ouest et de l'Union africaine elle même. Donc tout ça nous travaillons, le gouvernement travaille...nous disons même que cette situation de crise est une opportunité pour nous de nous réengager, de reprendre en main notre destin, notre économie, notre développement et de faire preuve d'imagination et d'innovation pour aller de l'avant. De sortir du train train quotidien, de la routine...je dirai que nous étions installés avec toutes ces institutions qui apparaissent aujourd'hui comme finalement comme des instruments au service de la France, qui continuent d'embrigader les anciennes colonies françaises d'Afrique occidentale. Donc c'est pour nous aussi une occasion de promouvoir la liberté, de sortir du système et de ses vieux concepts français qui deviennent en définitive une camisole de force qui bloquent l'émancipation des peuples de l'Afrique occidentale

