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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 10 janvier 2017 à 12h22
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leurs fonds propres par les communes et les communautés villageoises, avec ou sans l’appui de certains partenaires extérieurs. Venue pour en assurer la gestion et sans y avoir investi le moindre franc, la SNEC a pris, comme une de ses premières décisions, de réduire le nombre de bornes fontaines.

Dans la ville de Kumbo, la révolte a failli se transformer en émeutes. Le maire UNC de la ville eut beau expliquer que les canalisations avaient été financées par les populations bénéficiaires elles-mêmes, que celles-ci payaient régulièrement leurs quittances à la commune, qu’il était dangereux pour la santé des populations de les priver d’eau potable,…rien n’y fit. Un mot d’ordre se répandit alors comme une trainée de poudre : « Beware of the snake! It has come to bite and kill ». Jeu de mots ironique à partir du mot SNEC. Ces populations en colère furent accusées de « rébellion contre l’autorité établie ». Il a fallu remonter jusqu’au niveau du gouvernement pour qu’une solution soit trouvée à un problème de bornes fontaines dans des communautés de l’arrière-pays. Centralisation, quand tu nous tiens !

Des cas de cette nature et d’autres sujets de mécontentement se sont multipliés. Il ne s’agissait pas, bien évidemment, d’une volonté malicieuse du Pouvoir central, mais plutôt d’une opposition entre deux cultures administratives : l’une, aux réflexes instinctivement centralisateurs, et l’autre, fonctionnant par nature sur le principe de la responsabilisation à différents échelons hiérarchiques des organisations.

Il est intéressant de remarquer que les populations francophones, qui subissaient les mêmes effets de cette hypercentralisation, n’ont pas eu les mêmes réactions. Encore un problème culturel. En effet, et nos frères anglophones pourraient le comprendre sans difficulté, les francophones posent de nombreux actes sans même se rendre compte qu’ils indisposent, et pas du tout par méchanceté. Je prends l’exemple des noms de nos circonscriptions administratives.

Lors de la création des régions en 1962, les circonscriptions administratives jadis connues sous les noms de « région Bamiléké » et « région Bamoun » ont été regroupées pour constituer la région administrative de l’Ouest. A juste titre, parce que c’était l’Ouest du Cameroun Oriental. Mais l’ouest du territoire de l’Etat fédéral, c’était le Cameroun occidental, appelé à juste titre là aussi, « West Cameroon ». Lors de la transformation des régions en provinces en 1972, celle de l’Ouest
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 10 janvier 2017 à 12h21
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étaient effectivement au service des usagers. Ils étaient ahuris dès l’accueil qui leur était réservé par les agents publics qui, malgré le caractère bilingue de l’Etat, les obligeaient de baragouiner un franglais à peine intelligible, souvent au milieu des rires et des quolibets.

2) Le transfert des centres de décision à Yaoundé.

Les centres de décision, jadis proches des populations et de leurs problèmes, ont tous été transférés loin de ceux-ci pour être concentrés à Yaoundé. Conséquences : une hyper centralisation, d’exaspérantes lenteurs, de multiples inefficacités dans la gestion publique, l’absence de redevabilité des dirigeants vis-à-vis des populations qu’ils ont mission de servir. Deux exemples suffiront pour l’illustrer.


Le gouvernement a décidé de centraliser au Parc National de Matériel de Génie Civil (PNMGC) à Yaoundé tout le matériel de génie civil jusque-là détenu par les subdivisions des travaux publics, dans les chefs- lieux des régions et certains chefs-lieux des départements. Tous les engins en bon état de l’ancien Public Works Department (PWD) du Cameroun Occidental furent ainsi transférés à Yaoundé, pour être désormais mis en location par le PNMGC. Or, les agents du PWD, qui maîtrisaient le rythme des saisons, commençaient l’entretien routier deux ou trois pluies avant l’arrivée de la saison sèche, pour consolider la chaussée. Ils ont donc voulu faire la même chose, l’année qui a suivi cette centralisation. Lorsqu’ils ont demandé à louer des engins au PNMGC, y compris ceux qui leur appartenaient en toute propriété quelques mois plus tôt, ils se sont entendu répondre que les engins étaient sur d’autres chantiers ; que les porte chars étaient en panne ; que le « carton » confirmant l’engagement de leurs dépenses n’était pas encore sorti du Ministère des finances ; ou d’autres raisons encore.

Devant l’Etat déplorable du réseau routier qui empirait, les populations ont menacé de se révolter bruyamment. Il a fallu remonter jusqu’au président de la République, après avoir frappé à toutes les portes sans succès, pour qu’un début de solution soit trouvé à ce problème qui devenait explosif. Centralisation, quand tu nous tiens !
Deuxième exemple : le transfert à la Société Nationale des Eaux du Cameroun (SNEC), de la gestion des adductions d’eau jusque-là assurée par certaines communes. Cette décision du gouvernement n’a même pas été expliquée aux populations. Or, les adductions d’eau avaient été réalisées sur leurs fo
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 10 janvier 2017 à 12h20
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fonctionnement, elle était réellement indépendante de l’Exécutif et du Législatif. Son Président, Justice Asonganyi me l’a confirmé au cours d’un entretien à Bamenda.

Le gouvernement devait être investi par le parlement avant qu’il n’entre en fonction et il était responsable devant celui-ci. Le parlement, composé de deux chambres –House of Assembly et House of Chiefs- était jaloux de ses prérogatives. Le président Ahidjo lui-même, malgré toute l’autorité qu’il avait, s’en est rendu compte à plusieurs reprises, notamment en 1966.

A la suite des élections législatives organisées cette année, le Kndp disposait du plus grand nombre de députés à la House of Assembly. Mais son Président, J.N. Foncha, jusque-là Vice-Président de la République Fédérale et Premier Ministre du Cameroun Occidental, ne pouvait plus cumuler ces deux fonctions, en vertu d’une loi récemment votée. Le président Ahidjo a décidé de le remplacer par l’honorable S.T. Muna qu’il estimait plus fédéraliste que le N°2, Augustine Ngom Jua. Mais le parlement lui a envoyé un message ferme selon lequel il refuserait l’investiture à un gouvernement dirigé par un parti minoritaire. Ahidjo fut contraint de nommer à ce poste l’honorable Augustine Ngom Jua vice- président du Kndp dont les penchants autonomistes l’irritaient.

Des incidents n’ont d’ailleurs pas tardé. D’abord entre le Premier Ministre et l’Inspecteur Fédéral de l’Administration pour la région du Cameroun Occidental –on dirait aujourd’hui Gouverneur- qu’il considérait comme étant sur son territoire. Puis entre la Police, force fédérée placée sous l’autorité du Premier Ministre, et la Gendarmerie nationale, force fédérale, qui faillirent en venir à une confrontation armée ! Des acteurs et témoins de ces incidents sont encore vivants.

Frustrations

Le fait que tout cela ait été supprimé sans être remplacé, sur le plan managérial, par quelque chose de meilleur ni même d’aussi bon, a généré les frustrations et les revendications dont nous vivons encore les effets aujourd’hui. Les nominations dans la haute administration et le secteur parapublic, par exemple, ne répondaient plus à une rationalité lisible, et les anglophones se sont sentis marginalisés. Alors que, jusque-là, tout se faisait sur place au Cameroun Occidental, il fallait désormais se rendre à Yaoundé pour « suivre les dossiers ». Nos compatriotes de cette partie du territoire national venaient avec la conviction que les fonctionnaires- civil servants- étaien
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 10 janvier 2017 à 12h19
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les finances fédérées, etc. Chaque Etat fédéré disposait de sa fonction publique qu’elle gérait souverainement. Celle du Cameroun Occidental était gérée avec l’aide de la « Public Service Commission », sorte de Conseil supérieur de la fonction publique, chargée de veiller à l’objectivité des nominations et promotions ainsi qu’au respect des principes déontologiques dans la gestion des carrières.

La gestion de ressources naturelles par les futurs Etats fédérés était d’une sensibilité particulière en juillet 1961. Dans des entretiens séparés, J.N. Foncha, S.T. Muna et A.N. Jua m’ont affirmé qu’elle avait fait l’objet d’âpres discussions avec la délégation de la République du Cameroun à Foumban, puis en aparté avec le président Ahidjo. Ils ne voulaient pas que d’éventuels accords précédemment signés avec la France puissent s’appliquer à l’Etat fédéré du Cameroun occidental. Selon eux, c’est également dans la perspective du partage des revenus provenant de l’exploitation de certaines ressources naturelles (mines et hydrocarbures notamment) qu’ils ont exigé et obtenu que le chiffre de la population de chaque Etat fédéré soit clairement mentionné dans le texte de la



Constitution fédérale du 1er Septembre 1961.

Le Cameroun a été considéré comme une curiosité sur le plan constitutionnel, avec un régime présidentiel fort et sans contrepoids au niveau fédéral, mais un régime parlementaire classique au niveau des Etats fédérés.


Au Cameroun oriental, le parlementarisme classique n’a pas pu fonctionner malgré les dispositions de la Constitution de cet Etat, à cause de l’unification des partis politiques et du fait que le président Ahidjo a continué d’ exercer une influence quotidienne sur la gestion des affaires publiques dans cette partie du territoire qu’il dirigeait déjà comme président de la République avant la Réunification. On se rappelle la lettre de démission d’un ancien Premier Ministre du Cameroun Oriental, Vincent de Paul Ahanda, dans laquelle il laissait entendre que le président Ahidjo ne le laissait pas assumer ses responsabilités.

Mais au Cameroun Occidental, la démocratie parlementaire s’exerçait pleinement, dans le respect de la Constitution de cet Etat. Les élections étaient organisées par une commission électorale indépendante créée par une loi fédérale de novembre 1961, la toute première dans un pays ayant le français en partage. Par sa composition, le mode de désignation de ses membres et ses règles de fonctionneme
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 10 janvier 2017 à 12h17
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Quel est-t-il donc, ce problème ?

Six facettes me viennent à l’esprit:

1- La critique de l’Etat centralisé.
2- Le transfert des centres de décision de Yaoundé, loin des populations et de leurs problèmes.
3- Le non-respect des engagements relatifs à la prise en compte, de manière équitable, des cultures et traditions institutionnelles, juridiques, administratives…héritées des anciennes puissances administrantes.
4- Le non-respect des promesses solennelles faites pendant la campagne référendaire.
5- Le changement du nom de l’Etat : remplacement de « la République Unie du Cameroun » par « la République du Cameroun ».
6- Le non-respect du bilinguisme dans le secteur public, bien que la Constitution fasse du français et de l’anglais deux langues officielles d’égale valeur.
Je vais passer en revue, de manière cursive, ces différentes facettes.

1) Critique de l’Etat centralisé

Pour avoir été dépouillées des importantes compétences qu’exerçait, en toute autonomie, l’Etat du Cameroun occidental, nombre de compatriotes de cette partie du territoire ont développé un profond sentiment de nostalgie, de malaise, de frustration et d’inconfort. Ce sentiment s’est accentué au fil des années qui ont suivi l’avènement de l’Etat Unitaire. Ce n’est point la simple nostalgie d’une époque de rêve plus ou moins révolue. C’est la comparaison entre la qualité de la gouvernance publique pratiquée depuis 1972 et celle qui fut en honneur dans l’Etat fédéré du Cameroun occidental qui conduit, systématiquement, un grand nombre d’acteurs à pourfendre la première et à regretter la deuxième, dont plusieurs souhaitent le rétablissement. Ce sentiment est réel même chez ceux qui n’ont pas connu le self-government du Cameroun occidental en tant qu’Etat fédéré.
On peut gloser à l’infini sur les conclusions de la Conférence de Foumban de juillet 1961. Il est juste de reconnaître qu’elle a accordé des pouvoirs très importants aux Etats fédérés, sur une liste de matières tout aussi importantes qu’ils étaient appelés à gérer en toute autonomie.

Les Etats fédérés disposaient de compétences larges et exclusives sur des matières importantes telles que l’Intérieur, l’Administration Pénitentiaire, la Décentralisation, le Développement rural et communautaire, l’Agriculture, l’Elevage, les pêches, les Travaux Publics, les Coopératives, l’Enseignement primaire et maternel, l’Energie et l’eau, les domaines et le Cadastre, la Gestion de ressources naturelles, les finances fédé
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 10 janvier 2017 à 12h15
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ouverts des milliers de Camerounais fuyant l'indigénat et les travaux forcés? C'est elle aussi qui donna refuge à de nombreux upécistes traqués par les forces coloniales. Des milliers d'hommes et de femmes venus de pays africains y vivent et y prospèrent, en toute harmonie".


Alors, quel est le problème ? Comment se pose-t-il ? Pourquoi ces éruptions récurrentes dans ces deux régions, parfois à partir de faits anodins, comme si le feu couvait sous la cendre, n’attendant que l’occasion d’éclater avec fureur ? Parce qu’il y a, manifestement, un problème anglophone au Cameroun. Ce n’est pas un problème entre anglophones et francophones : il n’y a jamais eu de conflit opposant les compatriotes des deux rives du Mungo, sur la base des différences linguistiques.
Ce n’est pas le rejet de ce qui vient du Cameroun francophone : aucune communauté du Nord-ouest ou du Sud-ouest ne s’est jamais opposée à la pratique, sur son territoire, des cultures et traditions Bassa, Beti, Bamiléké, Peuhl, Sawa… ou d’autres communautés de l’ex Cameroun Oriental.


Ce n’est pas, de la part de nos compatriotes de ces deux régions, une manie obsessionnelle et une volonté maladive d’exalter l’héritage colonial anglo-saxon, ou de s’y cramponner pour en exiger la prise en compte. Ce n’est pas, et c’est très important, une volonté de porter atteinte à l’unité nationale, si l’on excepte les manifestations extrémistes sur lesquelles je reviendrai, comme celles appelant à la sécession. A l’époque de l’Etat fédéral, le Cameroun n’était pas moins uni qu’aujourd’hui. Le sentiment national était même plus fort à cette époque, peut-être parce que nous venions de reconquérir notre liberté.
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 10 janvier 2017 à 12h13
@tous

Par David Abouèm à Tchoyi, Ancien gouverneur du Sud-Ouest, puis du Nord-Ouest

Interpellé sur un plateau de télévision le soir du 31 Décembre 2016 sur la « question anglophone », je me suis rendu compte que ce problème était brouillé par de nombreuses idées fausses. J’ai donc estimé devoir écrire un article pour restituer ma part de vérité. En toute humilité, sans aucune prétention à l’exhaustivité ni, encore moins, au monopole de la vérité.C’est de l’étranger que j’ai suivi, non sans tristesse, les événements qui secouent depuis quelques temps les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Il ne m’a pas été possible d’accéder aux différentes informations ni à toutes les réactions officielles relatives à ces tristes événements. Mais j’ai une connaissance à la fois directe et intime des problèmes de ces deux régions, auxquelles m’attachent d’ailleurs des liens aussi forts que tendres : j’y ai passé une dizaine d’années de ma carrière administrative.

Existe-t-il un problème anglophone au Cameroun ? Oui, assurément. Du moins si l’on entend par « anglophone » les populations originaires du Nord-ouest et du Sud-ouest, celles qui y vivent ou qui y ont vécu, qu’elles parlent anglais ou non, qu’elles soient autochtones ou non, qu’elles y soient installées ou non. C’est effectivement comme cela que la plupart des Camerounais perçoivent l’ « anglophone » au Cameroun. Même ceux qui disent qu’est "anglophone " quiconque parle la langue anglaise ne citent que les ressortissants du Nord-ouest et du Sud-ouest lorsque, appelés à réfuter certaines revendications, ils en viennent à énumérer des postes occupés par des anglophones. Pourtant, tous les membres du gouvernement actuel s’expriment, sans difficultés, en anglais. Seraient-ils donc, tous, des anglophones? Pour souci de simplification, j’utiliserai le mot « francophone » pour désigner les Camerounais originaires de l’ancien Etat sous tutelle française.


Eruptions

L’on peut rester sourd à des appels, fermer les yeux devant l’évidence, se claustrer dans le déni, ou même penser comme le premier vice chancelier de l’université fédérale du Cameroun qui, répondant à cette question en 1964, eut cette phrase mémorable : « il n’y a pas de problème anglophone ; tous les anglophones apprennent très vite le français ». Mais c’est nous tous qui, très vite, pourrons être rattrapés par les réalités.

"Ce n'est pas, non plus, un problème de vivre ensemble. N'est-ce pas cette région qui accueillit à bras ouve
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NJOH MATON NJOH MATON a écrit le 10 janvier 2017 à 11h49
e joueur de Schalke 04 qui a refusé de défendre les couleurs du Cameroun à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations a tenté de justifier sa décision dans un message rendu public le lundi 9 janvier 2017.
Quelques jours après avoir décidé de ne pas défendre les couleurs du Cameroun à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Gabon 2017, Eric-Maxime Choupo-Moting vient d’adresser une lettre aux supporters des Lions indomptables pour tenter de justifier son choix.

«J’ai décliné l’invitation à cette grande compétition qui débutera dans quelques jours malgré moi, et ceci pour des raisons personnelles», écrit-il sans toutefois dévoiler ces raisons.

Mais l’on comprend bien qu’il s’agit de celles évoquées dans une lettre qu’il avait envoyée à la Fédération camerounaise de football en date du 31 décembre 2016 pour annoncer son désistement. À savoir: les frustrations qu’il subit depuis la nomination du Belge Hugo Broos à la tête du staff technique des Lions indomptables.

Contrairement à ce à quoi on aurait pu s’attendre en pareilles circonstances, la lettre de l’ancien attaquant de Mayence est incroyablement courtoise. Il y refuse carrément de verser dans des dénonciations et préfère jouer la carte de l’apaisement, y compris avec les acteurs qui l’ont plus ou moins poussé à prendre ses distances de la sélection nationale. Il en vient même à remercier les «grands responsables» du football camerounais (FECAFOOT, MINSEP) qui ont tenté d’entrer en contact avec lui pour l’amener à revenir sur sa décision.

«Ils ont réussi à faire apaiser mon mal, c’est-à-dire les raisons personnelles de ma défection, si bien que j’étais presque prêt à revenir retrouver mes coéquipiers à Yaoundé», explique Choupo. «Ce qui m’a fait ne pas revenir sur ma décision, ajoute-t-il, c’est que je ne me sentais pas moralement et psychologiquement à 100%, même pas 80% capable d’aider notre équipe».

Patrick Mboma

La posture adoptée par le jeune footballeur camerounais dans cette sortie est de nature à surprendre beaucoup d’observateurs. Il donne l’impression d’avoir le sentiment d’être le fautif, en demandant quasiment pardon au public camerounais.

«Je dirais qu'il a peur d'être mal vu et même d'être sanctionné», analyse Jacques Eric Andjick, journaliste de sports au Quotidien Mutations. Selon notre interlocuteur, il aurait probablement été influencé par la dernière sortie de Patrick Mboma, ancien buteur des Lion
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 10 janvier 2017 à 11h36
@tous,

10:32 Daniel Kablan Duncan nommé Vice président de la Côte d`Ivoire
10:30 Le Conseil de la FIFA a décidé à l`unanimité que la Coupe du Monde aurait 48 équipes à partir de 2026. 16 groupes de 3.
10:26 Le président Ouattara est arrivé à l`Assemblée nationale, accueilli par le ​président du parlement Guillaume Soro
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 10 janvier 2017 à 11h29
MUDO
Oui,on est d 'accord,il faut un dialogue.
Mais, on n est pas vice-capitaie en restant dans don club,mais,en venant assumer sa fonction au sein du groupe.Si on ne le fait pas et on perd sa place .
Je te rappelle que Broos a été nommé aubmois de février 2016,et dès la premières convocations,il avait déjà mis en doute le forfait de Choupo.
D autres s en sont suivis et le dernier,avant le plus récent,c était contrebla Zambie.Pourtant,il a joué en club.On peut donc comprendre que ce coach puisse avoir un autre jugement sur lui.Pourtant,que ce soit le coach ou le joueur,l un d eux aurait dû engager le débat en interne.
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