(suite)
ouverts des milliers de Camerounais fuyant l'indigénat et les travaux forcés? C'est elle aussi qui donna refuge à de nombreux upécistes traqués par les forces coloniales. Des milliers d'hommes et de femmes venus de pays africains y vivent et y prospèrent, en toute harmonie".
Alors, quel est le problème ? Comment se pose-t-il ? Pourquoi ces éruptions récurrentes dans ces deux régions, parfois à partir de faits anodins, comme si le feu couvait sous la cendre, n’attendant que l’occasion d’éclater avec fureur ? Parce qu’il y a, manifestement, un problème anglophone au Cameroun. Ce n’est pas un problème entre anglophones et francophones : il n’y a jamais eu de conflit opposant les compatriotes des deux rives du Mungo, sur la base des différences linguistiques.
Ce n’est pas le rejet de ce qui vient du Cameroun francophone : aucune communauté du Nord-ouest ou du Sud-ouest ne s’est jamais opposée à la pratique, sur son territoire, des cultures et traditions Bassa, Beti, Bamiléké, Peuhl, Sawa… ou d’autres communautés de l’ex Cameroun Oriental.
Ce n’est pas, de la part de nos compatriotes de ces deux régions, une manie obsessionnelle et une volonté maladive d’exalter l’héritage colonial anglo-saxon, ou de s’y cramponner pour en exiger la prise en compte. Ce n’est pas, et c’est très important, une volonté de porter atteinte à l’unité nationale, si l’on excepte les manifestations extrémistes sur lesquelles je reviendrai, comme celles appelant à la sécession. A l’époque de l’Etat fédéral, le Cameroun n’était pas moins uni qu’aujourd’hui. Le sentiment national était même plus fort à cette époque, peut-être parce que nous venions de reconquérir notre liberté.
ouverts des milliers de Camerounais fuyant l'indigénat et les travaux forcés? C'est elle aussi qui donna refuge à de nombreux upécistes traqués par les forces coloniales. Des milliers d'hommes et de femmes venus de pays africains y vivent et y prospèrent, en toute harmonie".
Alors, quel est le problème ? Comment se pose-t-il ? Pourquoi ces éruptions récurrentes dans ces deux régions, parfois à partir de faits anodins, comme si le feu couvait sous la cendre, n’attendant que l’occasion d’éclater avec fureur ? Parce qu’il y a, manifestement, un problème anglophone au Cameroun. Ce n’est pas un problème entre anglophones et francophones : il n’y a jamais eu de conflit opposant les compatriotes des deux rives du Mungo, sur la base des différences linguistiques.
Ce n’est pas le rejet de ce qui vient du Cameroun francophone : aucune communauté du Nord-ouest ou du Sud-ouest ne s’est jamais opposée à la pratique, sur son territoire, des cultures et traditions Bassa, Beti, Bamiléké, Peuhl, Sawa… ou d’autres communautés de l’ex Cameroun Oriental.
Ce n’est pas, de la part de nos compatriotes de ces deux régions, une manie obsessionnelle et une volonté maladive d’exalter l’héritage colonial anglo-saxon, ou de s’y cramponner pour en exiger la prise en compte. Ce n’est pas, et c’est très important, une volonté de porter atteinte à l’unité nationale, si l’on excepte les manifestations extrémistes sur lesquelles je reviendrai, comme celles appelant à la sécession. A l’époque de l’Etat fédéral, le Cameroun n’était pas moins uni qu’aujourd’hui. Le sentiment national était même plus fort à cette époque, peut-être parce que nous venions de reconquérir notre liberté.

