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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 10 janvier 2017 à 12h20
(suite)

fonctionnement, elle était réellement indépendante de l’Exécutif et du Législatif. Son Président, Justice Asonganyi me l’a confirmé au cours d’un entretien à Bamenda.

Le gouvernement devait être investi par le parlement avant qu’il n’entre en fonction et il était responsable devant celui-ci. Le parlement, composé de deux chambres –House of Assembly et House of Chiefs- était jaloux de ses prérogatives. Le président Ahidjo lui-même, malgré toute l’autorité qu’il avait, s’en est rendu compte à plusieurs reprises, notamment en 1966.

A la suite des élections législatives organisées cette année, le Kndp disposait du plus grand nombre de députés à la House of Assembly. Mais son Président, J.N. Foncha, jusque-là Vice-Président de la République Fédérale et Premier Ministre du Cameroun Occidental, ne pouvait plus cumuler ces deux fonctions, en vertu d’une loi récemment votée. Le président Ahidjo a décidé de le remplacer par l’honorable S.T. Muna qu’il estimait plus fédéraliste que le N°2, Augustine Ngom Jua. Mais le parlement lui a envoyé un message ferme selon lequel il refuserait l’investiture à un gouvernement dirigé par un parti minoritaire. Ahidjo fut contraint de nommer à ce poste l’honorable Augustine Ngom Jua vice- président du Kndp dont les penchants autonomistes l’irritaient.

Des incidents n’ont d’ailleurs pas tardé. D’abord entre le Premier Ministre et l’Inspecteur Fédéral de l’Administration pour la région du Cameroun Occidental –on dirait aujourd’hui Gouverneur- qu’il considérait comme étant sur son territoire. Puis entre la Police, force fédérée placée sous l’autorité du Premier Ministre, et la Gendarmerie nationale, force fédérale, qui faillirent en venir à une confrontation armée ! Des acteurs et témoins de ces incidents sont encore vivants.

Frustrations

Le fait que tout cela ait été supprimé sans être remplacé, sur le plan managérial, par quelque chose de meilleur ni même d’aussi bon, a généré les frustrations et les revendications dont nous vivons encore les effets aujourd’hui. Les nominations dans la haute administration et le secteur parapublic, par exemple, ne répondaient plus à une rationalité lisible, et les anglophones se sont sentis marginalisés. Alors que, jusque-là, tout se faisait sur place au Cameroun Occidental, il fallait désormais se rendre à Yaoundé pour « suivre les dossiers ». Nos compatriotes de cette partie du territoire national venaient avec la conviction que les fonctionnaires- civil servants- étaien
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