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Pour finir, on sent que la Coupe d’Afrique des Nations 2008 est un grand objectif pour vous. On sait que votre contrat s’achève en octobre mais aimeriez-vous prolonger ?
J’ai une grande envie de revanche. J’ai été mis à l’écart de la sélection camerounaise en juin 2001, alors que je venais de la qualifier pour la Coupe du Monde 2002. On m’a frustré en me retirant ce rêve, de surcroît aussi près du but. Alors j’aimerai forcément me rattraper en qualifiant pour la CAN une équipe comme le Mali, et lui faire obtenir un résultat. J’ai cette envie très forte au fond de moi. Mais le Mali doit se donner les moyens de remplir cet objectif.
J’ai une grande envie de revanche. J’ai été mis à l’écart de la sélection camerounaise en juin 2001, alors que je venais de la qualifier pour la Coupe du Monde 2002. On m’a frustré en me retirant ce rêve, de surcroît aussi près du but. Alors j’aimerai forcément me rattraper en qualifiant pour la CAN une équipe comme le Mali, et lui faire obtenir un résultat. J’ai cette envie très forte au fond de moi. Mais le Mali doit se donner les moyens de remplir cet objectif.
Pierre Lechantre : « J’ai découvert des inimitiés »
2 juin 2005
par FIFAworldcup.com
Cette rencontre face au Togo était votre première à la tête de l’équipe malienne. Avec du recul, quelles images gardez-vous de ce difficile baptême du feu ?
J’ai revu maintes et maintes fois ce match en vidéo. Tout le monde a tendance à focaliser sur les cinq dernières minutes durant lesquelles nous avons complètement craqué et encaissé deux buts, mais je préfère me souvenir que nous avions auparavant fait une partie de qualité. C’était certes une mission difficile que de s’imposer face à cette équipe togolaise, mais j’ais été très déçu par le comportement de certains de mes joueurs. J’ai ressenti comme une forme de résignation.
Les problèmes que rencontre le Mali dans ces éliminatoires seraient donc selon vous liés à un mental déficient…
J’irai même plus loin. Pour être tout à fait honnête, la première semaine de stage que j’ai passé avec la sélection ne m’a pas du tout satisfait. Je ressentais un manque de solidarité, une mauvaise ambiance. Il n’y avait pas le bonheur de se retrouver que l’on voit en général en sélection. Et puis j’ai vite découvert qu’il y avait en fait un certain nombre d’inimitiés entre les joueurs. Il y avait des clans à l’intérieur même du groupe. La bonne CAN 2004 n’a été que l’arbre qui cache la forêt. Le mal était déjà bien profond.
Vous avez déjà entraîné le Cameroun avec qui vous avez remporté la CAN en 2000. Quelle(s) différence(s) faites-vous entre ces deux pays ?
Je me répète mais c’est vraiment au niveau de la motivation que le comportement des joueurs est différent. Avec les Lions, je savais que je pouvais compter sur eux du premier au dernier jour des stages. Là , je sens qu’ils ne sont pas toujours à fond.
2 juin 2005
par FIFAworldcup.com
Cette rencontre face au Togo était votre première à la tête de l’équipe malienne. Avec du recul, quelles images gardez-vous de ce difficile baptême du feu ?
J’ai revu maintes et maintes fois ce match en vidéo. Tout le monde a tendance à focaliser sur les cinq dernières minutes durant lesquelles nous avons complètement craqué et encaissé deux buts, mais je préfère me souvenir que nous avions auparavant fait une partie de qualité. C’était certes une mission difficile que de s’imposer face à cette équipe togolaise, mais j’ais été très déçu par le comportement de certains de mes joueurs. J’ai ressenti comme une forme de résignation.
Les problèmes que rencontre le Mali dans ces éliminatoires seraient donc selon vous liés à un mental déficient…
J’irai même plus loin. Pour être tout à fait honnête, la première semaine de stage que j’ai passé avec la sélection ne m’a pas du tout satisfait. Je ressentais un manque de solidarité, une mauvaise ambiance. Il n’y avait pas le bonheur de se retrouver que l’on voit en général en sélection. Et puis j’ai vite découvert qu’il y avait en fait un certain nombre d’inimitiés entre les joueurs. Il y avait des clans à l’intérieur même du groupe. La bonne CAN 2004 n’a été que l’arbre qui cache la forêt. Le mal était déjà bien profond.
Vous avez déjà entraîné le Cameroun avec qui vous avez remporté la CAN en 2000. Quelle(s) différence(s) faites-vous entre ces deux pays ?
Je me répète mais c’est vraiment au niveau de la motivation que le comportement des joueurs est différent. Avec les Lions, je savais que je pouvais compter sur eux du premier au dernier jour des stages. Là , je sens qu’ils ne sont pas toujours à fond.
JOHN BARRICK,
un tolieur m'a appele pour me signale que tu dis des choses pas vraies sur moi. tu sais,c'est pas gentil de derouter les jeunes ainsi.
Je viens d'avoir GUY ROUX au telephone qui m'a confirmé sa retraite. On passera lui dire le "bienvenu au club" quand tu veux. En attendant,il faut bien que je reprenne mon match;le prodige espagnol nous en met plein la vue ici,sur le court PHILLIPE CHATRIER.
un tolieur m'a appele pour me signale que tu dis des choses pas vraies sur moi. tu sais,c'est pas gentil de derouter les jeunes ainsi.
Je viens d'avoir GUY ROUX au telephone qui m'a confirmé sa retraite. On passera lui dire le "bienvenu au club" quand tu veux. En attendant,il faut bien que je reprenne mon match;le prodige espagnol nous en met plein la vue ici,sur le court PHILLIPE CHATRIER.
BILAKORO:(en chantant) Tout le monde...galoper,Aruna Dindane...o galoper, Fadiga de Milan...o galoper,Tikla,tikla,tikla,tikla,tikla,tikla, eh,eh pan pan...
FAFORO:Eh,mon ami.c'est comment?plus de bonjour?en plus t'es vetu du drapeau national,vas-tu au defile du 20 mai?ou t'es devenu subitement griot???????
BILAKORO:Mon frere,c'est le couper decaler a la maniere du Petit Denis l'ivoirien.
FAFORO:ah ah,nos lions gagnent et tu danses que le couper decaler?
BILAKORO:Ces ivoiriens nous ont trop gueules.un fanfaron a meme dit qu'il mettrait un terme a sa carriere de footballeur pour se jeter dans la musique si nous nous qualifions,un autre filou a dit qu'avant septembre,ils seraient deja qualifies,et tu me dis que quoi???
FAFORO:je crois qu'il est temps qu'on offre a ce fanfaron quelques maquettes pour qu'en septembre qu'il puisse se produire.Mais papa,nos lions ont mange quoi pour traiter les ecureuiles comme ca non??
BILAKORO:Il faut t'informer hein,lors de leur escale a yaounde,ils ont du embarquer les frites plantains de njombe-Penja,la photo de camfoot montre bien mon gars avec son sachet de chips.
FAFORO:justement,ton pichichi allait encore nous deposer hier.ton autre gars de Geremi la m'etonne beaucoup,decidement il se transforme en buteur chez les lions?
BILAKORO:Laisse le tranquille,que vous le voulez ou non,c'est une piece essentielle de l'equipe,je ne veux pas divulguer la dessus.D'ailleurs,vous avez l'art,l'aptitude et meme la manie de precipiter nos genies en retraire si ce n'est pas les enterrer vivants.Hier c'etait le capitaine,que dirais-je du feu Marco,du grand baresi ou encore de magic pat...et apres c'est toujours vous qui pleurez,changeons de sujet,la tu m'enerves...
FAFORO:pas a ce point la...je reconnais que nous avons une sale maniere de reconnaitre les valeurs de nos lions.quelle position occupons nous deja?je vois aussi l'egypte comme un danger.
BILAKORO:nous sommes a deux longueurs de la CI,notre destin est entre nos mains,il suffit que nous gagnions tout le reste de nos matches et hop nous voila en Allemagne.pour l'egypte,ils sont derriere nous,et nous regardons desormais tout droit devant nous,tu comprends ca???
FAFORO:je comprends mon frere,je vois que tu es toujours sous la colere,alors je prefere te laisser et te retrouver demain en bonne forme.bye bye.
BILAKORO:c'est vrai,tu as coupe ma joie,mais pas grave. A bientot mon type....
FAFORO:Eh,mon ami.c'est comment?plus de bonjour?en plus t'es vetu du drapeau national,vas-tu au defile du 20 mai?ou t'es devenu subitement griot???????
BILAKORO:Mon frere,c'est le couper decaler a la maniere du Petit Denis l'ivoirien.
FAFORO:ah ah,nos lions gagnent et tu danses que le couper decaler?
BILAKORO:Ces ivoiriens nous ont trop gueules.un fanfaron a meme dit qu'il mettrait un terme a sa carriere de footballeur pour se jeter dans la musique si nous nous qualifions,un autre filou a dit qu'avant septembre,ils seraient deja qualifies,et tu me dis que quoi???
FAFORO:je crois qu'il est temps qu'on offre a ce fanfaron quelques maquettes pour qu'en septembre qu'il puisse se produire.Mais papa,nos lions ont mange quoi pour traiter les ecureuiles comme ca non??
BILAKORO:Il faut t'informer hein,lors de leur escale a yaounde,ils ont du embarquer les frites plantains de njombe-Penja,la photo de camfoot montre bien mon gars avec son sachet de chips.
FAFORO:justement,ton pichichi allait encore nous deposer hier.ton autre gars de Geremi la m'etonne beaucoup,decidement il se transforme en buteur chez les lions?
BILAKORO:Laisse le tranquille,que vous le voulez ou non,c'est une piece essentielle de l'equipe,je ne veux pas divulguer la dessus.D'ailleurs,vous avez l'art,l'aptitude et meme la manie de precipiter nos genies en retraire si ce n'est pas les enterrer vivants.Hier c'etait le capitaine,que dirais-je du feu Marco,du grand baresi ou encore de magic pat...et apres c'est toujours vous qui pleurez,changeons de sujet,la tu m'enerves...
FAFORO:pas a ce point la...je reconnais que nous avons une sale maniere de reconnaitre les valeurs de nos lions.quelle position occupons nous deja?je vois aussi l'egypte comme un danger.
BILAKORO:nous sommes a deux longueurs de la CI,notre destin est entre nos mains,il suffit que nous gagnions tout le reste de nos matches et hop nous voila en Allemagne.pour l'egypte,ils sont derriere nous,et nous regardons desormais tout droit devant nous,tu comprends ca???
FAFORO:je comprends mon frere,je vois que tu es toujours sous la colere,alors je prefere te laisser et te retrouver demain en bonne forme.bye bye.
BILAKORO:c'est vrai,tu as coupe ma joie,mais pas grave. A bientot mon type....
PORTRAIT
Le nouveau match de mister George
LE MONDE | 29.12.04 | 13h34 • MIS A JOUR LE 29.12.04 | 16h35
A 12 h 15 par e-mail, découvrez toute l'actualité économique et financière. Abonnez-vous au Monde.fr
George Weah, ancienne star du football international, brigue la présidence de son pays, le Liberia, ravagé par quatorze années de guerre civile.
Cet homme-là est très occupé. Propriétaire d'un restaurant et d'un supermarché aux Etats-Unis, de biens immobiliers dans plusieurs pays africains, ambassadeur du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), George Weah est aussi candidat à l'élection présidentielle de son pays, le Liberia.
Sa carte de visite, imprimée recto verso, témoigne de ses multiples activités : pas moins de cinq numéros de téléphone y figurent.
Ce jour-là , l'ex-joueur de l'AS Monaco et du Paris-Saint-Germain est de passage à Paris. Il est venu régler quelques affaires personnelles comme l'organisation de son jubilé, en juin 2005 à Marseille. Un match de gala qui, pour lui, sera peut-être le dernier avant longtemps... S'il devient président du Liberia quatre mois plus tard, George Weah, 38 ans, aura sans doute moins le loisir de taper dans un ballon.
L'ancien enfant pauvre de Monrovia s'est déclaré candidat à la mi-novembre, rejoignant ainsi quelques dizaines d'autres postulants. Le scrutin est prévu en octobre 2005. Son vainqueur succédera à l'homme d'affaires Gyude Bryant, investi à la tête d'un gouvernement de transition à la suite des accords de paix signés en août 2003.
Un tournant majeur dans l'histoire de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest, où quatorze années de guerre civile ont fait 150 000 morts et entraîné le déplacement d'un million de personnes, soit un tiers de la population. Soumis à des sanctions économiques, le Liberia - toute première république africaine après sa création, en 1847, par des esclaves américains affranchis - est aujourd'hui une nation épuisée. Plus d'un habitant sur deux vit avec moins d'un demi-dollar par jour. Le chômage atteint 80 %.
Quand on lui demande l'origine de cette vocation politique, George Weah explique qu'il est avant tout "un Libérien qui aime son pays". Sa candidature, ajoute-t-il, est également une réponse à "l'appel du peuple". La preuve : le 25 novembre, plusieurs dizaines de milliers de personnes scandant son nom l'ont escorté de l'aéroport au centre de Monrovia.
"Symbole de paix et d'unité entre les communautés", comme il se décrit lui-même, George Weah ne souhaite guère s'étendre sur son projet politique "avant avril, date du début de la campagne". Tiré à quatre épingles - costume anthracite, cravate de circonstance, bague en or et bracelets finement ciselés -, il se contente d'évoquer ses priorités - "la solidarité, la paix, l'éducation et la santé" - et de préciser que "le bon Dieu" est à côté, sans oublier de citer John Fitzgerald Kennedy : "Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, mais demande-toi ce que tu peux faire pour ton pays."
Depuis son retour, il n'est pourtant pas resté inactif. Il a créé un parti, le Congrès pour le changement démocratique, et s'est assuré de l'appui de plusieurs associations civiles. Autres soutiens de poids : les deux radios et la chaîne de télévision privées qu'il possède à Monrovia. Ses proches promettent une campagne spectaculaire : ils aimeraient que Nelson Mandela participe à un meeting et que Yannick Noah donne un concert.
Habitué aux mesquineries parfois brutales du football, l'ancien champion n'a pas tardé non plus à se familiariser avec les crocs-en-jambe politiques. Depuis son entrée en lice, ses opposants ne se privent pas pour s'interroger sur ses capacités à diriger le pays. Grief lui est surtout fait d'avoir quitté l'école trop tôt pour sa carrière sportive. Bref, il ne serait pas assez "éduqué"."Je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'être éduqué pour voir que les gens manquent d'eau potable, qu'ils n'ont pas d'électricité ou que les rues sont en mauvais état, répond-il. Quant à ces hommes politiques qui se disent éduqués, qu'ont-ils fait pour ce pays en cent cinquante-sept ans ? Rien ! Qu'ont-ils apporté au peuple ? Rien ! De quelle éducation se réclament-ils ?"
Celui que ses rivaux jugent également trop naïf serait-il un profane absolu en politique ? Pas si sûr. S'il a passé l'essentiel de sa carrière en Europe, sa vie a toujours été étroitement liée à l'histoire agitée de son pays. Son tout premier transfert annonçait d'ailleurs déjà la couleur...
En cette fin 1987, le footballeur a 21 ans. Deux clubs le convoitent : le Tonnerre de Yaoundé et l'Africa Sport d'Abidjan. Le pays se déchire pour savoir dans quelle équipe, la camerounaise ou l'ivoirienne, doit aller le buteur des Invincible Eleven de Monrovia. Le chef de l'Etat, Samuel K. Doe, s'en mêle, comme le raconte la journaliste Massiré Corea dans sa biographie de George Weah, sortie en 1997 (Weah, Mister George, Editions Amphora). Pas question, pour le dictateur libérien, de laisser partir pareille vedette en Côte d'Ivoire. Doe entretient en effet des relations houleuses avec le président Félix Houphouët-Boigny. Et pour cause : lorsqu'il a pris le pouvoir, en 1980, le sergent-chef libérien a fait assassiner son prédécesseur, William Tolbert, ainsi que son fils, marié à une filleule d'Houphouët-Boigny.
Weah s'installe donc au Cameroun. Il y restera trois ans, avant de recevoir la visite d'Henri Biancheri, le directeur sportif de l'AS Monaco. Celui-ci espère enrôler ce dribbleur hors pair recommandé par Claude Le Roy, le sélectionneur français du Cameroun. Le joueur ne demande qu'à découvrir la Côte d'Azur. Mais il lui faut, cette fois encore, le feu vert du chef de l'Etat. Les tractations auront lieu chez l'ambassadeur du Liberia au Cameroun. "C'était épique, digne d'un film, raconte Claude Le Roy. L'ambassadeur, qui voulait sa commission, n'en avait jamais assez. Il est allé à jusqu'à demander quatre pneus neufs avec leurs enjoliveurs ! Il allait et venait entre son bureau, où nous étions, et la pièce d'à côté, où il téléphonait à Samuel Doe." George Weah pourra rejoindre l'Europe. Le Tonnerre de Yaoundé touchera un peu moins de 1 million de francs. Et l'ambassadeur "30 000 francs" en liquide, se souvient M. Biancheri.
En juillet 1988, le footballeur pose ses valises à l'Hôtel Terminus, en face de la gare de Monaco. Dix-huit mois plus tard, le Front national patriotique du Liberia (NPFL) de Charles Taylor déclenche une rébellion dans le nord-est du pays. Une barbarie sans nom attend le Liberia. Pendant les quatorze années que durera le conflit, George Weah va faire beaucoup parler de lui. Crampons au pied, d'abord. Il marque des buts à foison dans la plupart des clubs où il passe (Monaco, PSG, Milan AC, Chelsea, Marseille...). La même année (1995), il gagne le Ballon d'or France-Football et le titre de meilleur joueur du monde.
Mais comment savourer ces distinctions quand le sang coule à flots sur votre terre natale ? Dans le même temps, le footballeur Weah s'est métamorphosé en "Mister George", un millionnaire à la munificence démonstrative. Il multiplie les donations aux hôpitaux de son pays, aux écoles, à l'université... A chacun de ses séjours à Monrovia, les miséreux convergent devant chez lui en quête d'argent. Sollicité par l'Unicef en 1994 dans le cadre d'une opération de vaccination au Liberia, il est intronisé trois ans plus tard ambassadeur de bonne volonté. D'autres campagnes l'attendent : pour la prévention du sida, pour la démobilisation des enfants soldats...
Aucune cause, à ses yeux, ne mérite d'être ignorée. Même en Europe. "Quand on rentrait de déplacement, George faisait parfois arrêter le car devant la station de RER de Saint-Germain-en-Laye, se remémore Bernard Lama, le gardien du PSG de cette époque. Aux SDF qui dormaient là , il donnait les plateaux-repas auxquels nous n'avions pas touché."
L'attaquant apporte aussi sa contribution au débat sur le racisme dans le football, mais bien malgré lui... En mai 1995, pour ses adieux au PSG, une banderole affiche, dans la tribune Boulogne du Parc des Princes, un message - "Weah, on n'a pas besoin de toi" - avec des "S" écrits à la manière du logo des SS et des "O" en forme de croix celtique. Un an plus tard, avec le Milan AC cette fois, le défenseur portugais Jorge Costa l'insulte en mimant des sauts de singe. Weah réplique d'un coup de tête. Il sera suspendu six matches mais recevra tout de même le Prix du fair-play de la FIFA, dont l'attribution avait été décidée antérieurement...
Pendant toutes ces années, George Weah aide le football de son pays, achetant les maillots et les ballons de l'équipe nationale, payant de sa poche hôtels et déplacements, réglant les dettes de la fédération... Capitaine et "grand frère", il fait la promotion des joueurs libériens auprès des clubs européens. Sept de ses compatriotes passent par son appartement monégasque. Certains feront carrière, comme James Debbah ou Joe Nagbe.
A plusieurs reprises, ce dernier demande également aux fusils libériens de se taire. En janvier 1995, il dédie son Ballon d'or africain aux belligérants dans l'espoir de les voir déposer les armes. Un an plus tard, c'est un plaidoyer pour la paix qu'il publie dans le quotidien italien Tuttosport. Cette même année 1996, sa maison de Monrovia est incendiée par des proches de Charles Taylor. La raison ? Dans une interview, la star du football a souhaité l'intervention d'une force internationale au Liberia. Futur despote élu, Charles Taylor y a vu une provocation. Le souvenir de cet épisode fait aujourd'hui sourire amèrement George Weah. Depuis 2003, le Liberia est en effet sécurisé par 15 000 casques bleus. "Et tout le monde est content de leur présence...", dit-il, entouré d'une poignée de fidèles, parmi lesquels son agent et son directeur de campagne.
Sa course à la présidence est-elle finalement si surprenante que cela ? "Non, c'était sa destinée, répond Bernard Lama. Nous en parlions déjà , à l'époque. On fantasmait un peu. Lui rêvait de prendre le pouvoir au Liberia et moi en Guyane." L'annonce de cette candidature semble en tout cas avoir jeté le trouble dans les coulisses du pouvoir. George Weah jouit en effet d'une popularité à faire rêver tout responsable politique. "Il peut compter sur le soutien d'une foule incroyable, témoigne Zoom Dosso, le correspondant de Radio France internationale (RFI) à Monrovia. Mais ses supporteurs sont pour moitié des jeunes dont la majorité ne sont pas en âge de voter. Il reste que sa candidature est très sérieuse, plus sérieuse que celle des autres candidats parce que Weah a toujours aidé les pauvres, alors que les autres se contentent de discours." Pour Mary Cahill, au siège de l'Unicef, "George, qui est né dans la misère, est également perçu comme le seul Libérien à être devenu millionnaire honnêtement".
Dans un pays où la corruption atteint des sommets, la méfiance à l'égard de la classe politique reste de mise. C'est sans doute pour cette raison que plusieurs partis auraient essayé d'enrôler le champion avant qu'il ne se déclare. "Certains m'ont proposé de les rejoindre en échange de la vice-présidence du pays en cas de victoire, confie-t-il d'un ton calme, jamais véhément. J'ai refusé, car si quelqu'un peut être vice-président il peut tout aussi bien être président. Il faut les mêmes qualités, non ? Ce sont ces mêmes politiciens qui affirment aujourd'hui que je n'ai pas les capacités pour gouverner, alors que je les avais pour être vice-président !"
Un autre reproche est avancé par ses rivaux : son instabilité religieuse. Né chrétien, il s'est converti à l'islam en 1989 sous l'influence probable de son manager, Alhadjy Sidibay, avant de revenir au christianisme en 1995, au lendemain de la mort de sa grand-mère, qui l'avait élevé en compagnie d'une dizaine de frères, cousins et cousines.
"Si je suis élu,promet l'ancien footballeur, je serai le père et le frère de tous les Libériens." De tous ? Même de Charles Taylor, le tyran en exil dont les proches cohabitent au sein du gouvernement de transition avec les deux autres factions précédemment en guerre ? "Je n'ai pas de problème avec Charles Taylor, affirme George Weah. J'ai pardonné à ceux qui ont brûlé ma maison." "Je suis un enfant de Mandela", ajoute ce fan de reggae, avant de scander ce qui pourrait être son slogan de campagne : "forget and rebuilt" ("oublier et reconstruire").
S'il est élu, sa première mesure consistera à installer l'électricité et l'eau courante au Liberia. Son équipe de campagne prospecte actuellement auprès de compagnies européennes et américaines d'eau et d'énergie, en vue du futur marché. Et s'il ne devient pas président ? Il pourra toujours retrouver son rôle d'ambassadeur de l'Unicef, abandonné le temps de la campagne. Ou revenir aux plaisirs du ballon rond, en regardant grandir son fils George Junior, 17 ans, apprenti footballeur au Milan AC. "Un bon joueur, assure le père. Mais il doit encore progresser."
Frédéric Potet
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 30.12.04
Le nouveau match de mister George
LE MONDE | 29.12.04 | 13h34 • MIS A JOUR LE 29.12.04 | 16h35
A 12 h 15 par e-mail, découvrez toute l'actualité économique et financière. Abonnez-vous au Monde.fr
George Weah, ancienne star du football international, brigue la présidence de son pays, le Liberia, ravagé par quatorze années de guerre civile.
Cet homme-là est très occupé. Propriétaire d'un restaurant et d'un supermarché aux Etats-Unis, de biens immobiliers dans plusieurs pays africains, ambassadeur du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), George Weah est aussi candidat à l'élection présidentielle de son pays, le Liberia.
Sa carte de visite, imprimée recto verso, témoigne de ses multiples activités : pas moins de cinq numéros de téléphone y figurent.
Ce jour-là , l'ex-joueur de l'AS Monaco et du Paris-Saint-Germain est de passage à Paris. Il est venu régler quelques affaires personnelles comme l'organisation de son jubilé, en juin 2005 à Marseille. Un match de gala qui, pour lui, sera peut-être le dernier avant longtemps... S'il devient président du Liberia quatre mois plus tard, George Weah, 38 ans, aura sans doute moins le loisir de taper dans un ballon.
L'ancien enfant pauvre de Monrovia s'est déclaré candidat à la mi-novembre, rejoignant ainsi quelques dizaines d'autres postulants. Le scrutin est prévu en octobre 2005. Son vainqueur succédera à l'homme d'affaires Gyude Bryant, investi à la tête d'un gouvernement de transition à la suite des accords de paix signés en août 2003.
Un tournant majeur dans l'histoire de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest, où quatorze années de guerre civile ont fait 150 000 morts et entraîné le déplacement d'un million de personnes, soit un tiers de la population. Soumis à des sanctions économiques, le Liberia - toute première république africaine après sa création, en 1847, par des esclaves américains affranchis - est aujourd'hui une nation épuisée. Plus d'un habitant sur deux vit avec moins d'un demi-dollar par jour. Le chômage atteint 80 %.
Quand on lui demande l'origine de cette vocation politique, George Weah explique qu'il est avant tout "un Libérien qui aime son pays". Sa candidature, ajoute-t-il, est également une réponse à "l'appel du peuple". La preuve : le 25 novembre, plusieurs dizaines de milliers de personnes scandant son nom l'ont escorté de l'aéroport au centre de Monrovia.
"Symbole de paix et d'unité entre les communautés", comme il se décrit lui-même, George Weah ne souhaite guère s'étendre sur son projet politique "avant avril, date du début de la campagne". Tiré à quatre épingles - costume anthracite, cravate de circonstance, bague en or et bracelets finement ciselés -, il se contente d'évoquer ses priorités - "la solidarité, la paix, l'éducation et la santé" - et de préciser que "le bon Dieu" est à côté, sans oublier de citer John Fitzgerald Kennedy : "Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, mais demande-toi ce que tu peux faire pour ton pays."
Depuis son retour, il n'est pourtant pas resté inactif. Il a créé un parti, le Congrès pour le changement démocratique, et s'est assuré de l'appui de plusieurs associations civiles. Autres soutiens de poids : les deux radios et la chaîne de télévision privées qu'il possède à Monrovia. Ses proches promettent une campagne spectaculaire : ils aimeraient que Nelson Mandela participe à un meeting et que Yannick Noah donne un concert.
Habitué aux mesquineries parfois brutales du football, l'ancien champion n'a pas tardé non plus à se familiariser avec les crocs-en-jambe politiques. Depuis son entrée en lice, ses opposants ne se privent pas pour s'interroger sur ses capacités à diriger le pays. Grief lui est surtout fait d'avoir quitté l'école trop tôt pour sa carrière sportive. Bref, il ne serait pas assez "éduqué"."Je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'être éduqué pour voir que les gens manquent d'eau potable, qu'ils n'ont pas d'électricité ou que les rues sont en mauvais état, répond-il. Quant à ces hommes politiques qui se disent éduqués, qu'ont-ils fait pour ce pays en cent cinquante-sept ans ? Rien ! Qu'ont-ils apporté au peuple ? Rien ! De quelle éducation se réclament-ils ?"
Celui que ses rivaux jugent également trop naïf serait-il un profane absolu en politique ? Pas si sûr. S'il a passé l'essentiel de sa carrière en Europe, sa vie a toujours été étroitement liée à l'histoire agitée de son pays. Son tout premier transfert annonçait d'ailleurs déjà la couleur...
En cette fin 1987, le footballeur a 21 ans. Deux clubs le convoitent : le Tonnerre de Yaoundé et l'Africa Sport d'Abidjan. Le pays se déchire pour savoir dans quelle équipe, la camerounaise ou l'ivoirienne, doit aller le buteur des Invincible Eleven de Monrovia. Le chef de l'Etat, Samuel K. Doe, s'en mêle, comme le raconte la journaliste Massiré Corea dans sa biographie de George Weah, sortie en 1997 (Weah, Mister George, Editions Amphora). Pas question, pour le dictateur libérien, de laisser partir pareille vedette en Côte d'Ivoire. Doe entretient en effet des relations houleuses avec le président Félix Houphouët-Boigny. Et pour cause : lorsqu'il a pris le pouvoir, en 1980, le sergent-chef libérien a fait assassiner son prédécesseur, William Tolbert, ainsi que son fils, marié à une filleule d'Houphouët-Boigny.
Weah s'installe donc au Cameroun. Il y restera trois ans, avant de recevoir la visite d'Henri Biancheri, le directeur sportif de l'AS Monaco. Celui-ci espère enrôler ce dribbleur hors pair recommandé par Claude Le Roy, le sélectionneur français du Cameroun. Le joueur ne demande qu'à découvrir la Côte d'Azur. Mais il lui faut, cette fois encore, le feu vert du chef de l'Etat. Les tractations auront lieu chez l'ambassadeur du Liberia au Cameroun. "C'était épique, digne d'un film, raconte Claude Le Roy. L'ambassadeur, qui voulait sa commission, n'en avait jamais assez. Il est allé à jusqu'à demander quatre pneus neufs avec leurs enjoliveurs ! Il allait et venait entre son bureau, où nous étions, et la pièce d'à côté, où il téléphonait à Samuel Doe." George Weah pourra rejoindre l'Europe. Le Tonnerre de Yaoundé touchera un peu moins de 1 million de francs. Et l'ambassadeur "30 000 francs" en liquide, se souvient M. Biancheri.
En juillet 1988, le footballeur pose ses valises à l'Hôtel Terminus, en face de la gare de Monaco. Dix-huit mois plus tard, le Front national patriotique du Liberia (NPFL) de Charles Taylor déclenche une rébellion dans le nord-est du pays. Une barbarie sans nom attend le Liberia. Pendant les quatorze années que durera le conflit, George Weah va faire beaucoup parler de lui. Crampons au pied, d'abord. Il marque des buts à foison dans la plupart des clubs où il passe (Monaco, PSG, Milan AC, Chelsea, Marseille...). La même année (1995), il gagne le Ballon d'or France-Football et le titre de meilleur joueur du monde.
Mais comment savourer ces distinctions quand le sang coule à flots sur votre terre natale ? Dans le même temps, le footballeur Weah s'est métamorphosé en "Mister George", un millionnaire à la munificence démonstrative. Il multiplie les donations aux hôpitaux de son pays, aux écoles, à l'université... A chacun de ses séjours à Monrovia, les miséreux convergent devant chez lui en quête d'argent. Sollicité par l'Unicef en 1994 dans le cadre d'une opération de vaccination au Liberia, il est intronisé trois ans plus tard ambassadeur de bonne volonté. D'autres campagnes l'attendent : pour la prévention du sida, pour la démobilisation des enfants soldats...
Aucune cause, à ses yeux, ne mérite d'être ignorée. Même en Europe. "Quand on rentrait de déplacement, George faisait parfois arrêter le car devant la station de RER de Saint-Germain-en-Laye, se remémore Bernard Lama, le gardien du PSG de cette époque. Aux SDF qui dormaient là , il donnait les plateaux-repas auxquels nous n'avions pas touché."
L'attaquant apporte aussi sa contribution au débat sur le racisme dans le football, mais bien malgré lui... En mai 1995, pour ses adieux au PSG, une banderole affiche, dans la tribune Boulogne du Parc des Princes, un message - "Weah, on n'a pas besoin de toi" - avec des "S" écrits à la manière du logo des SS et des "O" en forme de croix celtique. Un an plus tard, avec le Milan AC cette fois, le défenseur portugais Jorge Costa l'insulte en mimant des sauts de singe. Weah réplique d'un coup de tête. Il sera suspendu six matches mais recevra tout de même le Prix du fair-play de la FIFA, dont l'attribution avait été décidée antérieurement...
Pendant toutes ces années, George Weah aide le football de son pays, achetant les maillots et les ballons de l'équipe nationale, payant de sa poche hôtels et déplacements, réglant les dettes de la fédération... Capitaine et "grand frère", il fait la promotion des joueurs libériens auprès des clubs européens. Sept de ses compatriotes passent par son appartement monégasque. Certains feront carrière, comme James Debbah ou Joe Nagbe.
A plusieurs reprises, ce dernier demande également aux fusils libériens de se taire. En janvier 1995, il dédie son Ballon d'or africain aux belligérants dans l'espoir de les voir déposer les armes. Un an plus tard, c'est un plaidoyer pour la paix qu'il publie dans le quotidien italien Tuttosport. Cette même année 1996, sa maison de Monrovia est incendiée par des proches de Charles Taylor. La raison ? Dans une interview, la star du football a souhaité l'intervention d'une force internationale au Liberia. Futur despote élu, Charles Taylor y a vu une provocation. Le souvenir de cet épisode fait aujourd'hui sourire amèrement George Weah. Depuis 2003, le Liberia est en effet sécurisé par 15 000 casques bleus. "Et tout le monde est content de leur présence...", dit-il, entouré d'une poignée de fidèles, parmi lesquels son agent et son directeur de campagne.
Sa course à la présidence est-elle finalement si surprenante que cela ? "Non, c'était sa destinée, répond Bernard Lama. Nous en parlions déjà , à l'époque. On fantasmait un peu. Lui rêvait de prendre le pouvoir au Liberia et moi en Guyane." L'annonce de cette candidature semble en tout cas avoir jeté le trouble dans les coulisses du pouvoir. George Weah jouit en effet d'une popularité à faire rêver tout responsable politique. "Il peut compter sur le soutien d'une foule incroyable, témoigne Zoom Dosso, le correspondant de Radio France internationale (RFI) à Monrovia. Mais ses supporteurs sont pour moitié des jeunes dont la majorité ne sont pas en âge de voter. Il reste que sa candidature est très sérieuse, plus sérieuse que celle des autres candidats parce que Weah a toujours aidé les pauvres, alors que les autres se contentent de discours." Pour Mary Cahill, au siège de l'Unicef, "George, qui est né dans la misère, est également perçu comme le seul Libérien à être devenu millionnaire honnêtement".
Dans un pays où la corruption atteint des sommets, la méfiance à l'égard de la classe politique reste de mise. C'est sans doute pour cette raison que plusieurs partis auraient essayé d'enrôler le champion avant qu'il ne se déclare. "Certains m'ont proposé de les rejoindre en échange de la vice-présidence du pays en cas de victoire, confie-t-il d'un ton calme, jamais véhément. J'ai refusé, car si quelqu'un peut être vice-président il peut tout aussi bien être président. Il faut les mêmes qualités, non ? Ce sont ces mêmes politiciens qui affirment aujourd'hui que je n'ai pas les capacités pour gouverner, alors que je les avais pour être vice-président !"
Un autre reproche est avancé par ses rivaux : son instabilité religieuse. Né chrétien, il s'est converti à l'islam en 1989 sous l'influence probable de son manager, Alhadjy Sidibay, avant de revenir au christianisme en 1995, au lendemain de la mort de sa grand-mère, qui l'avait élevé en compagnie d'une dizaine de frères, cousins et cousines.
"Si je suis élu,promet l'ancien footballeur, je serai le père et le frère de tous les Libériens." De tous ? Même de Charles Taylor, le tyran en exil dont les proches cohabitent au sein du gouvernement de transition avec les deux autres factions précédemment en guerre ? "Je n'ai pas de problème avec Charles Taylor, affirme George Weah. J'ai pardonné à ceux qui ont brûlé ma maison." "Je suis un enfant de Mandela", ajoute ce fan de reggae, avant de scander ce qui pourrait être son slogan de campagne : "forget and rebuilt" ("oublier et reconstruire").
S'il est élu, sa première mesure consistera à installer l'électricité et l'eau courante au Liberia. Son équipe de campagne prospecte actuellement auprès de compagnies européennes et américaines d'eau et d'énergie, en vue du futur marché. Et s'il ne devient pas président ? Il pourra toujours retrouver son rôle d'ambassadeur de l'Unicef, abandonné le temps de la campagne. Ou revenir aux plaisirs du ballon rond, en regardant grandir son fils George Junior, 17 ans, apprenti footballeur au Milan AC. "Un bon joueur, assure le père. Mais il doit encore progresser."
Frédéric Potet
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 30.12.04
Les gars près de Marseille pourront participer au match du Jubilé de Georges Wéah le 11 juin (samedi)...
http://www.georgesweah.com/
http://www.georgesweah.com/
@TOUS
N'est-ce pa j'avais dit?Eva réapparaît, SALOMON n'est pas loin
N'est-ce pa j'avais dit?Eva réapparaît, SALOMON n'est pas loin
man j trouve que la nat est en train de retrouver peti a petit sa verve d'antan et que d'ici peu on renoura avec le voyage sur mars car le coach semble enfin avoir les mains libre pourvu que ça dure .les gens aiment acréer les embouteillages partout question d'affabuler pour se faire important.faut pas que les gens legitiment leurs faiblesses par des affabulations du genre le cameroun a négocié la défaite ivoirienne henri michel a fait sortir tel ou tel joueur .tout ça c'est des foutaises .les gens n'aiment pas les gens mais nous avançons
@Puems (Ultra."") le journal madrilène As à mon avis a décidé de créer des problèmes entre Rijkaard et Eto'o, et c'est une cabale contre Eto'o, parce que évidemment ils veulent qu'il quitte l'Espagne, puisque depuis deux ans, et surtout cette année, il a empêché le Réal de gagner le championnat.
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J'ai lu la semaine dernière un article de ce média (que j'ai d'ailleurs traduis et posté ici) qui disait que Eto'o dans une interview à Sport était très diplomate et félicitait Forlan et remerciait ses collègues.
Mais ils ajoutaient que celui ci au fond de lui (là ils sont subjectifs, car ils ne sont pas dans son coeur, même si c'est compréhensible) il en voulait à 3 coupables qui ont fait qu'il n'ait pas le pichichi etc...
-Rijkaard qui n'a pas aligné la meilleure équipe en fin de champ..
- Laporta et le Barça qui ne l'ont pas soutemu pour défendre son 25ième but
-ses coéquipiers qui avaient offert trois buts à Forlan au Nou Camp (ils s'en serait pris à Puyol selon As).
Mais ce qu'il faut dire c'est que Eto'o n'a donné aucune interview dans laquelle il disait quoique ce soit, or vous connaisez Eto'o, non seulement, il a de nombreuses demandes d'interviews , mais comme il aime parler il l'aurait dit quelque part.
Ces affirmations de As ont d'ailleurs été reprises par sky en Angleterre (les spécialistes en création d'interview) sans que je ne saches quel média a pris l'info chez l,autre.
Dans l'article de As (Frank rijjkaard donne le feu vert pour un transfert de Eto'o), ils reprennent un peu les mêmes raisons de la facherie de Eto'o, notamment contre Rijkaard, en ajoutant que selon des sources proches de Rijkaard, Eto'o aurat fait tout pour évité Rijkaard pendant les deux dernières semaines de championnat pour ne pas avoir à le saluer.
En apprenant juste après la conquête du titre que Rijkaard avait l'intention d'aligner une équipe différente, il lui aurait reproché cette envie en disant qu'il affaiblirait l'équipe et que cela amenuiserait ses chances de gagner le Pichichi et le Soulier d'OR. Le hollandai lui aurait répondu que il n'y avait pas de star dans les vestiaires, que le Barça est une équipe et que son obligation était de voir le bien du collectif.
(personnellement je ne vois pas de rapport avec la star dans les vestiaires comme réponse au reproche de Eto'o et à une envie légitime de Eto'o, et puis je n'en vois pas non plus avec le bien du collectif, puisque le collectif a déja gagné le seul titre nécessaire. Rijkaard avait d'ailleurs dit que après le titre, ils s'occuperait de faire gagner des récompenses individuelles, et il a fait que le gardien Valdées ne joue pas les derniers matches pour s'assurer le Zamorra).
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Selon As, eto'o serait sorti de là en colère et aurait demandé à ses représentants d'écouter les offres de Chelsea pour connaitre sa valeur sur le marché, et mettre la pression à Laporta. Rijkaard de son coté aurait dit à Laporta qu'il ne s'opposerait pas à la vente de Eto'o si le président le souhaitait, à condition qu'il recrute un autre buteur . "le seul que je veux c'est Thierry Henry" aurait ajouté Rijkaard (simplement, pour l''instant on sait que Laporta ne veut pas vendre Eto'o et que en ce moment le représenatant de EtO'o négocie l'amélioration de ses conditions contractuelles
, et de plus, la réponse de Rijkaard lorsque il parle de Henry est sortie de son contexte. Des intermédiaires anglais lui avaient proposé Vieira, il avait dit non. Dans un article paru dans Marca (autre média madrilène) il disait donc que à Arsenal, pour Vieira c'était "non, merci2, que celui qu'il voulait c'était Henry, mais il n yavait as de rapport avec Eto'o. on ne trouvera pas d'article ou il dit que Henry vienne à la place de Eto'o.
dans le même article, ils disent que Laporta est devant un dilemme :
1 - si il vend Eto'o , une partie des supporters le remerciera
- mais si il ne le fait pas, il aura en la personne de Eto'o une bombe à retardement . En plus à prix d'or, puique Eto'o demande déja une prime pour avoir été si efficace.
Enfin, ils rappellent tout de même les résultats d'un sondage organisé par le site officiel du Barça, qui demandait aux socios et aux aficionados du club quel est le joueur ayant été le MVP du bBarça cette saison. Résultat :
Etoo (34 pour cent des votes), Deco (29 %), Ronaldinho (16 %), Puyol (11 %) y Valdés (3 %). Le club a chosi un des votants qui recevra un maillot du 9 barcelonais signé par Eto'o, et celui qui l'a gagnéà été chanceux puisque il avait choisi Eto'o. La conclusion de As, "vu comment vont les choses vont avec Eto'o, il se peut que ce soit le dernier maillot que signe Eto'o".
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On voit donc à mon avis dans cet article des vues de l'esprit et des souhaits du journal de voir Eto'o partir.
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J'ai lu la semaine dernière un article de ce média (que j'ai d'ailleurs traduis et posté ici) qui disait que Eto'o dans une interview à Sport était très diplomate et félicitait Forlan et remerciait ses collègues.
Mais ils ajoutaient que celui ci au fond de lui (là ils sont subjectifs, car ils ne sont pas dans son coeur, même si c'est compréhensible) il en voulait à 3 coupables qui ont fait qu'il n'ait pas le pichichi etc...
-Rijkaard qui n'a pas aligné la meilleure équipe en fin de champ..
- Laporta et le Barça qui ne l'ont pas soutemu pour défendre son 25ième but
-ses coéquipiers qui avaient offert trois buts à Forlan au Nou Camp (ils s'en serait pris à Puyol selon As).
Mais ce qu'il faut dire c'est que Eto'o n'a donné aucune interview dans laquelle il disait quoique ce soit, or vous connaisez Eto'o, non seulement, il a de nombreuses demandes d'interviews , mais comme il aime parler il l'aurait dit quelque part.
Ces affirmations de As ont d'ailleurs été reprises par sky en Angleterre (les spécialistes en création d'interview) sans que je ne saches quel média a pris l'info chez l,autre.
Dans l'article de As (Frank rijjkaard donne le feu vert pour un transfert de Eto'o), ils reprennent un peu les mêmes raisons de la facherie de Eto'o, notamment contre Rijkaard, en ajoutant que selon des sources proches de Rijkaard, Eto'o aurat fait tout pour évité Rijkaard pendant les deux dernières semaines de championnat pour ne pas avoir à le saluer.
En apprenant juste après la conquête du titre que Rijkaard avait l'intention d'aligner une équipe différente, il lui aurait reproché cette envie en disant qu'il affaiblirait l'équipe et que cela amenuiserait ses chances de gagner le Pichichi et le Soulier d'OR. Le hollandai lui aurait répondu que il n'y avait pas de star dans les vestiaires, que le Barça est une équipe et que son obligation était de voir le bien du collectif.
(personnellement je ne vois pas de rapport avec la star dans les vestiaires comme réponse au reproche de Eto'o et à une envie légitime de Eto'o, et puis je n'en vois pas non plus avec le bien du collectif, puisque le collectif a déja gagné le seul titre nécessaire. Rijkaard avait d'ailleurs dit que après le titre, ils s'occuperait de faire gagner des récompenses individuelles, et il a fait que le gardien Valdées ne joue pas les derniers matches pour s'assurer le Zamorra).
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Selon As, eto'o serait sorti de là en colère et aurait demandé à ses représentants d'écouter les offres de Chelsea pour connaitre sa valeur sur le marché, et mettre la pression à Laporta. Rijkaard de son coté aurait dit à Laporta qu'il ne s'opposerait pas à la vente de Eto'o si le président le souhaitait, à condition qu'il recrute un autre buteur . "le seul que je veux c'est Thierry Henry" aurait ajouté Rijkaard (simplement, pour l''instant on sait que Laporta ne veut pas vendre Eto'o et que en ce moment le représenatant de EtO'o négocie l'amélioration de ses conditions contractuelles
, et de plus, la réponse de Rijkaard lorsque il parle de Henry est sortie de son contexte. Des intermédiaires anglais lui avaient proposé Vieira, il avait dit non. Dans un article paru dans Marca (autre média madrilène) il disait donc que à Arsenal, pour Vieira c'était "non, merci2, que celui qu'il voulait c'était Henry, mais il n yavait as de rapport avec Eto'o. on ne trouvera pas d'article ou il dit que Henry vienne à la place de Eto'o.
dans le même article, ils disent que Laporta est devant un dilemme :
1 - si il vend Eto'o , une partie des supporters le remerciera
- mais si il ne le fait pas, il aura en la personne de Eto'o une bombe à retardement . En plus à prix d'or, puique Eto'o demande déja une prime pour avoir été si efficace.
Enfin, ils rappellent tout de même les résultats d'un sondage organisé par le site officiel du Barça, qui demandait aux socios et aux aficionados du club quel est le joueur ayant été le MVP du bBarça cette saison. Résultat :
Etoo (34 pour cent des votes), Deco (29 %), Ronaldinho (16 %), Puyol (11 %) y Valdés (3 %). Le club a chosi un des votants qui recevra un maillot du 9 barcelonais signé par Eto'o, et celui qui l'a gagnéà été chanceux puisque il avait choisi Eto'o. La conclusion de As, "vu comment vont les choses vont avec Eto'o, il se peut que ce soit le dernier maillot que signe Eto'o".
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On voit donc à mon avis dans cet article des vues de l'esprit et des souhaits du journal de voir Eto'o partir.
J'AI VOULU WRITE lemignon,mais ma machine disjoncte....

