443603 messages.
@Tous suite
Vous parlez tantôt du comportement des supporters ivoiriens qui sont restés dignes dans la défaite. Comment appréciez-vous la réaction des supporters camerounais après l'élimination des Lions Indomptables ?
Là aussi, je comprends la réaction des fans des Lions. Même si je condamne certains dérapages, il faut retenir que le souhait de ceux-ci était de voir leur équipe se qualifier pour la cinquième fois de son histoire, pour la phase finale de la Coupe du monde. Malheureusement ce rêve s'est brisé au moment où on s'y attendait le moins. C'est donc normal que les supporters soient en colère. Mais ce qu'il faut retenir, c'est que le football reste avant tout un jeu. On peut gagner aujourd'hui et perdre demain et vice-versa. Le public camerounais est exigeant parce que les Lions lui ont habitué aux victoires. Chaque jour, les supporters en demandent. Lorsqu'il y a un résultat autre que la victoire, cela crée un séisme. Après le match contre l'Egypte, nous avons été bloqués dans les vestiaires pendant plus de 3 heures. Il a fallu l'intervention de la police pour nous extraire des griffes des supporters. Je n'en veux pas aux supporters camerounais qui nous ont toujours applaudis lorsque nous remportons des victoires. Leur réaction après la défaite face à l’Egypte est l'_expression du degré d'amour qu'ils ont pour nous. Seulement, je voudrais dire aux fans des Lions qu'il faut éviter de tout détruire après une défaite. Car on est toujours ensemble.
Vous parlez tantôt du comportement des supporters ivoiriens qui sont restés dignes dans la défaite. Comment appréciez-vous la réaction des supporters camerounais après l'élimination des Lions Indomptables ?
Là aussi, je comprends la réaction des fans des Lions. Même si je condamne certains dérapages, il faut retenir que le souhait de ceux-ci était de voir leur équipe se qualifier pour la cinquième fois de son histoire, pour la phase finale de la Coupe du monde. Malheureusement ce rêve s'est brisé au moment où on s'y attendait le moins. C'est donc normal que les supporters soient en colère. Mais ce qu'il faut retenir, c'est que le football reste avant tout un jeu. On peut gagner aujourd'hui et perdre demain et vice-versa. Le public camerounais est exigeant parce que les Lions lui ont habitué aux victoires. Chaque jour, les supporters en demandent. Lorsqu'il y a un résultat autre que la victoire, cela crée un séisme. Après le match contre l'Egypte, nous avons été bloqués dans les vestiaires pendant plus de 3 heures. Il a fallu l'intervention de la police pour nous extraire des griffes des supporters. Je n'en veux pas aux supporters camerounais qui nous ont toujours applaudis lorsque nous remportons des victoires. Leur réaction après la défaite face à l’Egypte est l'_expression du degré d'amour qu'ils ont pour nous. Seulement, je voudrais dire aux fans des Lions qu'il faut éviter de tout détruire après une défaite. Car on est toujours ensemble.
@Tous suite
Les Camerounais ne sont pas les seuls à vivre un tel cauchemar. Le 5 septembre à Abidjan, vous avez endeuillé le peuple ivoirien. Selon vous, qu'est-ce qui a constitué la force des Lions ce jour-là face aux Eléphants ?
Nous avons battu les Eléphants à Abidjan le 4 septembre parce que nous avons eu plus de chances. Nous étions très déterminés. L'enjeu était énorme. Il nous fallait battre absolument la Côte d'Ivoire pour espérer être au Mondial. Avant le rendez-vous d'Abidjan, les Eléphants avaient deux points d'avance sur les Lions Indomptables. Il fallait absolument une victoire au Cameroun pour annuler ces deux points et surtout diriger les débats au niveau du groupe 3. Nous avons donc forcé le destin. Avec un peu plus de chance, nous avons obtenu la victoire. Cependant les Eléphants n'ont pas démérité. Pour moi, c'est Dieu qui nous a donnés la victoire à Abidjan le 4 septembre. Ce que je voudrais aussi faire remarquer, c'est que j'ai été personnellement séduit par l'accueil du public. C'était la première fois de jouer au stade Houphouët-Boigny. L'on m'avait de tout temps parlé de l'ambiance dans les gradins lorsque les Eléphants jouent. Et j'ai eu l'occasion de découvrir que les Ivoiriens aiment leur équipe nationale. Même dans les moments difficiles, comme ce fut le cas ce jour-là , les supporters ivoiriens applaudissaient leurs joueurs. J'ai beaucoup apprécié cette façon de supporter des Ivoiriens. Ailleurs, précisément à Yaoundé, lorsque l'équipe joue mal ou elle est menée, ce sont des sifflements ou des injures que les joueurs reçoivent. L'ambiance créée dans les gradins par les supporters ivoiriens a déculpé nos ardeurs sur le terrain. Nous étions déchaînés. Nous nous sentions dans notre jardin. Et comme l'équipe nationale du Cameroun s'exprime mieux à l'extérieur, les conditions créées par les Ivoiriens ont favorisé notre victoire. A la fin du match, j'étais heureux d'avoir remporté la victoire. Cependant j'avais beaucoup de peine pour les Ivoiriens qui étaient en larmes. Je vois encore l'image de Didier Drogba et des autres joueurs s'effondrer après le match. Par rapport à la situation de guerre que vit la Côte d'Ivoire, une victoire des Eléphants ce jour-là aurait apporté beaucoup aux Ivoiriens. Mais Dieu seul sait pourquoi, il a différé la fête.
Les Camerounais ne sont pas les seuls à vivre un tel cauchemar. Le 5 septembre à Abidjan, vous avez endeuillé le peuple ivoirien. Selon vous, qu'est-ce qui a constitué la force des Lions ce jour-là face aux Eléphants ?
Nous avons battu les Eléphants à Abidjan le 4 septembre parce que nous avons eu plus de chances. Nous étions très déterminés. L'enjeu était énorme. Il nous fallait battre absolument la Côte d'Ivoire pour espérer être au Mondial. Avant le rendez-vous d'Abidjan, les Eléphants avaient deux points d'avance sur les Lions Indomptables. Il fallait absolument une victoire au Cameroun pour annuler ces deux points et surtout diriger les débats au niveau du groupe 3. Nous avons donc forcé le destin. Avec un peu plus de chance, nous avons obtenu la victoire. Cependant les Eléphants n'ont pas démérité. Pour moi, c'est Dieu qui nous a donnés la victoire à Abidjan le 4 septembre. Ce que je voudrais aussi faire remarquer, c'est que j'ai été personnellement séduit par l'accueil du public. C'était la première fois de jouer au stade Houphouët-Boigny. L'on m'avait de tout temps parlé de l'ambiance dans les gradins lorsque les Eléphants jouent. Et j'ai eu l'occasion de découvrir que les Ivoiriens aiment leur équipe nationale. Même dans les moments difficiles, comme ce fut le cas ce jour-là , les supporters ivoiriens applaudissaient leurs joueurs. J'ai beaucoup apprécié cette façon de supporter des Ivoiriens. Ailleurs, précisément à Yaoundé, lorsque l'équipe joue mal ou elle est menée, ce sont des sifflements ou des injures que les joueurs reçoivent. L'ambiance créée dans les gradins par les supporters ivoiriens a déculpé nos ardeurs sur le terrain. Nous étions déchaînés. Nous nous sentions dans notre jardin. Et comme l'équipe nationale du Cameroun s'exprime mieux à l'extérieur, les conditions créées par les Ivoiriens ont favorisé notre victoire. A la fin du match, j'étais heureux d'avoir remporté la victoire. Cependant j'avais beaucoup de peine pour les Ivoiriens qui étaient en larmes. Je vois encore l'image de Didier Drogba et des autres joueurs s'effondrer après le match. Par rapport à la situation de guerre que vit la Côte d'Ivoire, une victoire des Eléphants ce jour-là aurait apporté beaucoup aux Ivoiriens. Mais Dieu seul sait pourquoi, il a différé la fête.
@tous suite
Parlons à présent des Lions Indomptables du Cameroun qui ne participeront pas à la prochaine coupe du monde en Allemagne. Comment avez-vous ressenti cette élimination ?
J'ai vécu un véritable drame. C'était d'ailleurs pareil pour mes autres coéquipiers. Tous, avons terriblement souffert de notre élimination. La situation était difficile à gérer. Nous avons pris goût à participer à la coupe du monde. Et nous rêvions d'une cinquième participation à cette compétition. Malheureusement ce rêve s'est brisé. Sportivement, nous avons accepté le verdict. Mais j'avoue que le choc a été terrible à supporter. J'ai pleuré comme un gamin. Je m'étais enfermé dans la chambre pour pleurer à chaudes larmes. Il a fallu l'intervention de ma maman pour me calmer. Elle a frappé à la porte et elle m'a dit : "écoute mon fils, quand ton père est mort, tu n'as pas pleuré aussi longtemps. Arrête donc de couler des larmes". Cela m'a donc refroidi. C'est pour vous dire que j'ai terriblement ressenti le choc. Avec le temps, j'ai réussi à évacuer la douleur. Ce qu'il faut retenir, la vie d'un joueur ou d'une équipe nationale ne s'arrête pas à une défaite. Il faut se soumettre à la volonté de Dieu et surtout apporter son soutien aux équipes qui représenteront l'Afrique à la prochaine coupe du monde. Notre souhait est que les pays qualifiés représentent dignement notre continent. Car une bonne performance des représentants africains pourrait permettre à l'Afrique de bénéficier d'autres avantages. Notre élimination nous a permis de comprendre qu'au football, rien n'est gagné d'avance. Qu'il faut surtout éviter de faire la fête avant le moment indiqué. Les Camerounais n'ont pas compris cela. Nous l'avons donc appris à nos dépens
Parlons à présent des Lions Indomptables du Cameroun qui ne participeront pas à la prochaine coupe du monde en Allemagne. Comment avez-vous ressenti cette élimination ?
J'ai vécu un véritable drame. C'était d'ailleurs pareil pour mes autres coéquipiers. Tous, avons terriblement souffert de notre élimination. La situation était difficile à gérer. Nous avons pris goût à participer à la coupe du monde. Et nous rêvions d'une cinquième participation à cette compétition. Malheureusement ce rêve s'est brisé. Sportivement, nous avons accepté le verdict. Mais j'avoue que le choc a été terrible à supporter. J'ai pleuré comme un gamin. Je m'étais enfermé dans la chambre pour pleurer à chaudes larmes. Il a fallu l'intervention de ma maman pour me calmer. Elle a frappé à la porte et elle m'a dit : "écoute mon fils, quand ton père est mort, tu n'as pas pleuré aussi longtemps. Arrête donc de couler des larmes". Cela m'a donc refroidi. C'est pour vous dire que j'ai terriblement ressenti le choc. Avec le temps, j'ai réussi à évacuer la douleur. Ce qu'il faut retenir, la vie d'un joueur ou d'une équipe nationale ne s'arrête pas à une défaite. Il faut se soumettre à la volonté de Dieu et surtout apporter son soutien aux équipes qui représenteront l'Afrique à la prochaine coupe du monde. Notre souhait est que les pays qualifiés représentent dignement notre continent. Car une bonne performance des représentants africains pourrait permettre à l'Afrique de bénéficier d'autres avantages. Notre élimination nous a permis de comprendre qu'au football, rien n'est gagné d'avance. Qu'il faut surtout éviter de faire la fête avant le moment indiqué. Les Camerounais n'ont pas compris cela. Nous l'avons donc appris à nos dépens
@tous suite
Le football turc n'est pas trop coté. D'aucuns pensent même que n'évoluent dans le championnat turc que les joueurs en fin de carrière. Partagez-vous ce sentiment ? Quelle comparaison pouvez-vous faire entre le football turc et celui des autres pays européens, notamment la France et l'Italie où vous avez évolué?
Chaque pays a ses caractéristiques propres. Il est difficile dans ce cas de faire une comparaison. Dans un pays donné, le niveau du jeu ou du moins les traits qui caractérisent le football de ce pays sont liés à la culture. En France, l'on privilégie les gestes techniques. Par contre en Italie, il faut être physiquement au point pour tenir le coup. Le championnat turc prend en compte ces deux éléments. Cependant, l'aptitude physique prend le pas sur les gestes techniques. En Turquie, le vrai handicap, c'est que le championnat est peu médiatisé. A l'extérieur, l'on a peu d'informations sur les performances des athlètes et des équipes turques. C'est ce qui fait peut-être dire à certaines personnes que le championnat turc est réservé aux joueurs en fin de carrière. C'est un faux jugement. Il y a beaucoup de joueurs de renom qui évoluent dans le championnat turc. Je peux citer Anelka, Alex, Bouazizi, Appiah. A côté de ceux-là , il y a des athlètes de talent tels Dié Serge, Agali et bien d'autres qui apportent une touche particulière au championnat turc. Pour me résumer, je dirai qu'évoluer en Turquie n'est pas synonyme de garage. L'équipe nationale du Cameroun compte cinq (5) titulaires dans le championnat turc. C'est pareil pour le Ghana, l'Egypte, la Tunisie, le Nigeria, le Brésil, la France… Cela signifie que le niveau du championnat turc n'est pas mauvais.
Le football turc n'est pas trop coté. D'aucuns pensent même que n'évoluent dans le championnat turc que les joueurs en fin de carrière. Partagez-vous ce sentiment ? Quelle comparaison pouvez-vous faire entre le football turc et celui des autres pays européens, notamment la France et l'Italie où vous avez évolué?
Chaque pays a ses caractéristiques propres. Il est difficile dans ce cas de faire une comparaison. Dans un pays donné, le niveau du jeu ou du moins les traits qui caractérisent le football de ce pays sont liés à la culture. En France, l'on privilégie les gestes techniques. Par contre en Italie, il faut être physiquement au point pour tenir le coup. Le championnat turc prend en compte ces deux éléments. Cependant, l'aptitude physique prend le pas sur les gestes techniques. En Turquie, le vrai handicap, c'est que le championnat est peu médiatisé. A l'extérieur, l'on a peu d'informations sur les performances des athlètes et des équipes turques. C'est ce qui fait peut-être dire à certaines personnes que le championnat turc est réservé aux joueurs en fin de carrière. C'est un faux jugement. Il y a beaucoup de joueurs de renom qui évoluent dans le championnat turc. Je peux citer Anelka, Alex, Bouazizi, Appiah. A côté de ceux-là , il y a des athlètes de talent tels Dié Serge, Agali et bien d'autres qui apportent une touche particulière au championnat turc. Pour me résumer, je dirai qu'évoluer en Turquie n'est pas synonyme de garage. L'équipe nationale du Cameroun compte cinq (5) titulaires dans le championnat turc. C'est pareil pour le Ghana, l'Egypte, la Tunisie, le Nigeria, le Brésil, la France… Cela signifie que le niveau du championnat turc n'est pas mauvais.
@Tous suite
Le football turc n'est pas trop coté. D'aucuns pensent même que n'évoluent dans le championnat turc que les joueurs en fin de carrière. Partagez-vous ce sentiment ? Quelle comparaison pouvez-vous faire entre le football turc et celui des autres pays européens, notamment la France et l'Italie où vous avez évolué?
Chaque pays a ses caractéristiques propres. Il est difficile dans ce cas de faire une comparaison. Dans un pays donné, le niveau du jeu ou du moins les traits qui caractérisent le football de ce pays sont liés à la culture. En France, l'on privilégie les gestes techniques. Par contre en Italie, il faut être physiquement au point pour tenir le coup. Le championnat turc prend en compte ces deux éléments. Cependant, l'aptitude physique prend le pas sur les gestes techniques. En Turquie, le vrai handicap, c'est que le championnat est peu médiatisé. A l'extérieur, l'on a peu d'informations sur les performances des athlètes et des équipes turques. C'est ce qui fait peut-être dire à certaines personnes que le championnat turc est réservé aux joueurs en fin de carrière. C'est un faux jugement. Il y a beaucoup de joueurs de renom qui évoluent dans le championnat turc. Je peux citer Anelka, Alex, Bouazizi, Appiah. A côté de ceux-là , il y a des athlètes de talent tels Dié Serge, Agali et bien d'autres qui apportent une touche particulière au championnat turc. Pour me résumer, je dirai qu'évoluer en Turquie n'est pas synonyme de garage. L'équipe nationale du Cameroun compte cinq (5) titulaires dans le championnat turc. C'est pareil pour le Ghana, l'Egypte, la Tunisie, le Nigeria, le Brésil, la France… Cela signifie que le niveau du championnat turc n'est pas mauvais.
Le football turc n'est pas trop coté. D'aucuns pensent même que n'évoluent dans le championnat turc que les joueurs en fin de carrière. Partagez-vous ce sentiment ? Quelle comparaison pouvez-vous faire entre le football turc et celui des autres pays européens, notamment la France et l'Italie où vous avez évolué?
Chaque pays a ses caractéristiques propres. Il est difficile dans ce cas de faire une comparaison. Dans un pays donné, le niveau du jeu ou du moins les traits qui caractérisent le football de ce pays sont liés à la culture. En France, l'on privilégie les gestes techniques. Par contre en Italie, il faut être physiquement au point pour tenir le coup. Le championnat turc prend en compte ces deux éléments. Cependant, l'aptitude physique prend le pas sur les gestes techniques. En Turquie, le vrai handicap, c'est que le championnat est peu médiatisé. A l'extérieur, l'on a peu d'informations sur les performances des athlètes et des équipes turques. C'est ce qui fait peut-être dire à certaines personnes que le championnat turc est réservé aux joueurs en fin de carrière. C'est un faux jugement. Il y a beaucoup de joueurs de renom qui évoluent dans le championnat turc. Je peux citer Anelka, Alex, Bouazizi, Appiah. A côté de ceux-là , il y a des athlètes de talent tels Dié Serge, Agali et bien d'autres qui apportent une touche particulière au championnat turc. Pour me résumer, je dirai qu'évoluer en Turquie n'est pas synonyme de garage. L'équipe nationale du Cameroun compte cinq (5) titulaires dans le championnat turc. C'est pareil pour le Ghana, l'Egypte, la Tunisie, le Nigeria, le Brésil, la France… Cela signifie que le niveau du championnat turc n'est pas mauvais.
Rigobert Banan Song (capitaine des Lions indomptables du Cameroun) : “Ce qui a fait notre force le 4 septembreâ€
Le Nouveau Réveil - mercredi 30 novembre 2005
Rigobert Banan Song, capitaine des Lions Indomptables du Cameroun fait partie des nombreux joueurs africains qui ont choisi la Turquie pour monnayer leur talent. Lors de notre voyage à Istambul, nous l'avons rencontré et il a bien voulu se confier au " Nouveau Réveil " interview.
Rigobert Song, vous étiez dans le calcio. Vous avez également fait un tour en France où vous avez évolué à Lens. L'on est cependant surpris de vous voir en Turquie où le niveau du football ne semble pas correspondre à votre talent. Comment peut-on expliquer votre présence à Galatasaray ?
Ecoutez, la Turquie est un pays de la planète terre où vivent des hommes (rires). Pour être plus sérieux, je dirai que j'ai fait un choix sportif et financier. Contrairement à l'idée que se font certaines personnes, la Turquie est un grand pays avec de grands clubs. Notamment Galatasaray et Fenerbahce qui ont des moyens matériels et financiers énormes. Ces clubs sont plus nantis que beaucoup de formations françaises, italiennes, allemandes, britaniques… Ce qui m'amène à dire que mon choix s'est fait en tenant compte de tous ces paramètres. Le métier que nous exerçons est ingrat. Il faut donc assurer son avenir. J'ai joué longtemps en Italie et en France. Ce que j'ai obtenu ici en Turquie en un an, je n'ai pu l'avoir pendant plusieurs années de présence en France et en Italie. Je ne regrette pas mon choix. Galatasaray me donne l'occasion de m'épanouir sur tous les plans. J'ai la confiance de mes dirigeants, de mes coéquipiers et des supporters. Honnêtement, je suis à l'aise à Galatasaray.
Le Nouveau Réveil - mercredi 30 novembre 2005
Rigobert Banan Song, capitaine des Lions Indomptables du Cameroun fait partie des nombreux joueurs africains qui ont choisi la Turquie pour monnayer leur talent. Lors de notre voyage à Istambul, nous l'avons rencontré et il a bien voulu se confier au " Nouveau Réveil " interview.
Rigobert Song, vous étiez dans le calcio. Vous avez également fait un tour en France où vous avez évolué à Lens. L'on est cependant surpris de vous voir en Turquie où le niveau du football ne semble pas correspondre à votre talent. Comment peut-on expliquer votre présence à Galatasaray ?
Ecoutez, la Turquie est un pays de la planète terre où vivent des hommes (rires). Pour être plus sérieux, je dirai que j'ai fait un choix sportif et financier. Contrairement à l'idée que se font certaines personnes, la Turquie est un grand pays avec de grands clubs. Notamment Galatasaray et Fenerbahce qui ont des moyens matériels et financiers énormes. Ces clubs sont plus nantis que beaucoup de formations françaises, italiennes, allemandes, britaniques… Ce qui m'amène à dire que mon choix s'est fait en tenant compte de tous ces paramètres. Le métier que nous exerçons est ingrat. Il faut donc assurer son avenir. J'ai joué longtemps en Italie et en France. Ce que j'ai obtenu ici en Turquie en un an, je n'ai pu l'avoir pendant plusieurs années de présence en France et en Italie. Je ne regrette pas mon choix. Galatasaray me donne l'occasion de m'épanouir sur tous les plans. J'ai la confiance de mes dirigeants, de mes coéquipiers et des supporters. Honnêtement, je suis à l'aise à Galatasaray.
Les gars vous faites du bon travail! voici le nouveau classement fifa du sondage ...Etoo est devant hoo! hey les gars ceux qui n'ont pas encore voté se dépeche. C'est notre election presidentielle à nous hihihi.
http://www.fifa.com/fr/news/polls/result/0,4468,161-F-0,00.html
Résultats - Français
Samuel Eto'o
50.1%
Frank Lampard
6.1%
Ronaldinho
43.8%
Résultats - Toutes les langues
Samuel Eto'o
Frank Lampard
Ronaldinho
14.3%
12.2%
73.4%
http://www.fifa.com/fr/news/polls/result/0,4468,161-F-0,00.html
Résultats - Français
Samuel Eto'o
50.1%
Frank Lampard
6.1%
Ronaldinho
43.8%
Résultats - Toutes les langues
Samuel Eto'o
Frank Lampard
Ronaldinho
14.3%
12.2%
73.4%
DISTINCTIONS – FIFA WORLD PLAYER: SAMUEL ETO'O FINALISTE.
Les deux cracks azulgrana sont en lice pour la couronne mondiale.
30/11/2005 : La FIFA a rendu public ce jour la liste des trois joueurs finalistes au titre de « FIFA World Player » pour le compte de l'année 2005. Au départ de cette liste, on retrouve le camerounais Samuel Eto'o Fils en compagnie de son coéquipier Ronaldinho récent vainqueur du Ballon d'or et le joueur anglais de Chelsea Frank Lampard qui a été le dauphin du brésilien au titre du ballon d'or France football décerné lundi dernier à Paris.
Des trois aspirants à ce titre de meilleur joueur, on en retiendra un, celui qui sera couronné meilleur joueur du monde de la FIFA et dont le gala de la remise du trophée se tiendra le 19 décembre prochain à Zurich.
Alors que Samuel Eto'o était loin d'être plébiscité comme favoris pour cette édition du meilleur joueur de la FIFA, le camerounais n'a pas baissé les bras et ne se prive pas de faire trembler les filets des équipes adverses lors des soirées de Liga et de ligue de champions européenne. Il est important de noter que cette liste résulte d'un vote d'entraîneurs et capitaines de sélections nationales des pays affiliés à la FIFA.
A ce titre de Meilleur joueur du monde de la FIFA, seul un africain avait déjà pu conquérir la couronne mondiale en la personne du libérian George Weah en 1995, alors que la même année il était consacré Ballon d'or Européen. Peut être l'exploit sera réédité dix années plus tard par un autre africain, nous le saurons au soir du 19 novembre lors du gala organisé à l'opéra de Zurich.
Mundo Deportivo
Les deux cracks azulgrana sont en lice pour la couronne mondiale.
30/11/2005 : La FIFA a rendu public ce jour la liste des trois joueurs finalistes au titre de « FIFA World Player » pour le compte de l'année 2005. Au départ de cette liste, on retrouve le camerounais Samuel Eto'o Fils en compagnie de son coéquipier Ronaldinho récent vainqueur du Ballon d'or et le joueur anglais de Chelsea Frank Lampard qui a été le dauphin du brésilien au titre du ballon d'or France football décerné lundi dernier à Paris.
Des trois aspirants à ce titre de meilleur joueur, on en retiendra un, celui qui sera couronné meilleur joueur du monde de la FIFA et dont le gala de la remise du trophée se tiendra le 19 décembre prochain à Zurich.
Alors que Samuel Eto'o était loin d'être plébiscité comme favoris pour cette édition du meilleur joueur de la FIFA, le camerounais n'a pas baissé les bras et ne se prive pas de faire trembler les filets des équipes adverses lors des soirées de Liga et de ligue de champions européenne. Il est important de noter que cette liste résulte d'un vote d'entraîneurs et capitaines de sélections nationales des pays affiliés à la FIFA.
A ce titre de Meilleur joueur du monde de la FIFA, seul un africain avait déjà pu conquérir la couronne mondiale en la personne du libérian George Weah en 1995, alors que la même année il était consacré Ballon d'or Européen. Peut être l'exploit sera réédité dix années plus tard par un autre africain, nous le saurons au soir du 19 novembre lors du gala organisé à l'opéra de Zurich.
Mundo Deportivo
Qui remportera le titre de Joueur Mondial de la FIFA 2005, selon vous ?
Résultats - Toutes les langues
Samuel Eto'o 14.0%
Frank Lampard 12.4%
Ronaldinho 73.5%
Résultats - Français
Samuel Eto'o
49.1%
Frank Lampard
6.1%
Ronaldinho
44.8%
Résultats - Toutes les langues
Samuel Eto'o 14.0%
Frank Lampard 12.4%
Ronaldinho 73.5%
Résultats - Français
Samuel Eto'o
49.1%
Frank Lampard
6.1%
Ronaldinho
44.8%
Un petit plat de (M)bongo,
Bonjour à tous,
On ne le dira jamais assez : le ridicule ne tue pas. En tout cas pas en Afrique.
Après 4 décennies de pouvoir monolithique et monotone, il va de soit que tous les discours sont épuisés, que les méninges qui jadis se remuaient pour fabriquer des promesses peu ou jamais tenues ne répondent plus.
Et lorsqu’après tout ce temps le peuple continue encore et toujours de vous réclamer
« le changement » et qu’il n’y a même plus moyen de « changer le changement », on peut qu’en même changer son nom... En tout cas ça fait qu’en même changement…
En tout cas faudra surtout pas en rire, ni même en pleurer.
J’ai demandé à mon amie gabonaise la différence entre l’ère B o n g o et l’ère O n d i m b a pour le citoyen ordinaire gabonais, ou alors ce qui change quand le premier cité devient subitement le second…
En tout cas l’histoire nous apprend qu’en Afrique nos dinosaures de chefs ont souvent changé de nom et de titre. Ce qui n’est que normal puisqu’ils sont recordmen absolu de longévité au trône jamais égalé sur tous les continents.
Pour combien de temps encore ?
Bon (M)bongo à tous !
Bonjour à tous,
On ne le dira jamais assez : le ridicule ne tue pas. En tout cas pas en Afrique.
Après 4 décennies de pouvoir monolithique et monotone, il va de soit que tous les discours sont épuisés, que les méninges qui jadis se remuaient pour fabriquer des promesses peu ou jamais tenues ne répondent plus.
Et lorsqu’après tout ce temps le peuple continue encore et toujours de vous réclamer
« le changement » et qu’il n’y a même plus moyen de « changer le changement », on peut qu’en même changer son nom... En tout cas ça fait qu’en même changement…
En tout cas faudra surtout pas en rire, ni même en pleurer.
J’ai demandé à mon amie gabonaise la différence entre l’ère B o n g o et l’ère O n d i m b a pour le citoyen ordinaire gabonais, ou alors ce qui change quand le premier cité devient subitement le second…
En tout cas l’histoire nous apprend qu’en Afrique nos dinosaures de chefs ont souvent changé de nom et de titre. Ce qui n’est que normal puisqu’ils sont recordmen absolu de longévité au trône jamais égalé sur tous les continents.
Pour combien de temps encore ?
Bon (M)bongo à tous !

