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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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victoria de limbé victoria de limbé a écrit le 1 décembre 2005 à 11h03
@Tous suite

Les Camerounais ne sont pas les seuls à vivre un tel cauchemar. Le 5 septembre à Abidjan, vous avez endeuillé le peuple ivoirien. Selon vous, qu'est-ce qui a constitué la force des Lions ce jour-là face aux Eléphants ?


Nous avons battu les Eléphants à Abidjan le 4 septembre parce que nous avons eu plus de chances. Nous étions très déterminés. L'enjeu était énorme. Il nous fallait battre absolument la Côte d'Ivoire pour espérer être au Mondial. Avant le rendez-vous d'Abidjan, les Eléphants avaient deux points d'avance sur les Lions Indomptables. Il fallait absolument une victoire au Cameroun pour annuler ces deux points et surtout diriger les débats au niveau du groupe 3. Nous avons donc forcé le destin. Avec un peu plus de chance, nous avons obtenu la victoire. Cependant les Eléphants n'ont pas démérité. Pour moi, c'est Dieu qui nous a donnés la victoire à Abidjan le 4 septembre. Ce que je voudrais aussi faire remarquer, c'est que j'ai été personnellement séduit par l'accueil du public. C'était la première fois de jouer au stade Houphouët-Boigny. L'on m'avait de tout temps parlé de l'ambiance dans les gradins lorsque les Eléphants jouent. Et j'ai eu l'occasion de découvrir que les Ivoiriens aiment leur équipe nationale. Même dans les moments difficiles, comme ce fut le cas ce jour-là, les supporters ivoiriens applaudissaient leurs joueurs. J'ai beaucoup apprécié cette façon de supporter des Ivoiriens. Ailleurs, précisément à Yaoundé, lorsque l'équipe joue mal ou elle est menée, ce sont des sifflements ou des injures que les joueurs reçoivent. L'ambiance créée dans les gradins par les supporters ivoiriens a déculpé nos ardeurs sur le terrain. Nous étions déchaînés. Nous nous sentions dans notre jardin. Et comme l'équipe nationale du Cameroun s'exprime mieux à l'extérieur, les conditions créées par les Ivoiriens ont favorisé notre victoire. A la fin du match, j'étais heureux d'avoir remporté la victoire. Cependant j'avais beaucoup de peine pour les Ivoiriens qui étaient en larmes. Je vois encore l'image de Didier Drogba et des autres joueurs s'effondrer après le match. Par rapport à la situation de guerre que vit la Côte d'Ivoire, une victoire des Eléphants ce jour-là aurait apporté beaucoup aux Ivoiriens. Mais Dieu seul sait pourquoi, il a différé la fête.
Merci de patienter...
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