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La FIFA a dévoilé jeudi la liste des 55 joueurs présélectionnés pour composer le onze de l'année qui sera élu par 50.000 joueurs professionnels le 9 janvier. Les joueurs du FC Barcelone (11) et du Real Madrid (10) représentent près de la moitié des candidats et semblent bien partis pour installer bon nombre de leurs éléments dans cette équipe-type millésime 2011. L'Espagne championne du monde est le pays le plus représenté avec douze joueurs, devant le Brésil (8). A noter qu'un seul joueur évoluant en dehors d'Europe, le Brésilien Neymar, qui évolue à Santos (Brésil), a été retenu pour intégrer ce classement. Les 50.000 joueurs professionnels membres des syndicats qui forment la FIFPro doivent élire une équipe en 4-3-3. Cinq joueurs figuraient déjà dans les onze types 2009 et 2010: Casillas, Xavi, Iniesta, Messi et Cristiano Ronaldo.
La présélection de 55 joueurs
Gardiens: Gianluigi Buffon (ITA/Juventus), Iker Casillas (ESP/Real Madrid), Manuel Neuer (ALL/Bayern Munich), Victor Valdés (ESP/FC Barcelone), Edwin van der Sar (HOL/Manchester United jusqu'en mai 2011 puis retraite)
Défenseurs: Éric Abidal (FRA/FC Barcelone), Daniel Alves (BRE/FC Barcelone), Ricardo Carvalho (POR/Real Madrid), Ashley Cole (ANG/Chelsea), Patrice Evra (FRA/Manchester United), Rio Ferdinand (ANG/Manchester United), Vincent Kompany (BEL/Manchester City), Philipp Lahm (ALL/Bayern Munich), Lucio (BRE/Inter Milan), David Luiz (BRE/Chelsea), Maicon (BRE/Inter Milan), Marcelo (BRE/Real Madrid), Alessandro Nesta (ITA/AC Milan), Pepe (POR/Real Madrid), Gerard Piqué (ESP/FC Barcelone), Carles Puyol (ESP/FC Barcelone), Sergio Ramos (ESP/Real Madrid), Thiago Silva (BRE/AC Milan), John Terry (ANG/Chelsea), Nemanja Vidic (SER/Manchester United)
Milieux de terrain: Xabi Alonso (ESP/Real Madrid), Gareth Bale (GAL/Tottenham), Sergio Busquets (ESP/FC Barcelone), Cesc Fabregas (ESP/FC Barcelone), Andrés Iniesta (ESP/FC Barcelone), Kaka (BRE/Real Madrid), Frank Lampard (ANG/Chelsea), Nani (POR/Manchester United), Mesut Özil (ALL/Real Madrid), Andrea Pirlo (ITA/Juventus), Bastian Schweinsteiger (ALL/Bayern Munich), David Silva (ESP/Manchester City), Wesley Sneijder (HOL/Inter Milan), Yaya Touré (CIV/Manchester City), Xavi (ESP/FC Barcelone)
Attaquants: Lionel Messi (ARG/FC Barcelone), Cristiano Ronaldo (POR/Real Madrid), Wayne Rooney (ANG/Manchester United), David Villa (ESP/FC Barcelone), Samuel Eto'o (CAM/Anzhi Makhatchkala), Sergio Agüero (ARG/Manchester City), Neymar (BRE/Santos), Didier Drogba (CIV/Chelsea), Zlatan Ibrahimo
La présélection de 55 joueurs
Gardiens: Gianluigi Buffon (ITA/Juventus), Iker Casillas (ESP/Real Madrid), Manuel Neuer (ALL/Bayern Munich), Victor Valdés (ESP/FC Barcelone), Edwin van der Sar (HOL/Manchester United jusqu'en mai 2011 puis retraite)
Défenseurs: Éric Abidal (FRA/FC Barcelone), Daniel Alves (BRE/FC Barcelone), Ricardo Carvalho (POR/Real Madrid), Ashley Cole (ANG/Chelsea), Patrice Evra (FRA/Manchester United), Rio Ferdinand (ANG/Manchester United), Vincent Kompany (BEL/Manchester City), Philipp Lahm (ALL/Bayern Munich), Lucio (BRE/Inter Milan), David Luiz (BRE/Chelsea), Maicon (BRE/Inter Milan), Marcelo (BRE/Real Madrid), Alessandro Nesta (ITA/AC Milan), Pepe (POR/Real Madrid), Gerard Piqué (ESP/FC Barcelone), Carles Puyol (ESP/FC Barcelone), Sergio Ramos (ESP/Real Madrid), Thiago Silva (BRE/AC Milan), John Terry (ANG/Chelsea), Nemanja Vidic (SER/Manchester United)
Milieux de terrain: Xabi Alonso (ESP/Real Madrid), Gareth Bale (GAL/Tottenham), Sergio Busquets (ESP/FC Barcelone), Cesc Fabregas (ESP/FC Barcelone), Andrés Iniesta (ESP/FC Barcelone), Kaka (BRE/Real Madrid), Frank Lampard (ANG/Chelsea), Nani (POR/Manchester United), Mesut Özil (ALL/Real Madrid), Andrea Pirlo (ITA/Juventus), Bastian Schweinsteiger (ALL/Bayern Munich), David Silva (ESP/Manchester City), Wesley Sneijder (HOL/Inter Milan), Yaya Touré (CIV/Manchester City), Xavi (ESP/FC Barcelone)
Attaquants: Lionel Messi (ARG/FC Barcelone), Cristiano Ronaldo (POR/Real Madrid), Wayne Rooney (ANG/Manchester United), David Villa (ESP/FC Barcelone), Samuel Eto'o (CAM/Anzhi Makhatchkala), Sergio Agüero (ARG/Manchester City), Neymar (BRE/Santos), Didier Drogba (CIV/Chelsea), Zlatan Ibrahimo
Qu'est ce qui vous a le plus surpris à Marseille ?
N. N. : L'ambiance au stade. C'était beau à voir quand j'étais suspendu en tribune (1).
S. M. : Il a aussi découvert la Ligue des champions... Tiens, je lui avais envoyé un texto avant sa première, face à l'Olympiakos (1-0, le 14 septembre) : ??La famille Mbia te soutient.''(2)
N. N. : Et ça m'avait fait du bien.
Vous semblez vraiment différents...
S. M. : Il est moins fou que moi.
N. N. : Attention, Steph' n'est pas fou. Il veut faire le fou, c'est différent...
Que diriez-vous l'un de l'autre ?
N. N. : Steph', il est un peu spécial, c'est un stratège, il donne l'impression de ne pas savoir ce qu'il fait mais il est déterminé, travailleur. C'est un bon mec. Mais qu'est-ce qu'il me fait chier des fois quand il râle !
S. M. : C'est un homme sobre, simple qui sait où il veut aller. Mais il mange trop, notamment les yaourts...
Nicolas semble surtout très mature...
S. M. : Il a un passé, il a perdu sa maman très, très jeune... Ça te fait réfléchir.
N. N. : J'ai appris le décès de ma mère au coup de sifflet final du dernier match du Cameroun lors de Coupe du monde 2010. Je me suis dit : ??C'est la fin de quelque chose''. Car je ne me voyais pas vivre sans ma mère. Elle m'a élevé. Mes parents se sont séparés quand j'avais six ans et je n'ai pas trop connu papa. C'était vraiment un coup très dur...
Sa disparition vous a-t-elle donné plus de responsabilités ?
N. N : Ça fait partie de ce qui me booste, ça me révolte un peu. Derrière, je n'ai personne...
Quels sont vos objectifs sur cette fin d'année ?
S. M. : Le fait d'avoir battu Paris nous a fait du bien. C'était la victoire d'un collectif mais il va falloir garder cet état d'esprit et s'arracher contre Caen (en Championnat, demain). Ensuite, on verra à Dortmund (3). Rien n'est fini pour nous. Mais il faut remonter et on verra où on en est à la trêve.»
Propos recueillis par R. RAYMOND et H. PENOT, Ã Marseille
N. N. : L'ambiance au stade. C'était beau à voir quand j'étais suspendu en tribune (1).
S. M. : Il a aussi découvert la Ligue des champions... Tiens, je lui avais envoyé un texto avant sa première, face à l'Olympiakos (1-0, le 14 septembre) : ??La famille Mbia te soutient.''(2)
N. N. : Et ça m'avait fait du bien.
Vous semblez vraiment différents...
S. M. : Il est moins fou que moi.
N. N. : Attention, Steph' n'est pas fou. Il veut faire le fou, c'est différent...
Que diriez-vous l'un de l'autre ?
N. N. : Steph', il est un peu spécial, c'est un stratège, il donne l'impression de ne pas savoir ce qu'il fait mais il est déterminé, travailleur. C'est un bon mec. Mais qu'est-ce qu'il me fait chier des fois quand il râle !
S. M. : C'est un homme sobre, simple qui sait où il veut aller. Mais il mange trop, notamment les yaourts...
Nicolas semble surtout très mature...
S. M. : Il a un passé, il a perdu sa maman très, très jeune... Ça te fait réfléchir.
N. N. : J'ai appris le décès de ma mère au coup de sifflet final du dernier match du Cameroun lors de Coupe du monde 2010. Je me suis dit : ??C'est la fin de quelque chose''. Car je ne me voyais pas vivre sans ma mère. Elle m'a élevé. Mes parents se sont séparés quand j'avais six ans et je n'ai pas trop connu papa. C'était vraiment un coup très dur...
Sa disparition vous a-t-elle donné plus de responsabilités ?
N. N : Ça fait partie de ce qui me booste, ça me révolte un peu. Derrière, je n'ai personne...
Quels sont vos objectifs sur cette fin d'année ?
S. M. : Le fait d'avoir battu Paris nous a fait du bien. C'était la victoire d'un collectif mais il va falloir garder cet état d'esprit et s'arracher contre Caen (en Championnat, demain). Ensuite, on verra à Dortmund (3). Rien n'est fini pour nous. Mais il faut remonter et on verra où on en est à la trêve.»
Propos recueillis par R. RAYMOND et H. PENOT, Ã Marseille
N. N. : Ces épreuves nous ont forgé un caractère.
Aviez-vous des modèles à la Kadji ?
N. N. : Les plus anciens, c'était Eto'o, Djemba... Dans la salle à manger, il y avait la photo des gars en Europe. On levait la tête et on se disait : ??Pourquoi pas nous ?'' Mais ce n'était pas facile car sur les 600 ou 700, un ou deux partaient et réussissaient.
Vous y êtes arrivés...
N. N. : J'ai eu la chance d'arriver à Monaco (en novembre 2007, puis il signe son premier contrat pro en 2008) et ça a marché tout de suite.
S. M. : Moi, j'ai fait le tour de France : Lille, Montpellier, Paris, Rennes, Toulouse... Tous les clubs me voulaient. Le Guen à Lyon par exemple m'avait dit de rester. Finalement, pour des histoires de contrat, je suis reparti au Cameroun avant de signer à Rennes (en 2003) qui n'a pas attendu mes 18 ans.
Nicolas, le départ de Mbia du Cameroun vous a-t-il touché ?
N. N. : On a pas mal galéré quand il est parti. Mais ça nous aidait tous à croire qu'on pouvait y arriver. Et il y a eu Monaco mais c'était dur quand je suis arrivé avec ma mère. En Afrique, tu vas chez tonton, tata. Ici, il n'y avait rien...
S. M. : C'est très, très dur ce sentiment de solitude...
N. N. : Tu es alors dans ta bulle, tu apprends, tu t'adaptes. Mais mes amis restent mes amis de galère, mes amis d'enfance.
«J'ai appris le décès de ma mère au coup de sifflet final du dernier match du Cameroun lors de Coupe du monde 2010. Je me suis dit : ??C'est la fin de quelque chose''. Car je ne me voyais pas vivre sans ma mère.» Nkoulou
Ces derniers temps, avez-vous senti la pression de vos mauvais résultats à Marseille ?
N. N. : On sent la pression à travers les supporters mais au pays, c'est bien pire ! Quand on a fait le nul contre le Sénégal (0-0, le 4 juin), ils ont défoncé le bus à coups de pierres... Vous imaginez ?
S. M. : Tout le monde s'était caché sous les fauteuils à cause du bruit assourdissant que ça faisait.
N. N. : Aux heures des matches, ma famille reste à la maison. On ne sait jamais (rires).
Les problèmes internes au club vous ont-il touché ?
N. N. : On s'en moque, on est là pour jouer.
S. M. : On a de très bonnes relations avec tous les dirigeants. Les conflits extra sportifs ne nous affectent pas et ne changent pas notre attitude. Comme le cas Gignac, qui est complètement réglé.
N. N. : Ça change peut-être un peu ton attitude, Steph' ?
S. M. : (rires) Non, c'est impossible. Je n'ai pas laissé ma famille au Cameroun pour entrer là -dedans.
Qu'est ce qui vous a
Aviez-vous des modèles à la Kadji ?
N. N. : Les plus anciens, c'était Eto'o, Djemba... Dans la salle à manger, il y avait la photo des gars en Europe. On levait la tête et on se disait : ??Pourquoi pas nous ?'' Mais ce n'était pas facile car sur les 600 ou 700, un ou deux partaient et réussissaient.
Vous y êtes arrivés...
N. N. : J'ai eu la chance d'arriver à Monaco (en novembre 2007, puis il signe son premier contrat pro en 2008) et ça a marché tout de suite.
S. M. : Moi, j'ai fait le tour de France : Lille, Montpellier, Paris, Rennes, Toulouse... Tous les clubs me voulaient. Le Guen à Lyon par exemple m'avait dit de rester. Finalement, pour des histoires de contrat, je suis reparti au Cameroun avant de signer à Rennes (en 2003) qui n'a pas attendu mes 18 ans.
Nicolas, le départ de Mbia du Cameroun vous a-t-il touché ?
N. N. : On a pas mal galéré quand il est parti. Mais ça nous aidait tous à croire qu'on pouvait y arriver. Et il y a eu Monaco mais c'était dur quand je suis arrivé avec ma mère. En Afrique, tu vas chez tonton, tata. Ici, il n'y avait rien...
S. M. : C'est très, très dur ce sentiment de solitude...
N. N. : Tu es alors dans ta bulle, tu apprends, tu t'adaptes. Mais mes amis restent mes amis de galère, mes amis d'enfance.
«J'ai appris le décès de ma mère au coup de sifflet final du dernier match du Cameroun lors de Coupe du monde 2010. Je me suis dit : ??C'est la fin de quelque chose''. Car je ne me voyais pas vivre sans ma mère.» Nkoulou
Ces derniers temps, avez-vous senti la pression de vos mauvais résultats à Marseille ?
N. N. : On sent la pression à travers les supporters mais au pays, c'est bien pire ! Quand on a fait le nul contre le Sénégal (0-0, le 4 juin), ils ont défoncé le bus à coups de pierres... Vous imaginez ?
S. M. : Tout le monde s'était caché sous les fauteuils à cause du bruit assourdissant que ça faisait.
N. N. : Aux heures des matches, ma famille reste à la maison. On ne sait jamais (rires).
Les problèmes internes au club vous ont-il touché ?
N. N. : On s'en moque, on est là pour jouer.
S. M. : On a de très bonnes relations avec tous les dirigeants. Les conflits extra sportifs ne nous affectent pas et ne changent pas notre attitude. Comme le cas Gignac, qui est complètement réglé.
N. N. : Ça change peut-être un peu ton attitude, Steph' ?
S. M. : (rires) Non, c'est impossible. Je n'ai pas laissé ma famille au Cameroun pour entrer là -dedans.
Qu'est ce qui vous a
Foot - L1 - OM
«Tu n'es ami avec personne»
Stéphane Mbia, le milieu marseillais, raconte ses débuts difficiles à la Kadji Sport Académies, au Cameroun, où il a côtoyé son coéquipier Nicolas Nkoulou. Tous deux reviennent sur leur parcours.
Les deux Marseillais sous le maillot de la sélection camerounaise.(EQ)
Ils se sont connus à la Kadji Sport Académies, à Douala, au Cameroun, du temps de leur jeunesse. Des années plus tard, Stéphane Mbia (25 ans, sous contrat jusqu'en 2014) et Nicolas Nkoulou (21 ans), qui s'est engagé l'été dernier pour quatre ans, se retrouvent coéquipiers à Marseille. Dimanche, le milieu défensif et le défenseur étaient titulaires contre le Paris-SG (3-0). Nous les avons réunis pour évoquer leur amitié, leur carrière et leurs espoirs.
«Vous souvenez-vous de votre première rencontre ?
Stéphane Mbia : Oui, j'étais d'une génération plus ancienne. Nico faisait partie des meilleurs jeunes de la Kadji, il était super fort et venait de Yaoundé, ma ville, ce qui nous a rapprochés.
Nicolas Nkoulou : Nous, les jeunes, on se calait sur leur manière de faire. Il était milieu, polyvalent. Ça ne m'aurait pas surpris qu'il finisse même attaquant... À l'époque, la Kadji, c'était un peu la jungle. On n'était pas là pour rigoler mais pour prendre sa place.
S. M. : Il fallait se battre pour réussir, et j'étais un peu son protecteur, à lui et à (Benjamin) Moukandjo, de Nancy.
N. N. : Je courais même après Steph' pour lui dire qu'on m'avait piqué ma pizza certaines fois !
La Kadji était-elle un rêve ?
N. N. : Bien sûr. Aux sélections, on prenait un joueur sur une cinquantaine, voire plus, de votre région. Ça venait de tout le pays. C'était notre tremplin pour la gloire.
S. M. : Notre rêve était d'aller en Europe. Alors pour les sélections, tu n'es ami avec personne, tu veux réussir...
N. N. : Tu es tout seul, tu viens de loin, tu n'as pas le droit à l'erreur. Le foot, c'était notre passion, on jouait tout le temps. Au pays, on courait après les boîtes, on se faisait des ballons avec des chaussettes.
S. M. : Moi, mon père ne voulait pas me montrer que le bon coté de la vie, et donc je vendais parfois des paquets de cigarettes pour avoir un peu d'argent. Tout le monde fait ça chez nous.
N. N. : Quand je suis arrivé à la Kadji, vers 12 ans, c'était la première fois que j'étais loin de mes parents. Les premières semaines, je m'enfermais dans les toilettes et je pleurais.
S. M. : Moi aussi, j'ai connu ces coups de spleen...
N. N. : Ces épreuves nous ont forgé u
«Tu n'es ami avec personne»
Stéphane Mbia, le milieu marseillais, raconte ses débuts difficiles à la Kadji Sport Académies, au Cameroun, où il a côtoyé son coéquipier Nicolas Nkoulou. Tous deux reviennent sur leur parcours.
Les deux Marseillais sous le maillot de la sélection camerounaise.(EQ)
Ils se sont connus à la Kadji Sport Académies, à Douala, au Cameroun, du temps de leur jeunesse. Des années plus tard, Stéphane Mbia (25 ans, sous contrat jusqu'en 2014) et Nicolas Nkoulou (21 ans), qui s'est engagé l'été dernier pour quatre ans, se retrouvent coéquipiers à Marseille. Dimanche, le milieu défensif et le défenseur étaient titulaires contre le Paris-SG (3-0). Nous les avons réunis pour évoquer leur amitié, leur carrière et leurs espoirs.
«Vous souvenez-vous de votre première rencontre ?
Stéphane Mbia : Oui, j'étais d'une génération plus ancienne. Nico faisait partie des meilleurs jeunes de la Kadji, il était super fort et venait de Yaoundé, ma ville, ce qui nous a rapprochés.
Nicolas Nkoulou : Nous, les jeunes, on se calait sur leur manière de faire. Il était milieu, polyvalent. Ça ne m'aurait pas surpris qu'il finisse même attaquant... À l'époque, la Kadji, c'était un peu la jungle. On n'était pas là pour rigoler mais pour prendre sa place.
S. M. : Il fallait se battre pour réussir, et j'étais un peu son protecteur, à lui et à (Benjamin) Moukandjo, de Nancy.
N. N. : Je courais même après Steph' pour lui dire qu'on m'avait piqué ma pizza certaines fois !
La Kadji était-elle un rêve ?
N. N. : Bien sûr. Aux sélections, on prenait un joueur sur une cinquantaine, voire plus, de votre région. Ça venait de tout le pays. C'était notre tremplin pour la gloire.
S. M. : Notre rêve était d'aller en Europe. Alors pour les sélections, tu n'es ami avec personne, tu veux réussir...
N. N. : Tu es tout seul, tu viens de loin, tu n'as pas le droit à l'erreur. Le foot, c'était notre passion, on jouait tout le temps. Au pays, on courait après les boîtes, on se faisait des ballons avec des chaussettes.
S. M. : Moi, mon père ne voulait pas me montrer que le bon coté de la vie, et donc je vendais parfois des paquets de cigarettes pour avoir un peu d'argent. Tout le monde fait ça chez nous.
N. N. : Quand je suis arrivé à la Kadji, vers 12 ans, c'était la première fois que j'étais loin de mes parents. Les premières semaines, je m'enfermais dans les toilettes et je pleurais.
S. M. : Moi aussi, j'ai connu ces coups de spleen...
N. N. : Ces épreuves nous ont forgé u
super, eto'o contre Iya,
il faut qu'eto'o se dédouane du fiasco de la CM2010, il doit cracher toute la vérite sur la CM2010.
La fédération a été trop blanchie dans cette affaire de 2010 ki me reste encore en travers la gorge.
Iya gère la sodecoton, la fecafoot, cotonsport et il veut gerer la CAF, Il faut choisir l'ami.... cela s'appelle de l'avarice gourmande....
il t'es impossible de poursuivre 2 lievres à la fois, surtout si ils courent dans des directions opposées ... ex: comment peut-on gérer la fédération et être président de club en même temps... c'est comme si tu es prisonier et gardien de prison à la fois... il fo choisirir l'un ou l'autre.
eto'o n"a plus rien à gagner dans la fédération et il peut se passer d'elle sans stress, il n'a qu'à balancer ces opportunistes
il faut qu'eto'o se dédouane du fiasco de la CM2010, il doit cracher toute la vérite sur la CM2010.
La fédération a été trop blanchie dans cette affaire de 2010 ki me reste encore en travers la gorge.
Iya gère la sodecoton, la fecafoot, cotonsport et il veut gerer la CAF, Il faut choisir l'ami.... cela s'appelle de l'avarice gourmande....
il t'es impossible de poursuivre 2 lievres à la fois, surtout si ils courent dans des directions opposées ... ex: comment peut-on gérer la fédération et être président de club en même temps... c'est comme si tu es prisonier et gardien de prison à la fois... il fo choisirir l'un ou l'autre.
eto'o n"a plus rien à gagner dans la fédération et il peut se passer d'elle sans stress, il n'a qu'à balancer ces opportunistes
NDOGKOTI,
j'ai besoin de tes lumieres tonton.
il se murmure avec insistance qu'une dévaluation est prévue pour début janvier. Devrais-je d'ores et déjà changer les quelques cfa que je planques sous mon matelas en euros ou bien?
j'ai besoin de tes lumieres tonton.
il se murmure avec insistance qu'une dévaluation est prévue pour début janvier. Devrais-je d'ores et déjà changer les quelques cfa que je planques sous mon matelas en euros ou bien?
Pour une fois que Bassong joue, la défense de Tottenham est fébrile
@Benson (Grenade) le 30/11/2011 Ã 21:12
C'est sa plus belle photo ?
C'est sa plus belle photo ?
suite 2
(...) Au Cameroun, il y a un vivier de joueur extraordinaire. J’espère que les dirigeants du football camerounais comprendront tout cela et qu’ils nous aiderons à exprimer tout notre potentiel. Le Cameroun a besoin d’événements comme la CAN pour redevenir une grande nation d’Afrique.
David Kalfa/ RFI
(...) Au Cameroun, il y a un vivier de joueur extraordinaire. J’espère que les dirigeants du football camerounais comprendront tout cela et qu’ils nous aiderons à exprimer tout notre potentiel. Le Cameroun a besoin d’événements comme la CAN pour redevenir une grande nation d’Afrique.
David Kalfa/ RFI
suite 1
(...) RFI : Vous êtes le seul joueur du club à avoir disputé tous les matches sans être remplacé. Est-ce le meilleur début de saison de votre carrière ?
Henri Bedimo : Au niveau comptable, sans doute. Je prends aussi beaucoup de plaisir à Montpellier. (Il réfléchit) J’ai déjà réussi des bons débuts de saison mais c’était différent parce que les résultats de l’équipe n’étaient pas forcément les mêmes. Quand les résultats collectifs sont satisfaisants, on peut davantage se pencher sur ses performances individuelles. Alors que les mauvaises prestations d’équipe empêchent de retirer quelque chose au plan personnel.
RFI : Vous avez connu la non-qualification du Cameroun pour la CAN 2012. Le Cameroun qui manque une CAN, surtout au Gabon et en Guinée équatoriale, ça paraît fou. Comment en est-on arrivé là ?
Henri Bedimo : On était trop optimistes, on s’est dit ‘ça va aller, demain’. Quand on s’est retrouvés dos au mur, le mal était déjà fait et le match à Dakar contre le Sénégal (défaite 0-1) nous a quasiment éliminé. Les joueurs sont fautifs. Je pense aussi que tous les acteurs du football camerounais ont tiré une leçon de cette non-qualification. Le Gabon et la Guinée équatoriale, c’est à deux pas du Cameroun… On va rater une Coupe d’Afrique qui se joue presque à domicile.
RFI : L’équipe du Cameroun semble en crise depuis deux ans. Comment expliquez-vous les résultats laborieux des Lions indomptables ?
Henri Bedimo : Dans le football international, il ne faut pas négliger le moindre détail. Les négligences entraînent des déceptions comme celle-là . Le plus facile dans ces cas-là , c’est de taper sur les joueurs. Les footballeurs ont pourtant besoin d’un certain confort. C’est difficile de s’exprimer pleinement quand il y des manquements.
RFI : Ce n’est pas un problème de talent, les joueurs camerounais en ont. Que faut-il faire pour que les Lions indomptables démarrent les éliminatoires de la CAN 2013 dans les meilleures conditions ?
Henri Bedimo : Notre génération est très talentueuse. La plupart des joueurs évolue dans des bons ou des grands clubs, bien classés. Il n’y a pas de miracle dans le football : tout le monde doit tirer dans le même sens, être professionnel. Le problème ne se situe pas forcément sur le terrain mais tout autour. Les résultats viendront naturellement quand tout sera en place. Au Cameroun, il y a un vivier de joueur extraordinaire. J’espère que les dirigeants du football camerounais comprendront tout cela et qu’ils nous aiderons à exprimer tout notre potentiel. Le
(...) RFI : Vous êtes le seul joueur du club à avoir disputé tous les matches sans être remplacé. Est-ce le meilleur début de saison de votre carrière ?
Henri Bedimo : Au niveau comptable, sans doute. Je prends aussi beaucoup de plaisir à Montpellier. (Il réfléchit) J’ai déjà réussi des bons débuts de saison mais c’était différent parce que les résultats de l’équipe n’étaient pas forcément les mêmes. Quand les résultats collectifs sont satisfaisants, on peut davantage se pencher sur ses performances individuelles. Alors que les mauvaises prestations d’équipe empêchent de retirer quelque chose au plan personnel.
RFI : Vous avez connu la non-qualification du Cameroun pour la CAN 2012. Le Cameroun qui manque une CAN, surtout au Gabon et en Guinée équatoriale, ça paraît fou. Comment en est-on arrivé là ?
Henri Bedimo : On était trop optimistes, on s’est dit ‘ça va aller, demain’. Quand on s’est retrouvés dos au mur, le mal était déjà fait et le match à Dakar contre le Sénégal (défaite 0-1) nous a quasiment éliminé. Les joueurs sont fautifs. Je pense aussi que tous les acteurs du football camerounais ont tiré une leçon de cette non-qualification. Le Gabon et la Guinée équatoriale, c’est à deux pas du Cameroun… On va rater une Coupe d’Afrique qui se joue presque à domicile.
RFI : L’équipe du Cameroun semble en crise depuis deux ans. Comment expliquez-vous les résultats laborieux des Lions indomptables ?
Henri Bedimo : Dans le football international, il ne faut pas négliger le moindre détail. Les négligences entraînent des déceptions comme celle-là . Le plus facile dans ces cas-là , c’est de taper sur les joueurs. Les footballeurs ont pourtant besoin d’un certain confort. C’est difficile de s’exprimer pleinement quand il y des manquements.
RFI : Ce n’est pas un problème de talent, les joueurs camerounais en ont. Que faut-il faire pour que les Lions indomptables démarrent les éliminatoires de la CAN 2013 dans les meilleures conditions ?
Henri Bedimo : Notre génération est très talentueuse. La plupart des joueurs évolue dans des bons ou des grands clubs, bien classés. Il n’y a pas de miracle dans le football : tout le monde doit tirer dans le même sens, être professionnel. Le problème ne se situe pas forcément sur le terrain mais tout autour. Les résultats viendront naturellement quand tout sera en place. Au Cameroun, il y a un vivier de joueur extraordinaire. J’espère que les dirigeants du football camerounais comprendront tout cela et qu’ils nous aiderons à exprimer tout notre potentiel. Le

