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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Shabazz Shabazz a écrit le 1 décembre 2011 à 13h38
N. N. : Ces épreuves nous ont forgé un caractère.

Aviez-vous des modèles à la Kadji ?
N. N. : Les plus anciens, c'était Eto'o, Djemba... Dans la salle à manger, il y avait la photo des gars en Europe. On levait la tête et on se disait : ??Pourquoi pas nous ?'' Mais ce n'était pas facile car sur les 600 ou 700, un ou deux partaient et réussissaient.

Vous y êtes arrivés...
N. N. : J'ai eu la chance d'arriver à Monaco (en novembre 2007, puis il signe son premier contrat pro en 2008) et ça a marché tout de suite.
S. M. : Moi, j'ai fait le tour de France : Lille, Montpellier, Paris, Rennes, Toulouse... Tous les clubs me voulaient. Le Guen à Lyon par exemple m'avait dit de rester. Finalement, pour des histoires de contrat, je suis reparti au Cameroun avant de signer à Rennes (en 2003) qui n'a pas attendu mes 18 ans.

Nicolas, le départ de Mbia du Cameroun vous a-t-il touché ?
N. N. : On a pas mal galéré quand il est parti. Mais ça nous aidait tous à croire qu'on pouvait y arriver. Et il y a eu Monaco mais c'était dur quand je suis arrivé avec ma mère. En Afrique, tu vas chez tonton, tata. Ici, il n'y avait rien...
S. M. : C'est très, très dur ce sentiment de solitude...
N. N. : Tu es alors dans ta bulle, tu apprends, tu t'adaptes. Mais mes amis restent mes amis de galère, mes amis d'enfance.

«J'ai appris le décès de ma mère au coup de sifflet final du dernier match du Cameroun lors de Coupe du monde 2010. Je me suis dit : ??C'est la fin de quelque chose''. Car je ne me voyais pas vivre sans ma mère.» Nkoulou

Ces derniers temps, avez-vous senti la pression de vos mauvais résultats à Marseille ?
N. N. : On sent la pression à travers les supporters mais au pays, c'est bien pire ! Quand on a fait le nul contre le Sénégal (0-0, le 4 juin), ils ont défoncé le bus à coups de pierres... Vous imaginez ?
S. M. : Tout le monde s'était caché sous les fauteuils à cause du bruit assourdissant que ça faisait.
N. N. : Aux heures des matches, ma famille reste à la maison. On ne sait jamais (rires).

Les problèmes internes au club vous ont-il touché ?
N. N. : On s'en moque, on est là pour jouer.
S. M. : On a de très bonnes relations avec tous les dirigeants. Les conflits extra sportifs ne nous affectent pas et ne changent pas notre attitude. Comme le cas Gignac, qui est complètement réglé.
N. N. : Ça change peut-être un peu ton attitude, Steph' ?
S. M. : (rires) Non, c'est impossible. Je n'ai pas laissé ma famille au Cameroun pour entrer là-dedans.

Qu'est ce qui vous a
Merci de patienter...
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