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Eva Eva a écrit le 5 juillet 2019 à 21h36
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GENÈVE INTERNATIONALE


Comment Genève a cristallisé la crise camerounaise
Par Frédéric Burnand, Genève

CE CONTENU A ÉTÉ PUBLIÉ LE 5 JUILLET 2019 10:3205. JUILLET 2019 - 10:32

photo de l’Intercontinental
Samedi 29 juin, des opposants au gouvernement camerounais manifestent à quelques encablures de l’hôtel Intercontinental où le président Paul Biya a ses habitudes.

(swissinfo.ch/fb)
Le séjour controversé de Paul Biya à Genève a jeté une ombre sur la médiation suisse entre des représentants des séparatistes anglophones. La société civile camerounaise s’interroge sur son sens, alors que le Cameroun est miné par les difficultés économiques et l’impasse politique.

Le séjour de Paul Biya à Genève a tourné au vinaigre, alors que 6 membres de sa sécurité ont été condamnés avec sursis mercredi par la justice genevoise à la suite de l'agression la semaine dernière d'un journaliste de la RTS Lien externeaux abords du palace où le président séjourne.

Officiellement, ce dernier séjour «privé» à l’hôtel Intercontinental (qui s'est achevé ce vendredi) est sans rapport avec la médiationLien externe entreprise par la diplomatie suisse entre différents groupes de séparatistes des régions anglophones du Cameroun. Juste une coïncidence.
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Eva Eva a écrit le 5 juillet 2019 à 21h32
La crise camerounaise s’invite en Suisse

Mais la manifestation samedi dernier de deux à trois cents opposants à quelques centaines de mètre du palace, repoussée par la police à coup de gaz lacrymogène, est venue rappeler que la crise profonde que traverse le pays ne peut être ignorée.


Joint à Douala où il séjourne hors de son cadre professionnel, l’analyste à l’International Crisis Group Hans De Marie HeungoupLien externe le confirme. «Si l’on salue l’initiative suisse vu le niveau d’acrimonie entre séparatistes et gouvernement, on rappelle aussi qu’elle est loin de toucher le gros du problème», précise ce citoyen camerounais.

Une petite minorité a choisi les armes

De fait, la crise dans les régions anglophones ne se limite pas aux séparatistes. Les fédéralistes et les partisans de la décentralisation estiment qu’il est possible de rester dans l’Etat unitaire instauré par le prédécesseur de Paul Biya, pour autant que le régime les écoute. Les groupes séparatistes, armés ou non, ne représentent donc qu’une minorité.
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Eva Eva a écrit le 5 juillet 2019 à 21h31
«Certains fédéralistes ne voient pas d’un bon œil la médiation suisse et l’attention portée sur les mouvements séparatistes du fait de leur passage à la lutte armée. Eux qui expriment pacifiquement leur revendication et subissent une dure répression en retour se sentent mis sur la touche», relève Hans De Marie Heungoup.

Un sentiment analogue traverse le reste de la société camerounaise, majoritairement francophone, témoigne Hans De Marie Heungoup. «Divers éléments de la société civile camerounaise dénoncent le fait de n’avoir pas reçu la moindre information sur la médiation suisse. Ce qui nourrit leur sentiment d’être aussi complétement tenus à l’écart par Yaoundé.»

Leurrer la scène internationale?

Cette attention portée aux groupes armés séparatistes à l’international – la médiation suisse a été saluée par le secrétaire général de l’ONULien externe, les Etats-Unis et l’Union européenneLien externe – est d’autant plus injuste aux yeux de nombreux Camerounais que le gouvernement est perçu comme largement responsable de cette radicalisation armée en 2017 pour avoir réprimé durement les manifestations pacifiques dans les régions anglophones en 2016.
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Eva Eva a écrit le 5 juillet 2019 à 21h29
«L’impression ici est que le régime de Paul Biya cherche ainsi à discréditer les revendications des régions anglophones, tout en montrant patte blanche sur la scène internationale, en soutenant des initiatives diplomatiques comme celle de la Suisse», témoigne Hans De Marie Heungoup.

Avant de souligner: «Mais le niveau de délitement socio-politique est tel qu’il n’est plus possible de traiter séparément la question des provinces anglophones. Il faut prendre en compte l’ensemble de la crise camerounaise, même si le conflit dans les régions anglophones en constitue son expression la plus violente.»

Ethniciser la crise politique

Or Yaoundé, la capitale, n’en prend pas le chemin, poursuivant sa tactique de diviser pour mieux régner. En témoigne ces derniers mois les attaques verbales contre des figures de l’opposition portant sur leur appartenance ethnique.

Hans De Marie Heungoup ne croit pas qu’il y ait un risque imminent de guerre civile. Mais ces germes de division sapent les tentatives de former un front uni face au gouvernement et repoussent d’autant toute sortie de la crise générale que traverse le Cameroun.

Une réalité que le gouvernement suisse pourra difficilement ignorer dans ses relations avec le Cameroun et ses tentatives de médiation.
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Navajo boy Navajo boy a écrit le 5 juillet 2019 à 20h43
@ le fils de réfugié camerounais

J’attends encore que tu me développe ta fameuse théorie de l’équilibre dans la souffrance des camerounais et le pourquoi on doit se taire !!
Je te dis que Biya Mabongo a échoué sur tous les plans
et plonge le Cameroun dans un profond abysse avec l’aide e ses frères et j’ajoute qu’il a perdu les élections, donc il dégage le vainqueur viendra mettre son programme sur pieds !!! Tu as compris en langage simple notre but maintenant ? Toto
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Kamair Kamair de Yaoundé a écrit le 5 juillet 2019 à 20h38
Mais pour aller plus loin,j'ai comme l'impression que c'est toi qui ne comprends pas ces vidéos, crois-tu que si ces messages étaient des message de haine, il serait entrain de se pavaner partout dans ce monde civilisé, il nya qu'au Cameroun que il a été séquestré ,dis moi depuis combien de temps le tribalisme d'état existe? alors si tu admets que ceux d'en face ont bien enraciné leur tribalisme d'état tu dois donc convenir que NGANANG à coté d'eux est un ange, et j'attire toujours ton attention le proff réagit plus qu'il n'agit.
les frères ambs n'ont pas attendu le proff pour passer à l'action se défendre et tu sais pourquoi eh bien ils ont été poussés dans leur derniers retranchements.et c'est de cela que NGANANG parle, il n'a jamais dit qu'il fallait tuer certains suprématistes mais qu'il fallait se préparer pour leur donner une réplique au cas ou ces derniers pousseront le bouchon trop loin ,est-il si difficile de comprendre cela.

PERSONNE NE PEUT PORTER PLAINTE CONTRE NGANANG CAR DANS SES PROPOS, IL N'ATTAQUE PAS MAIS IL PRONE LA DEFENSIVE AU CAS OU LES SUPREMACISTES VEULENT PASSER A L'ACTE. TOUS LES CAMEROUNAIS LE SAVENT , IL YA GENOCIDE AU CAMEROUN,ALORS QOUI DE PLUS SIMPLES QUE DE PREVOIR ET trouver des plans pour S'organniser au cas ou.
mais le dire ou le faire c'est pas aimer la guerre,mais c'est faire bien comprendre à ces jouisseurs que tu ne lacheras rien et que il faut seulement dialoguer.
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Navajo boy Navajo boy a écrit le 5 juillet 2019 à 20h37
@ TPO

Il faut te reposer maintenant !!
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Kamair Kamair de Yaoundé a écrit le 5 juillet 2019 à 20h35
@Fils du Cameroun (Douala , Cameroun)
ton discours est cohérent je m'inscris moi aussi dans ta façon de penser,mais tu sais avec des PERSONNES QUI FONT LA SOURDE OREILLE, parfois il faut aussi etre bien DURES pour qu'ils comprennent que ça fait mal.
il faut souvent leur répondre et cela freine leur ardeur.
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Eva Eva a écrit le 5 juillet 2019 à 20h20
Dixit Saint Désir Atango, ce n'est que le début. Les sardinards devront bien attacher leur ceinture.

Ils devront aussi apprendre la résistance.

Résistance pour tous ...
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Eva Eva a écrit le 5 juillet 2019 à 20h15
CAMEROUN PAUL BIYA SUISSE
Suisse: l'embarrassant séjour du président camerounais Paul Biya
Publié le 2019-07-04 Modifié le 2019-07-05 à 09:54

par RFI


Une femme porte une banderole avec l'inscription «Paul Biya, premier responsable de l'immigration en Europe» lors d'une manifestation contre la présence du président camerounais Paul Biya à Genève, le 29 juin 2019.
© FABRICE COFFRINI / AFP

Il y a des touristes dont on se passerait bien... À Genève, c'est peu dire que le dernier séjour de Paul Biya ne passe pas vraiment inaperçu. Manifestations d'opposants devant son hôtel, arrestation de plusieurs gardes du corps du président camerounais après l'agression d'un journaliste... De quoi embarrasser les autorités suisses, engagées au même moment dans une délicate négociation entre le gouvernement camerounais et les séparatistes des régions anglophones.

Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

Est-ce le précédent Abdelaziz Bouteflika au début de l'année ? Toujours est-il qu'il devient de plus en plus compliqué pour certains dirigeants de séjourner discrètement au bord du lac Léman. Paul Biya est pourtant un habitué de la Suisse.

D'après une ONG spécialisée dans la lutte anti-corruption, le chef d'État camerounais aurait déjà passé, depuis son élection il y a 37 ans, plus de quatre ans et demi à l'étranger, dont une bonne partie au très chic hôtel Intercontinental de Genève où il aurait ses habitudes. La même ONG estime le coût d'une seule nuit à l'hôtel pour le président et son entourage à 40 000 dollars.

Une dépense des deniers publics jugée scandaleuse pour les opposants à Paul Biya, qui en sont venus aux mains la semaine dernière avec les gardes du corps du président camerounais. Un journaliste suisse a même été agressé. Six membres du service de sécurité de Paul Biya ont, depuis, été condamnés à des peines avec sursis.


Mais le malaise demeure. Berne a rappelé à l'ordre la représentation camerounaise. Genève, de son côté, parle d'un événement totalement inacceptable. Un député a même lancé une pétition pour réclamer le départ immédiat de Paul Biya. Elle a déjà récolté plus de 11 000 signatures.


Le socialiste Sylvain Thévoz affirme que, comme le secret bancaire, l'accueil à Genève de dictateurs africains est peut-être une tradition que la Suisse doit désormais abandonner.
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