Le milieu de terrain international camerounais a eu une progression météorite dès son arrivée en occident. Sa marge de progression avait frisé une vitesse exponentielle. Brighton & Hove Albion avait senti le bon coup et l’avait mis sous contrat. Ce club est habitué de dénicher les jeunes talents, de les polir, avant de les transférer contre d’énormes frais. Une saison après son arrivée en Angleterre, Carlos Baleba a montré aux yeux du monde les prémices d’un talent né. Et la saison dernière, il a ébloui, tellement que les grandes écuries espéraient de recruter.
Manchester United a été le plus actif et le montant de transfert de plus de 100 millions d’euros ne l’effrayait guère. Seul le veto de Brighton va empêcher le joueur de rejoindre United. Signe d’immaturité malheureusement, Carlos Baleba va se laisser distraire par ces sollicitations. « La moutarde lui est montée dans le cerveau », explique Martin Beaugrenot, un journaliste qui suit le club. Depuis lors, les performances de Carlos Baleba crispe son entraîneur. Seulement ce saison, il n’a marqué aucun but, ni offert aucune passe décisive. Il prend des cartons inutiles. Ce qui frappe est qu’à cinq reprises cette saison, il a été substitué cinq fois avant la fin de la première mi-temps.
C’était moche de voir Carlos Baleba après l’appel pour sa substitution. Il avait enfoui sa tête dans son maillot, surpis de regagner le banc bien plus tôt que lui-même ou ses coéquipiers ne l’auraient imaginé. Il n’était pas blessé, mais simplement remplacé par son entraîneur qui estimait que s’il ne retirait pas lui-même le Camerounais, il risquait d’être expulsé par l’arbitre. Peter Bankes avait donné un carton jaune à Baleba pour avoir tiré sur Morgan Rogers après seulement une minute et 51 secondes de jeu.
Une deuxième faute, qui aurait dû lui valoir un deuxième carton jaune, a suivi peu après et…
Le traumatisme de Villa Park
Titulaire face à Aston Villa, Baleba a sombré en un éclair. Sanctionné d’un carton jaune dès la 2e minute pour une intervention mal maîtrisée, il a semblé perdre pied physiquement et tactiquement. Redoutant l’expulsion, son entraîneur n’a pas hésité : le Camerounais a été sacrifié pour faire entrer le vétéran James Milner. Une décision « tactique et protectrice » selon le staff, mais qui résonne comme un aveu de fragilité pour celui qui est censé être le futur patron de l’entrejeu des Seagulls.
Un « stress » de Carlos Baleba a un nom : Manchester United
Le mal est peut-être plus profond. Depuis l’été dernier, le nom de Baleba est sur toutes les lèvres du côté d’Old Trafford. Manchester United, qui a déjà investi massivement sur Cunha et Sesko, en a fait sa priorité absolue pour l’été 2026. Le joueur lui-même a admis en décembre dernier que cette période de spéculation était « stressante ». Si Brighton a fermé la porte à double tour cet hiver, les rumeurs d’un transfert record à 100 millions de livres (environ 120 M€) continuent de peser sur les épaules du jeune milieu de 22 ans.
La parenthèse enchantée de la CAN
Paradoxalement, c’est loin de l’Angleterre que Baleba a montré son meilleur visage cette saison. Lors de la CAN 2025 au Maroc, il a été le poumon des Lions Indomptables. Élu homme du match lors du huitième de finale contre l’Afrique du Sud (2-1), il a rappelé à l’Europe entière pourquoi les plus grands clubs se l’arrachent : un volume de jeu exceptionnel, une capacité à absorber la pression et une relance toujours propre.
Statistiques de Carlos Baleba – Saison 2025-2026 (au 11 fév. 2026)
| Compétition | Matchs | Minutes | Précision passes | Cartons Jaunes |
|---|---|---|---|---|
| Premier League | 20 | 1170 | 85% | 5 |
| CAN 2025 | 5 | 347 | – | 2 |
| EFL Cup | 3 | 167 | – | 1 |
Le talent de Carlos Baleba est incontestable. Capable de « dribbler comme Ronaldinho » tout en taclant comme un pur numéro 6, il possède un profil hybride unique. Cependant, sa régularité inquiète : il n’a terminé que deux matchs complets en championnat cette saison.
Pour Brighton, l’objectif est clair : le maintenir sous protection jusqu’en mai pour maximiser une vente historique. Pour Baleba, le défi est mental. Il doit prouver qu’il peut rester « grounded » (ancré), comme le disaient ses formateurs à Lille, avant de prétendre au trône d’Old Trafford.











