La CAF a annoncé dimanche une réforme de ses statuts et règlements. Cela vise à renforcer la crédibilité de l’arbitrage, de l’assistance vidéo (VAR) et de ses instances juridictionnelles. L’instance précise que ces mesures concernent notamment les arbitres, les opérateurs VAR ainsi que ses organes disciplinaires. Le Jury disciplinaire et la Commission d’appel sont notamment sur la sellette après des décisions majoritairement impopulaires qui ont fragilisé les fondements et la structure du football africain.
« Ces réformes sont destinées à renforcer la confiance et la crédibilité », indique la CAF.
L’organisation reconnait que les performances des arbitres et des opérateurs VAR lors de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire avaient été « largement saluées » à l’échelle continentale et internationale. Il est donc question de revenir à minima à cette qualité dans la direction des matchs sur le terrain.
Cette annonce intervient alors que l’instance a été confrontée ces dernières années à des critiques récurrentes. En ligne de mire, sa gouvernance et la transparence de certaines décisions, notamment en matière d’arbitrage et de gestion des compétitions.
La CAF affirme se défend de la composition des membres de ses instances juridictionnelles. Ils auraient été désignés parmi des juges et avocats expérimentés, proposés par les associations-membres et validés par ses organes compétents. Elle insiste sur « l’indépendance et l’impartialité » de ces structures.
Patrice Motsepe, a déclaré que ces ajustements visent à éviter la répétition d’incidents survenus lors de compétitions récentes. Selon lui, l’instance s’appuie également sur l’expertise de juristes spécialisés en droit du sport. ce qui lui permet d’aligner ses textes sur les standards internationaux.
La CAF indique en outre travailler en collaboration avec la FIFA. Elle souhaite renforcer la formation des arbitres et des officiels, ainsi que poursuivre la professionnalisation du secteur.
Son président a enfin rappelé la politique de « tolérance zéro » de l’organisation face à la corruption et aux comportements inappropriés. Il assure qu’aucune association-membre ne bénéficiera de traitement préférentiel.












