Devant un parterre de personnalités, Samuel Eto’o a livré un discours vibrant, mêlant hommages, reconnaissance et symboles forts. C’était lors de l’inauguration du nouveau siège de la Fécafoot. De la minute de silence en mémoire des disparus aux remerciements appuyés envers Iya Mohammed, présenté comme le véritable initiateur du nouveau siège, le président de la Fécafoot a déroulé un récit personnel où se croisent vantardise, gratitude, loyauté et affirmation d’un héritage. Une prise de parole où l’émotion le dispute à une mise en scène spectaculaire.
Verbatim :
Excellence monsieur le Premier ministre, représentant personnel de Son Excellence monsieur Paul Biya, président de la République du Cameroun.
Permettez-moi, avant d’entamer mon propos, de vous prier de vous lever pour une minute de silence car pendant mon premier mandat et la première année du deuxième mandat, nous avons perdu des collègues. Je vous prie donc de vous lever et d’observer une minute de silence.
Merci.
Excellence Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, représentant du président de la République, chef de l’État ; monsieur le président de la Confédération africaine de football, my president, welcome home.
Excellence, mesdames et messieurs les ministres, membres du gouvernement, mesdames et messieurs les membres du conseil de la FIFA, monsieur Tony Elumelu, CEO UBA, ici représenté par ma belle-sœur.
Excellence monsieur Roger Milla, mon idole.
Monsieur le président de l’UNIFFAC, madame la directrice de la division des associations membres CAF, May Boss Lady.
Monsieur Ahmad Ahmad, ancien président de la Confédération africaine de football, chers aînés, merci pour tout ce que vous avez fait pour notre pays, le Cameroun, et pour moi en particulier. Merci.
Leurs Excellences, mesdames et messieurs les ambassadeurs et chefs de mission diplomatique, messieurs les présidents des fédérations africaines, chers collègues, chers aînés, merci, merci d’être ces aînés, merci d’être chez vous. Bienvenue chez vous.
Monsieur le gouverneur de la région du Centre, monsieur le préfet du Mfoundi, messieurs les maires, madame la première vice-présidente de la Fédération camerounaise de football, ma chère maman, mesdames et messieurs membres du comité exécutif de la Fédération camerounaise de football.
Mesdames et messieurs, chers membres de l’Assemblée générale de la Fédération camerounaise de football, bienvenue chez vous.
Chers Lions indomptables, votre histoire, notre histoire, nous l’avons faite, chers légendes.
Mon big brother Jay-Jay Okocha, welcome home.
El Hadji Diouf, mon frère d’une autre maman, mon jumeau, mon frère Alassane Dour, merci d’être le frère que tu es.
Ma charmante maman, mon épouse, mon tout, merci d’avoir été, d’être la maman que tu es pour moi, pour mes sœurs et pour mes frères. Grâce à toi, je suis ici devant tout le monde. Merci maman d’avoir accepté mon invitation.
Le 20 juin 2007, j’ai eu le privilège de rencontrer un homme unique, un visionnaire. J’étais encore footballeur au sommet de mon art, l’un des meilleurs dans mon domaine.
Invité par un grand enfant de notre continent, le président Motsepe. Il avait pris sur lui d’inviter Barcelone. J’étais donc joueur du FC Barcelona. C’était notre première rencontre.
Monsieur le président, votre fils, votre collègue du comité exécutif a fait beaucoup de kilomètres. Me voici donc devant vous, monsieur le président.
Durant toute ma belle carrière à l’équipe nationale du plus beau pays au monde, notre pays le Cameroun, j’ai connu plusieurs dirigeants mais deux m’ont personnellement marqué.
Et pour le premier, sans autre considération aucune, Monsieur le Premier ministre, représentant personnel du chef de l’État, je vais vous prier une fois de plus de vous lever et d’applaudir pour le président Iya Mohamed.
Merci monsieur le Premier ministre.
Représentant personnel du chef de l’État, Iya Mohamed voyait beaucoup plus loin que son temps. Il est le début de ce beau rêve. Il a vu juste, il a compris ce dont l’histoire de notre football avait besoin : une administration à la hauteur des performances des Lions.
Il nous a fallu plus de 14 ans et l’un de ses joueurs ici devant vous, devenu président, a tenu à accomplir son rêve.
Voici donc son rêve qui a vu le jour. Votre maison, notre maison.
Il y a une autre personne, un autre dirigeant. Lui, en son temps, il était à la tête d’un comité provisoire, mais il a tout changé car c’est un as du droit.
Il a permis à la Fédération d’avoir des droits. Il a permis aux différents ministres des Sports de comprendre jusqu’où ils devaient aller et surtout l’importance du football.
Mesdames et messieurs, je vous prierai une fois de plus d’applaudir pour le professeur Joseph Owona, de regrettée mémoire.
Oui, nous l’avons fait.
Chers sponsors, vous êtes à mes côtés depuis le premier jour : Boissons du Cameroun, Orange Cameroun, MTN Cameroun, 1xBet.
Aujourd’hui, Bet Momo, vous êtes là, vous ne m’avez jamais abandonné. C’est votre maison, c’est votre exploit. Merci.
Je suis allé à Lagos car j’avais besoin d’argent. Je me suis dit : le plus important, c’est d’avoir des amis, surtout des amis qui sont là quand vous avez besoin.
Alors j’ai posé mon problème et il m’a dit :
« My young brother, please get a seat, on va manger, on va parler d’autres choses. »
Et à la sortie, il a permis à UBA de nous accompagner. Dire à mon grand frère merci d’être le grand frère qu’il est pour moi. Merci.
Mes chers collègues présidents, vous qui avez fait le déplacement, je voudrais dire à chacun de vous un merci personnel et merci de continuer, car on a besoin de l’expérience. Merci de partager avec moi vos expériences.
Chers anciens Lions, chers collègues des batailles, je devrais dire monsieur le capitaine ou je devrais dire monsieur le sélectionneur Rigobert Song.
C’est de ça qu’il s’agit.
Monsieur le capitaine, je ne l’avais jamais fait avant et l’occasion s’y prête. Je voudrais vous dire merci de nous avoir guidés. Vous avez été capitaine, vous avez été le papa, le grand frère.
Vous vous imaginez être le capitaine d’une équipe avec à sa tête Patrick Mboma, Lauren Etame Mayer, Samuel Eto’o, capitaine Stéphane Mbia, Alexandre Song, Raymond Kalla ?
Vous l’avez bien fait. La preuve : nous avons gagné. Merci capitaine.
Chers parents, chers ministres, je m’arrêterai sur une seule personne, mais chacun de vous a apporté sa contribution afin que je tienne bon, afin que ce courage reste intact, afin que cette vision de vouloir apporter à notre pays reste intacte.
Chacun de vous a contribué à ça. Je voudrais vous dire merci, Son Excellence monsieur le ministre des Sports.
Cher aîné Sawa, nous l’avons fait. Les enfants venus de l’eau l’ont fait. Nous l’avons fait ensemble.
L’histoire retiendra qu’un père et un fils venus de Douala ont fait ceci.
Nous partirons un jour. Peu importe ce qui a pu se passer ou ne pas se passer, nous l’avons fait, Excellence.
Merci chers membres du comité exécutif et de l’Assemblée générale de la Fédération camerounaise de football.
Merci. Depuis le début, vous avez tenu bon à chaque étape. Vous avez cru en votre président, vous avez été là de jour comme de nuit.
Je voudrais vous dire un merci particulier. Merci à chacun de vous.
Ma chère maman, mes yeux de l’arrière, merci d’être l’autre maman pour moi. Merci de me protéger contre vents et marées.
Merci de m’apporter tes conseils précieux afin de mieux diriger l’institution que j’ai l’honneur de présider.
Merci maman, ma première vice-présidente.
Je te prie de te lever maman et qu’on voie la belle maman que tu es.
Chers collaborateurs de la FECAFOOT, oui, nous l’avons fait. Vous êtes toujours dans l’ombre, toujours pointés du doigt parce que votre président vous a exposés.
Aujourd’hui, on doit vous célébrer, vous soulever. Merci chers collègues.
Son Excellence Roger Milla, mon idole, mon inspiration, je voudrais vous prier de m’aider à demander à Son Excellence monsieur Roger Milla de devenir président de la fondation de la Fédération camerounaise de football ayant ses bureaux ici.
Excellence monsieur Roger Milla, chers idoles, chers pères, c’est la surprise que j’avais.
Vous avez ouvert la voie. Vous nous avez montré que c’est possible si on travaille, si on croit en ses rêves.
Et le petit garçon qui a eu droit à tes chaussettes, Cameroun-Zambie, est devant toi pour te demander d’accepter de devenir président de la fondation de la Fédération camerounaise de football. Merci.
Merci Excellence.
Hors considération, juste le grand frère que j’ai retrouvé il y a plusieurs années avant qu’il ne devienne politicien, le grand frère que j’ai perdu, que je n’ai pas connu, que ma maman nous a donné : mon grand frère Oswald Baboké, je voudrais te dire merci.
Tu es un bon grand frère. Tu es juste. Tu es de bons conseils. Merci. Te dire par le mot juste : merci grand frère.
Excellence monsieur le Premier ministre, représentant personnel du chef de l’État, cher papa, merci d’être l’homme d’État que vous êtes.
Je vais vous expliquer la différence entre un homme d’État et un politicien.
Le politicien pense constamment à l’élection. L’homme d’État pense au bien des Camerounais.
Vous êtes un homme d’État, papa, et merci d’être l’homme d’État que vous êtes. Et je sais pourquoi je le dis et vous le savez. Merci papa.
Et pour terminer, je n’ai pas besoin de parler.
Je voudrais que vous vous leviez pour deux personnes, deux personnes qui ont donné tous les privilèges au sport en général et au football en particulier.
Je devrais vous laisser deviner : Son Excellence monsieur le président de la République du Cameroun et sa charmante épouse, ma chère maman.
Je vous prie d’applaudir très très fort. Merci chers parents.














