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@CLEMENT KAMGA
Depuis que SEF a été cité parmis les possibles vainqueur du trophée du meilleur joueur du monde, je vois que tu as repris du poils de la bête.
J'espère que tu mettras le champagne au frais lorsque je mettrai mes pièd là -bas.(rire barrickadé)
Depuis que SEF a été cité parmis les possibles vainqueur du trophée du meilleur joueur du monde, je vois que tu as repris du poils de la bête.
J'espère que tu mettras le champagne au frais lorsque je mettrai mes pièd là -bas.(rire barrickadé)
UNE HISTOIRE D'HORMONE FEMELLE
Le week end dernier, avec quelques potes, on discutait de choses et d'autres, lorsque l'un d'entre nous nous sort : " hé les gars, j'ai lu quelque part qu'il y avait des hormones femelles dans la bière !
Vu qu'on est un peu scientifiques dans l'âme, on a décidé de vérifier la véracité de ces propos. Du coup, on a vidé une vingtaine de canettes. Dans l'intérêt de la science bien sûr ! Le résultat de cette expérience in vivo fut stupéfiant. Au bout de 20 tournées :
1- on avait tous pris du poids
2- on parlait beaucoup pour ne rien dire
3- on éprouvait des difficultés à conduire correctement
4- il nous était impossible de tenir un raisonnement simple
5- on refusait obstinément de reconnaître qu'on avait tort, même lorsque c'était évident
6- et pour couronner le tout, on allait ...er toutes les 5 mn, tous ensemble en plus
Je pense qu'il est inutile de pousser l'expérience plus loin. Il y a bien des hormones femelles dans la bière
Le week end dernier, avec quelques potes, on discutait de choses et d'autres, lorsque l'un d'entre nous nous sort : " hé les gars, j'ai lu quelque part qu'il y avait des hormones femelles dans la bière !
Vu qu'on est un peu scientifiques dans l'âme, on a décidé de vérifier la véracité de ces propos. Du coup, on a vidé une vingtaine de canettes. Dans l'intérêt de la science bien sûr ! Le résultat de cette expérience in vivo fut stupéfiant. Au bout de 20 tournées :
1- on avait tous pris du poids
2- on parlait beaucoup pour ne rien dire
3- on éprouvait des difficultés à conduire correctement
4- il nous était impossible de tenir un raisonnement simple
5- on refusait obstinément de reconnaître qu'on avait tort, même lorsque c'était évident
6- et pour couronner le tout, on allait ...er toutes les 5 mn, tous ensemble en plus
Je pense qu'il est inutile de pousser l'expérience plus loin. Il y a bien des hormones femelles dans la bière
@ tous
Avez vous remarquez que JEAN MAKOUN II etait le numero au classement des etoiles du championnat de france dans france football?
Il a la meilleur moyenne de ce classement.C'est a dire qu'il est considéré par ce journal comme le meilleur joueur de l'actuel championnat de france de 1ère division.
@Akol ou Ze
Plus on vient du sud, plus on est artiste...et desire enfreindre les lois.
Mythe ou réalité? Les italiens aiment la vie...un peu trop.Nous aussi...
beaucoup trop...Il faut trouver un equilibre!
@cldm
je suis tout a fait d'accord avec toi.Je pense simplement que l'afrique doit cesser de combattre l'afrique.
Etoo a immediatement appellé l'africain (son frère) ZOKO, qui a subi une de ces habituelles injustices que nous subissons en europe et dans le monde.
Thuram a déclaré qu'il serait sorti du terrain avec ZoKo ce jour la.Adriano le bresilien a essayé de soutenir son frère qu'il voyait en mauvaise posture.
Nous voulons tirer sur Etoo??? Moi je pense qu'il faut le soutenir, parce que on ne lui fait aucun cadeau de l'autre coté.Avez vous vu comment on a essayé de l'opposer a Womé dernièrement? Etoo dit qu'il est totalement solidaire de womé.
UN PEU DE LUCIDITE NE NOUS FERA AUCUN MAL.
Avez vous remarquez que JEAN MAKOUN II etait le numero au classement des etoiles du championnat de france dans france football?
Il a la meilleur moyenne de ce classement.C'est a dire qu'il est considéré par ce journal comme le meilleur joueur de l'actuel championnat de france de 1ère division.
@Akol ou Ze
Plus on vient du sud, plus on est artiste...et desire enfreindre les lois.
Mythe ou réalité? Les italiens aiment la vie...un peu trop.Nous aussi...
beaucoup trop...Il faut trouver un equilibre!
@cldm
je suis tout a fait d'accord avec toi.Je pense simplement que l'afrique doit cesser de combattre l'afrique.
Etoo a immediatement appellé l'africain (son frère) ZOKO, qui a subi une de ces habituelles injustices que nous subissons en europe et dans le monde.
Thuram a déclaré qu'il serait sorti du terrain avec ZoKo ce jour la.Adriano le bresilien a essayé de soutenir son frère qu'il voyait en mauvaise posture.
Nous voulons tirer sur Etoo??? Moi je pense qu'il faut le soutenir, parce que on ne lui fait aucun cadeau de l'autre coté.Avez vous vu comment on a essayé de l'opposer a Womé dernièrement? Etoo dit qu'il est totalement solidaire de womé.
UN PEU DE LUCIDITE NE NOUS FERA AUCUN MAL.
Parait-il qu'une fille camerounaise qui a vraiment roulé sa bosse est enceinte de jumelles d'etoo. Ce que celui-ci nie comme d'habitude. Eh !heureusement que les tests ADN existent pour ceux qui font sans capote et qui refusent le résultat. Et sa pauvre femme ivoirienne ?
@TOUS
A quelques jours de la CAN, pas de mobilisation médiatique. oui les responsables ont rattés le plus grand gombo avec la Coupe du monde.
Mais une fois de plus chers comppatriotes, préparer vous à la defaite car elle est au renddez -vs. on ggagnera certainementdeux match mais nous n'irons pas loins.
PAS DE NOUVVEAU STADE AU CAMEROUN PAS DE GRANDE VICTOIRE
A BON ENTENDEUR SALUT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
A quelques jours de la CAN, pas de mobilisation médiatique. oui les responsables ont rattés le plus grand gombo avec la Coupe du monde.
Mais une fois de plus chers comppatriotes, préparer vous à la defaite car elle est au renddez -vs. on ggagnera certainementdeux match mais nous n'irons pas loins.
PAS DE NOUVVEAU STADE AU CAMEROUN PAS DE GRANDE VICTOIRE
A BON ENTENDEUR SALUT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Suite et fin...
La contamination d'une partie de la classe politique dirigeante ne relève plus du secret, et provoque une gêne dans plusieurs ambassades qui facilitent les traitements à l'étranger de dignitaires dont on sait pertinemment qu'ils ne protègent pas leurs nombreuses maîtresses.
Jeudi 18 novembre, deux infirmières ont accueilli Yolaine : «Vous êtes prête ?» L'une des deux a ouvert l'enveloppe, l'a regardée et lui a dit que c'était positif. «Ce n'est pas grave de nos jours, il faut éviter la recontamination, bien manger et voir le docteur. Mais surtout éviter les personnes méchantes, et ainsi vous vivrez cent ans.» Pour avoir accès à une trithérapie (entre 4 et 5 euros mensuels le traitement), il faut d'abord qu'elle paie un bilan médical, 100 euros. «Si je meurs, mon frère trouvera 1 million FCFA (1 522 euros) pour mes obsèques. Mais 65 000 francs (99 euros) pour le traitement, il ne les aura pas.» Au Cameroun, les obsèques sont une affaire de standing.
Décoction. Au cas où, elle s'est fait livrer le traitement traditionnel qui fait fureur actuellement : deux litres d'une décoction infâme à ingurgiter durant dix jours. Le fournisseur, Jean-Paul, affirme qu'il a travaillé avec le centre Pasteur de Yaoundé «quand ils ont constaté que trois de mes malades étaient guéris, ils ont cherché à attenter à ma vie». Il prétend que des laboratoires espagnols et brésiliens ont voulu lui arracher sa formule sans payer. Et facture 80 000 FCFA (122,7 euros), quand même, les dix jours de décoction. Yolaine estime qu'elle a trois kilos à perdre, et c'est donc une bonne chose que ce breuvage lui coupe l'appétit.
La contamination d'une partie de la classe politique dirigeante ne relève plus du secret, et provoque une gêne dans plusieurs ambassades qui facilitent les traitements à l'étranger de dignitaires dont on sait pertinemment qu'ils ne protègent pas leurs nombreuses maîtresses.
Jeudi 18 novembre, deux infirmières ont accueilli Yolaine : «Vous êtes prête ?» L'une des deux a ouvert l'enveloppe, l'a regardée et lui a dit que c'était positif. «Ce n'est pas grave de nos jours, il faut éviter la recontamination, bien manger et voir le docteur. Mais surtout éviter les personnes méchantes, et ainsi vous vivrez cent ans.» Pour avoir accès à une trithérapie (entre 4 et 5 euros mensuels le traitement), il faut d'abord qu'elle paie un bilan médical, 100 euros. «Si je meurs, mon frère trouvera 1 million FCFA (1 522 euros) pour mes obsèques. Mais 65 000 francs (99 euros) pour le traitement, il ne les aura pas.» Au Cameroun, les obsèques sont une affaire de standing.
Décoction. Au cas où, elle s'est fait livrer le traitement traditionnel qui fait fureur actuellement : deux litres d'une décoction infâme à ingurgiter durant dix jours. Le fournisseur, Jean-Paul, affirme qu'il a travaillé avec le centre Pasteur de Yaoundé «quand ils ont constaté que trois de mes malades étaient guéris, ils ont cherché à attenter à ma vie». Il prétend que des laboratoires espagnols et brésiliens ont voulu lui arracher sa formule sans payer. Et facture 80 000 FCFA (122,7 euros), quand même, les dix jours de décoction. Yolaine estime qu'elle a trois kilos à perdre, et c'est donc une bonne chose que ce breuvage lui coupe l'appétit.
Suite
Yolaine prend place sur les bancs d'un bâtiment construit en 1998 par les Français. Un magnétoscope diffuse des clips de prévention (il n'y a que le son), il fait frais. Une centaine de personnes, des femmes essentiellement, entre 30 et 40 ans, patientent, les unes recroquevillées, les autres allongées, glacées de transpiration dans leurs boubous. Les plus jeunes ont toutes le même look : cheveux lissés, minces, sacs Dior, jeans moulants. «On dit qu'elles sont prostituées parce qu'elles font ça avec des hommes qu'elles ne connaissent pas.» Tout ce monde est là pour le suivi de CD4 (taux de lymphocytes), sauf huit personnes, venues pour le dépistage (1 600 francs CFA, 3 euros, dont 1 remboursé). «Huit tests, une centaine de levées de corps encore jeunes, aujourd'hui», soupire une infirmière. «Rien n'est fait dans ce pays pour inciter les gens à se dépister, ni à mettre la capote.» Il est presque midi, Yolaine flanche : «C'est pas la peine d'attendre, personne ne vient se faire dépister. Ça confirme la rumeur.» Celle-ci dit que le professeur Anomah Ngu, médecin camerounais, a découvert le traitement du sida, «tu prends ça pendant douze jours et tu es guéri».
Le Comité national de lutte contre le sida (CNLS) a dressé en octobre un bilan désastreux des politiques publiques camerounaises, «irresponsables, immorales, inadéquates, inefficaces». Le docteur Fezeu, secrétaire permanent du CNLS estime que «les charlatans ne sont plus seulement de présumés thérapeutes, mais surtout des restaurateurs de dignité, face à la maladie réputée honteuse, culpabilisante et stigmatisante».
Taux officiel. Au Cameroun, le taux officiel de séroprévalence est de 5,5 %, et s'élève à 10 % pour les femmes de Yaoundé. Selon un responsable de l'hôpital général, les statistiques intègrent la population de 0 à 75 ans afin de présenter des chiffres stables justifiant le renouvellement des subventions, «mais, selon nous, plus de la moitié des femmes sexuellement actives de Yaoundé sont infectées». La situation inquiète les chancelleries étrangères. Les Suisses estiment que le tiers des étudiantes de l'université de Yaoundé sont séropositives. Une campagne de dépistage menée dans un des lycées les plus prestigieux du pays a été stoppée dès les premiers résultats, «colossaux», selon ce même responsable. «Le sida au Cameroun est un sujet politique très chaud, il y a d'énormes enjeux financiers.» La contamination d'une partie de la classe politique dirigeante ne relè
Yolaine prend place sur les bancs d'un bâtiment construit en 1998 par les Français. Un magnétoscope diffuse des clips de prévention (il n'y a que le son), il fait frais. Une centaine de personnes, des femmes essentiellement, entre 30 et 40 ans, patientent, les unes recroquevillées, les autres allongées, glacées de transpiration dans leurs boubous. Les plus jeunes ont toutes le même look : cheveux lissés, minces, sacs Dior, jeans moulants. «On dit qu'elles sont prostituées parce qu'elles font ça avec des hommes qu'elles ne connaissent pas.» Tout ce monde est là pour le suivi de CD4 (taux de lymphocytes), sauf huit personnes, venues pour le dépistage (1 600 francs CFA, 3 euros, dont 1 remboursé). «Huit tests, une centaine de levées de corps encore jeunes, aujourd'hui», soupire une infirmière. «Rien n'est fait dans ce pays pour inciter les gens à se dépister, ni à mettre la capote.» Il est presque midi, Yolaine flanche : «C'est pas la peine d'attendre, personne ne vient se faire dépister. Ça confirme la rumeur.» Celle-ci dit que le professeur Anomah Ngu, médecin camerounais, a découvert le traitement du sida, «tu prends ça pendant douze jours et tu es guéri».
Le Comité national de lutte contre le sida (CNLS) a dressé en octobre un bilan désastreux des politiques publiques camerounaises, «irresponsables, immorales, inadéquates, inefficaces». Le docteur Fezeu, secrétaire permanent du CNLS estime que «les charlatans ne sont plus seulement de présumés thérapeutes, mais surtout des restaurateurs de dignité, face à la maladie réputée honteuse, culpabilisante et stigmatisante».
Taux officiel. Au Cameroun, le taux officiel de séroprévalence est de 5,5 %, et s'élève à 10 % pour les femmes de Yaoundé. Selon un responsable de l'hôpital général, les statistiques intègrent la population de 0 à 75 ans afin de présenter des chiffres stables justifiant le renouvellement des subventions, «mais, selon nous, plus de la moitié des femmes sexuellement actives de Yaoundé sont infectées». La situation inquiète les chancelleries étrangères. Les Suisses estiment que le tiers des étudiantes de l'université de Yaoundé sont séropositives. Une campagne de dépistage menée dans un des lycées les plus prestigieux du pays a été stoppée dès les premiers résultats, «colossaux», selon ce même responsable. «Le sida au Cameroun est un sujet politique très chaud, il y a d'énormes enjeux financiers.» La contamination d'une partie de la classe politique dirigeante ne relè
Santé. A l'hôpital de Yaoundé, on dresse un bilan désastreux des mesures prises par l'Etat.
Le Cameroun ferme les yeux sur le sida
par Blandine GROSJEAN
QUOTIDIEN : lundi 05 décembre 2005
Yaoundé envoyée spécial
Tout le monde sait, et tout le monde fait mine d'oublier aussitôt. Cette journaliste en vue dont l'amant, marié et polygame, est mort cet été d'une maladie «non diagnostiquée» affirme qu'un ami médecin lui a dit que si elle ne se «recontaminait pas pendant un an», le virus disparaîtrait. Elle préfère ne pas faire le test et rester chaste durant une année. Une avocate raconte son effroi lorsqu'elle a constaté que son amant, un haut responsable politique, avait le pénis recouvert d'un pansement. «Et il voulait faire ça sans préservatif.» Elle a compris qu'il avait la syphilis, et elle s'est dévouée pour aller chercher elle-même les traitements : «Lui avec son nom, il ne pouvait pas.» Cette femme intelligente de 38 ans n'a pas «pensé» à se faire dépister. «Si je suis positive, je ne pourrais pas lui cacher, et il me plaquera.» Tant qu'elle se sent en forme et ne maigrit pas, elle ne fera rien.
«Rumeur malveillante». «Le sida n'est pas kangossa, dit une affiche au sein de l'hôpital général de Yaoundé, le sida n'est pas une rumeur malveillante.» Le premier souci, parmi la classe aisée de Yaoundé, c'est que tout se sait. «Mon père me harcèle au téléphone pour que je n'y aille pas», se plaint Yolaine. «Il dit que si je le suis, je vais le crier sur tous les toits.» Poussée par une amie qui dispose d'informations «fiables» sur le statut sérologique de plusieurs de ses ex, Yolaine a pris la décision de se faire tester. Elle connaît chaque centimètre de l'hôpital, sa soeur y est morte du sida au printemps dernier, après six mois de souffrances. Elle pesait 36 kg à 29 ans quand elle est arrivée aux urgences. Il faut faire la queue à trois endroits différents, et la file devant la caisse, en plein soleil, tourne au supplice pour plusieurs personnes qui s'accroupissent, s'allongent par terre, dans l'indifférence générale, pendant que des bien-portants, pistonnés, payent à l'intérieur. Les taxis déposent des hommes et des femmes cadavériques, installés dans des fauteuils roulants sommaires et directement amenés en consultation. Au bout de trois heures d'attente,
Le Cameroun ferme les yeux sur le sida
par Blandine GROSJEAN
QUOTIDIEN : lundi 05 décembre 2005
Yaoundé envoyée spécial
Tout le monde sait, et tout le monde fait mine d'oublier aussitôt. Cette journaliste en vue dont l'amant, marié et polygame, est mort cet été d'une maladie «non diagnostiquée» affirme qu'un ami médecin lui a dit que si elle ne se «recontaminait pas pendant un an», le virus disparaîtrait. Elle préfère ne pas faire le test et rester chaste durant une année. Une avocate raconte son effroi lorsqu'elle a constaté que son amant, un haut responsable politique, avait le pénis recouvert d'un pansement. «Et il voulait faire ça sans préservatif.» Elle a compris qu'il avait la syphilis, et elle s'est dévouée pour aller chercher elle-même les traitements : «Lui avec son nom, il ne pouvait pas.» Cette femme intelligente de 38 ans n'a pas «pensé» à se faire dépister. «Si je suis positive, je ne pourrais pas lui cacher, et il me plaquera.» Tant qu'elle se sent en forme et ne maigrit pas, elle ne fera rien.
«Rumeur malveillante». «Le sida n'est pas kangossa, dit une affiche au sein de l'hôpital général de Yaoundé, le sida n'est pas une rumeur malveillante.» Le premier souci, parmi la classe aisée de Yaoundé, c'est que tout se sait. «Mon père me harcèle au téléphone pour que je n'y aille pas», se plaint Yolaine. «Il dit que si je le suis, je vais le crier sur tous les toits.» Poussée par une amie qui dispose d'informations «fiables» sur le statut sérologique de plusieurs de ses ex, Yolaine a pris la décision de se faire tester. Elle connaît chaque centimètre de l'hôpital, sa soeur y est morte du sida au printemps dernier, après six mois de souffrances. Elle pesait 36 kg à 29 ans quand elle est arrivée aux urgences. Il faut faire la queue à trois endroits différents, et la file devant la caisse, en plein soleil, tourne au supplice pour plusieurs personnes qui s'accroupissent, s'allongent par terre, dans l'indifférence générale, pendant que des bien-portants, pistonnés, payent à l'intérieur. Les taxis déposent des hommes et des femmes cadavériques, installés dans des fauteuils roulants sommaires et directement amenés en consultation. Au bout de trois heures d'attente,
Santé. A l'hôpital de Yaoundé, on dresse un bilan désastreux des mesures prises par l'Etat.
Le Cameroun ferme les yeux sur le sida
par Blandine GROSJEAN
QUOTIDIEN : lundi 05 décembre 2005
Yaoundé envoyée spécial
Tout le monde sait, et tout le monde fait mine d'oublier aussitôt. Cette journaliste en vue dont l'amant, marié et polygame, est mort cet été d'une maladie «non diagnostiquée» affirme qu'un ami médecin lui a dit que si elle ne se «recontaminait pas pendant un an», le virus disparaîtrait. Elle préfère ne pas faire le test et rester chaste durant une année. Une avocate raconte son effroi lorsqu'elle a constaté que son amant, un haut responsable politique, avait le pénis recouvert d'un pansement. «Et il voulait faire ça sans préservatif.» Elle a compris qu'il avait la syphilis, et elle s'est dévouée pour aller chercher elle-même les traitements : «Lui avec son nom, il ne pouvait pas.» Cette femme intelligente de 38 ans n'a pas «pensé» à se faire dépister. «Si je suis positive, je ne pourrais pas lui cacher, et il me plaquera.» Tant qu'elle se sent en forme et ne maigrit pas, elle ne fera rien.
«Rumeur malveillante». «Le sida n'est pas kangossa, dit une affiche au sein de l'hôpital général de Yaoundé, le sida n'est pas une rumeur malveillante.» Le premier souci, parmi la classe aisée de Yaoundé, c'est que tout se sait. «Mon père me harcèle au téléphone pour que je n'y aille pas», se plaint Yolaine. «Il dit que si je le suis, je vais le crier sur tous les toits.» Poussée par une amie qui dispose d'informations «fiables» sur le statut sérologique de plusieurs de ses ex, Yolaine a pris la décision de se faire tester. Elle connaît chaque centimètre de l'hôpital, sa soeur y est morte du sida au printemps dernier, après six mois de souffrances. Elle pesait 36 kg à 29 ans quand elle est arrivée aux urgences. Il faut faire la queue à trois endroits différents, et la file devant la caisse, en plein soleil, tourne au supplice pour plusieurs personnes qui s'accroupissent, s'allongent par terre, dans l'indifférence générale, pendant que des bien-portants, pistonnés, payent à l'intérieur. Les taxis déposent des hommes et des femmes cadavériques, installés dans des fauteuils roulants sommaires et directement amenés en consultation. Au bout de trois heures d'attente,
Le Cameroun ferme les yeux sur le sida
par Blandine GROSJEAN
QUOTIDIEN : lundi 05 décembre 2005
Yaoundé envoyée spécial
Tout le monde sait, et tout le monde fait mine d'oublier aussitôt. Cette journaliste en vue dont l'amant, marié et polygame, est mort cet été d'une maladie «non diagnostiquée» affirme qu'un ami médecin lui a dit que si elle ne se «recontaminait pas pendant un an», le virus disparaîtrait. Elle préfère ne pas faire le test et rester chaste durant une année. Une avocate raconte son effroi lorsqu'elle a constaté que son amant, un haut responsable politique, avait le pénis recouvert d'un pansement. «Et il voulait faire ça sans préservatif.» Elle a compris qu'il avait la syphilis, et elle s'est dévouée pour aller chercher elle-même les traitements : «Lui avec son nom, il ne pouvait pas.» Cette femme intelligente de 38 ans n'a pas «pensé» à se faire dépister. «Si je suis positive, je ne pourrais pas lui cacher, et il me plaquera.» Tant qu'elle se sent en forme et ne maigrit pas, elle ne fera rien.
«Rumeur malveillante». «Le sida n'est pas kangossa, dit une affiche au sein de l'hôpital général de Yaoundé, le sida n'est pas une rumeur malveillante.» Le premier souci, parmi la classe aisée de Yaoundé, c'est que tout se sait. «Mon père me harcèle au téléphone pour que je n'y aille pas», se plaint Yolaine. «Il dit que si je le suis, je vais le crier sur tous les toits.» Poussée par une amie qui dispose d'informations «fiables» sur le statut sérologique de plusieurs de ses ex, Yolaine a pris la décision de se faire tester. Elle connaît chaque centimètre de l'hôpital, sa soeur y est morte du sida au printemps dernier, après six mois de souffrances. Elle pesait 36 kg à 29 ans quand elle est arrivée aux urgences. Il faut faire la queue à trois endroits différents, et la file devant la caisse, en plein soleil, tourne au supplice pour plusieurs personnes qui s'accroupissent, s'allongent par terre, dans l'indifférence générale, pendant que des bien-portants, pistonnés, payent à l'intérieur. Les taxis déposent des hommes et des femmes cadavériques, installés dans des fauteuils roulants sommaires et directement amenés en consultation. Au bout de trois heures d'attente,
UNE HISTOIRE D'HORMONE FEMELLE
Le week end dernier, avec quelques potes, on discutait de choses et d'autres, lorsque l'un d'entre nous nous sort : " hé les gars, j'ai lu quelque part qu'il y avait des hormones femelles dans la bière !
Vu qu'on est un peu scientifiques dans l'âme, on a décidé de vérifier la véracité de ces propos. Du coup, on a vidé une vingtaine de canettes. Dans l'intérêt de la science bien sûr ! Le résultat de cette expérience in vivo fut stupéfiant. Au bout de 20 tournées :
1- on avait tous pris du poids
2- on parlait beaucoup pour ne rien dire
3- on éprouvait des difficultés à conduire correctement
4- il nous était impossible de tenir un raisonnement simple
5- on refusait obstinément de reconnaître qu'on avait tort, même lorsque c'était évident
6- et pour couronner le tout, on allait pisser toutes les 5 mn, tous ensemble en plus
Je pense qu'il est inutile de pousser l'expérience plus loin. Il y a bien des hormones femelles dans la bière
Le week end dernier, avec quelques potes, on discutait de choses et d'autres, lorsque l'un d'entre nous nous sort : " hé les gars, j'ai lu quelque part qu'il y avait des hormones femelles dans la bière !
Vu qu'on est un peu scientifiques dans l'âme, on a décidé de vérifier la véracité de ces propos. Du coup, on a vidé une vingtaine de canettes. Dans l'intérêt de la science bien sûr ! Le résultat de cette expérience in vivo fut stupéfiant. Au bout de 20 tournées :
1- on avait tous pris du poids
2- on parlait beaucoup pour ne rien dire
3- on éprouvait des difficultés à conduire correctement
4- il nous était impossible de tenir un raisonnement simple
5- on refusait obstinément de reconnaître qu'on avait tort, même lorsque c'était évident
6- et pour couronner le tout, on allait pisser toutes les 5 mn, tous ensemble en plus
Je pense qu'il est inutile de pousser l'expérience plus loin. Il y a bien des hormones femelles dans la bière

