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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Teno Teno a écrit le 5 décembre 2005 à 15h49
Suite et fin...
La contamination d'une partie de la classe politique dirigeante ne relève plus du secret, et provoque une gêne dans plusieurs ambassades qui facilitent les traitements à l'étranger de dignitaires dont on sait pertinemment qu'ils ne protègent pas leurs nombreuses maîtresses.

Jeudi 18 novembre, deux infirmières ont accueilli Yolaine : «Vous êtes prête ?» L'une des deux a ouvert l'enveloppe, l'a regardée et lui a dit que c'était positif. «Ce n'est pas grave de nos jours, il faut éviter la recontamination, bien manger et voir le docteur. Mais surtout éviter les personnes méchantes, et ainsi vous vivrez cent ans.» Pour avoir accès à une trithérapie (entre 4 et 5 euros mensuels le traitement), il faut d'abord qu'elle paie un bilan médical, 100 euros. «Si je meurs, mon frère trouvera 1 million FCFA (1 522 euros) pour mes obsèques. Mais 65 000 francs (99 euros) pour le traitement, il ne les aura pas.» Au Cameroun, les obsèques sont une affaire de standing.

Décoction. Au cas où, elle s'est fait livrer le traitement traditionnel qui fait fureur actuellement : deux litres d'une décoction infâme à ingurgiter durant dix jours. Le fournisseur, Jean-Paul, affirme qu'il a travaillé avec le centre Pasteur de Yaoundé «quand ils ont constaté que trois de mes malades étaient guéris, ils ont cherché à attenter à ma vie». Il prétend que des laboratoires espagnols et brésiliens ont voulu lui arracher sa formule sans payer. Et facture 80 000 FCFA (122,7 euros), quand même, les dix jours de décoction. Yolaine estime qu'elle a trois kilos à perdre, et c'est donc une bonne chose que ce breuvage lui coupe l'appétit.
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