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Ma modeste explication - qui n’engage que moi - est qu’ils ont sous-estimé le progrès du président dans les voix obtenues (qui est passé de 1.7M à 2.1M de voix) et le nord ne suffisait plus pour combler le retard (malgré les bourrages etc.). Il a donc fallu créer des voix pour les allouer au futur PR et comme il n’y avait plus de réserves avec les 3.8M de voix existantes, on en crée de toute pièce sur ‘Excel’ et on fait circuler dans toutes les feuilles de choux de la sous-région pour crédibiliser. On oublie par la même occasion qu’il y a quand même des gens qui savent compter….
Et on oublie en créant ces voix le problème du taux de participation qui est la première chose connue dans toute élection et surtout on oublie que cela signifie deux choses qui ne sont pas possibles :
* un deuxième tour d’élection a toujours un taux de participation inférieur qu’au premier
* un report de voix d’un candidat sur l’autre ne se fait jamais à 100%.
Or, en Côte d’Ivoire, les ivoiriens veulent tellement de Mr ADO comme président que tous les électeurs de HKB se sont TOUS levés au deuxième tour pour aller voter et ont porté leur choix sur Mr ADO à presque 100%. Mais et les 28% de voix non reportés sur Ado ? et les abstentions ? Nous avons tous autour de nous des baoulés décus qui ne sont pas allés voter. Mais ils n’apparaissent pas dans les chiffres de la CEI !
Il est important que nous dénoncions cette farce car là , on se moque vraiment de nous. Comment peut-on dire que cette élection est transparente en faisant ce genre d’erreurs ? (Il existe même des versions ou les suffrages sont supérieurs à ceux du premier tour…..)
Et vous remarquerez que France 24 en montrant Bakayoko donner les suffrages se gardent bien de donner ce fameux taux de participation qui est sur les feuilles consolidées de la CEI et qui a été annoncé sur toutes les chaînes et sur lequel ils ne peuvent revenir au risque de se dédire.
Je ne peux résister à l’envie de terminer en m’interrogeant sur l’opportunité pour le président de la CEI (I pour indépendante) d’annoncer les résultats provisoires de l’élection depuis le siège des Forces Nouvelles et devant les télés étrangères.
Y a t il vraiment du sérieux chez nos amis ? Ils se pressent tellement pour prendre le fauteuil tant espéré que des erreurs de jeunesse les font trébucher.
A suivre et à méditer
Et on oublie en créant ces voix le problème du taux de participation qui est la première chose connue dans toute élection et surtout on oublie que cela signifie deux choses qui ne sont pas possibles :
* un deuxième tour d’élection a toujours un taux de participation inférieur qu’au premier
* un report de voix d’un candidat sur l’autre ne se fait jamais à 100%.
Or, en Côte d’Ivoire, les ivoiriens veulent tellement de Mr ADO comme président que tous les électeurs de HKB se sont TOUS levés au deuxième tour pour aller voter et ont porté leur choix sur Mr ADO à presque 100%. Mais et les 28% de voix non reportés sur Ado ? et les abstentions ? Nous avons tous autour de nous des baoulés décus qui ne sont pas allés voter. Mais ils n’apparaissent pas dans les chiffres de la CEI !
Il est important que nous dénoncions cette farce car là , on se moque vraiment de nous. Comment peut-on dire que cette élection est transparente en faisant ce genre d’erreurs ? (Il existe même des versions ou les suffrages sont supérieurs à ceux du premier tour…..)
Et vous remarquerez que France 24 en montrant Bakayoko donner les suffrages se gardent bien de donner ce fameux taux de participation qui est sur les feuilles consolidées de la CEI et qui a été annoncé sur toutes les chaînes et sur lequel ils ne peuvent revenir au risque de se dédire.
Je ne peux résister à l’envie de terminer en m’interrogeant sur l’opportunité pour le président de la CEI (I pour indépendante) d’annoncer les résultats provisoires de l’élection depuis le siège des Forces Nouvelles et devant les télés étrangères.
Y a t il vraiment du sérieux chez nos amis ? Ils se pressent tellement pour prendre le fauteuil tant espéré que des erreurs de jeunesse les font trébucher.
A suivre et à méditer
Suite à tout ce à quoi nous avons assisté ces derniers temps, trouvez ci-dessous les analyses suivantes sur les résultats de l’élection présidentielle tels qu’annoncés par la CEI
* On nous annonce sur toutes les télés du monde :
* un taux de participation record de 83% au premier tour et 70% au deuxième tour (confirmé à longueur de journée par la CEI et les chaînes étrangères France 24, iTele etc.)
* Que les suffrages exprimés au 2nd tour avoisinent les 4.6M de voix entre les deux candidats. Si on tient compte des bulletins nuls (environ 200,000 comme au premier tour), on avoisine les 4.8M de votants, soit exactement le même taux qu’au premier tour. (Cela ressemble à du bricolage de bas étage sur excel et quelqu’un a oublié de faire une simple règle de 3 !!!!)
* Mr Mabri Toikeusse, auto-proclamé porte parole du RHDP a annoncé sur France 24 le lendemain de l’élection qu’il savait LG battu et que les reports de voix s’étaient très bien fait (à 72% au moins !!!!). Ce qui signifie que Mr Ouattara aurait obtenu 750,000 des 1Million 100 000 voix de Mr Bedie.
A la vérité, ces chiffres ne résistent pas à l’analyse.
Le corps électoral ivoirien est exactement de 5 725 720 électeurs
Au premier tour 4 837 579 personnes ont voté dont 221 655 bulletins nuls soit 4,615, 924 bulletins exprimés.
Au second tour, le taux de participation de 70% donne un nombre de votants d’environ 4 008 004 votants et 3 800 000 environ de suffrages exprimés.
Le président de la CEI, Youssouf Bakayoko, a prononcé des résultats provisoires sans précaution en attribuant 2 150 000 voix environ à LG et 2 450 000 environ à ADO, soit 4 600 000 suffrages exprimés.
Si on compte le 200 000 bulletins nuls, on est à 83.8% de participation, soit la même qu’au premier tour alors que tout le monde a constaté la baisse de la participation.
Elle a été confirmée par la même CEI ) le jour de l’élection et par le porte parole du candidat RHDP dès le lendemain de l’élection.
Donc que s’est-il passé ?
Il y a 800,000 voix qui ont été créées comme par hasard pour rattraper le retard et/ou pour justifier sa victoire ‘ à large majorité’ annoncée à l’avance par le candidat du RHDP.
Ma modeste explication - qui n’engage que moi - est qu’ils ont sous-estimé le progrès du président dans les voix obtenues (qui est passé de 1.7M à 2.1M de voix) et le nord ne suffisait plus pour combler le retard (malgré les bourrages etc.). Il a donc fallu créer des voix pour les allouer au futur PR et comme il n’y avait plus de réserves avec les 3.
* On nous annonce sur toutes les télés du monde :
* un taux de participation record de 83% au premier tour et 70% au deuxième tour (confirmé à longueur de journée par la CEI et les chaînes étrangères France 24, iTele etc.)
* Que les suffrages exprimés au 2nd tour avoisinent les 4.6M de voix entre les deux candidats. Si on tient compte des bulletins nuls (environ 200,000 comme au premier tour), on avoisine les 4.8M de votants, soit exactement le même taux qu’au premier tour. (Cela ressemble à du bricolage de bas étage sur excel et quelqu’un a oublié de faire une simple règle de 3 !!!!)
* Mr Mabri Toikeusse, auto-proclamé porte parole du RHDP a annoncé sur France 24 le lendemain de l’élection qu’il savait LG battu et que les reports de voix s’étaient très bien fait (à 72% au moins !!!!). Ce qui signifie que Mr Ouattara aurait obtenu 750,000 des 1Million 100 000 voix de Mr Bedie.
A la vérité, ces chiffres ne résistent pas à l’analyse.
Le corps électoral ivoirien est exactement de 5 725 720 électeurs
Au premier tour 4 837 579 personnes ont voté dont 221 655 bulletins nuls soit 4,615, 924 bulletins exprimés.
Au second tour, le taux de participation de 70% donne un nombre de votants d’environ 4 008 004 votants et 3 800 000 environ de suffrages exprimés.
Le président de la CEI, Youssouf Bakayoko, a prononcé des résultats provisoires sans précaution en attribuant 2 150 000 voix environ à LG et 2 450 000 environ à ADO, soit 4 600 000 suffrages exprimés.
Si on compte le 200 000 bulletins nuls, on est à 83.8% de participation, soit la même qu’au premier tour alors que tout le monde a constaté la baisse de la participation.
Elle a été confirmée par la même CEI ) le jour de l’élection et par le porte parole du candidat RHDP dès le lendemain de l’élection.
Donc que s’est-il passé ?
Il y a 800,000 voix qui ont été créées comme par hasard pour rattraper le retard et/ou pour justifier sa victoire ‘ à large majorité’ annoncée à l’avance par le candidat du RHDP.
Ma modeste explication - qui n’engage que moi - est qu’ils ont sous-estimé le progrès du président dans les voix obtenues (qui est passé de 1.7M à 2.1M de voix) et le nord ne suffisait plus pour combler le retard (malgré les bourrages etc.). Il a donc fallu créer des voix pour les allouer au futur PR et comme il n’y avait plus de réserves avec les 3.
Gbagbo n'est qu'un voleur et se réclamer de lui est une idiotie. L'Afrique n'évoluera pas avec un tel guignol; comme beaucoup d'autres d'ailleurs
@ ANEL K
Voila une déclaration du président de la CEI qui prouve bien la collusion entre le Conseil constitutionnel et GBAGBO:
http://news.abidjan.net/h/382102.html
" Le président du Conseil constitutionnel sait que j’étais placé dans l’impossibilité de proclamer ces résultats. L’empêchement de proclamer ces résultats dont a été l’objet le porte-parole de la Cei, Bamba Yacouba en est la manifestation palpable du refus du camp présidentiel de nous laisser faire notre travail jusqu’au bout et dans le délai requis."
"Ce sont les vrais des 19 régions, consolidés par l’ensemble des commissaires de la Cei que j’ai proclamés. Ces résultats ont été communiqués aussi bien aux deux candidats qu’au Conseil constitutionnel, à la Facilitation, à l’Onuci,Nous n’avons pas pu les publier à cause, je vous le répète, de l’incident qui s’est produit entre Bamba Yacouba et les deux représentants du camp présidentiel », . "
Voila la partie du discours qui m'intéresse:
"Ce sont d’ailleurs les mêmes circonstances qui nous avaient amenés, au premier tour, à proclamer les résultats provisoires au-delà de minuit, exactement vers 01 heures du matin. Les résultats définitifs provisoires avaient été rendus publics au-delà de minuit. Mais Yao N’Dré les avait validés "
Nous voyons donc qu'au premier tour ,les résultats ont été proclamé hors délai,mais validé par le conseil constitutionnel.
Félicitation au président GBAGBO.
C'est un bel exemple de démocratie pour l'AFRIQUE.
J'espére que le RDPC a pris des notes pour l'aprés POPAUL.Le modéle ivoirien est le plus fiable à la spaggiari (Sans armes ,ni sang...)
Voila une déclaration du président de la CEI qui prouve bien la collusion entre le Conseil constitutionnel et GBAGBO:
http://news.abidjan.net/h/382102.html
" Le président du Conseil constitutionnel sait que j’étais placé dans l’impossibilité de proclamer ces résultats. L’empêchement de proclamer ces résultats dont a été l’objet le porte-parole de la Cei, Bamba Yacouba en est la manifestation palpable du refus du camp présidentiel de nous laisser faire notre travail jusqu’au bout et dans le délai requis."
"Ce sont les vrais des 19 régions, consolidés par l’ensemble des commissaires de la Cei que j’ai proclamés. Ces résultats ont été communiqués aussi bien aux deux candidats qu’au Conseil constitutionnel, à la Facilitation, à l’Onuci,Nous n’avons pas pu les publier à cause, je vous le répète, de l’incident qui s’est produit entre Bamba Yacouba et les deux représentants du camp présidentiel », . "
Voila la partie du discours qui m'intéresse:
"Ce sont d’ailleurs les mêmes circonstances qui nous avaient amenés, au premier tour, à proclamer les résultats provisoires au-delà de minuit, exactement vers 01 heures du matin. Les résultats définitifs provisoires avaient été rendus publics au-delà de minuit. Mais Yao N’Dré les avait validés "
Nous voyons donc qu'au premier tour ,les résultats ont été proclamé hors délai,mais validé par le conseil constitutionnel.
Félicitation au président GBAGBO.
C'est un bel exemple de démocratie pour l'AFRIQUE.
J'espére que le RDPC a pris des notes pour l'aprés POPAUL.Le modéle ivoirien est le plus fiable à la spaggiari (Sans armes ,ni sang...)
@ tous
le pouvoir que Gbagbo veut par la force la alors que la mafia du monde a deja felicite ADO et surtt que les parrains de la mafia acceptent tres peu les humiliations de surcroit venant d'un Africain...moi je vois deja la fin de Gbagbo a la Dadis Camara...L'homme ne sait jamais ou sa mort va venir...il y'a quoi on est la!!! attendons que le rouleau compresseur de la mafia se mette a ses trousses lui meme va quitter la presidence comme il est venu...ou est Dadis Camara ''au jour d'aujourd'hui''
le pouvoir que Gbagbo veut par la force la alors que la mafia du monde a deja felicite ADO et surtt que les parrains de la mafia acceptent tres peu les humiliations de surcroit venant d'un Africain...moi je vois deja la fin de Gbagbo a la Dadis Camara...L'homme ne sait jamais ou sa mort va venir...il y'a quoi on est la!!! attendons que le rouleau compresseur de la mafia se mette a ses trousses lui meme va quitter la presidence comme il est venu...ou est Dadis Camara ''au jour d'aujourd'hui''
Mouh le 04/12/2010 Ã 04:45
Bien sûr que oui, l'onu est dans un rôle de certificateur, et la CC dans celui de proclamateur des résultats définitifs après avoir jugé tous les litiges.La CEI lui proclame des résultats provisoires;donc, à partir du moment où toutes les parties savent que les résultats fournis par la CEI peuvent être modifiés par la CC puisque c'est cette dernière qui juge en dernier ressort es litiges, l'onu peut certifier ou ne pas cdrtifier les décisions de la CC, mais, en aucun cas , les résultats provisoires de la cei, sinon,à quoi servirait donc la CC.;si pour l'onu le passage de par la CC est inutile, autant elle dise carrément que c'est elle qui prononce les résultats venant de la cei.
Ce que tu dois comprendre, c'est que l'onu est entrain de se comporte que si c'est elle qui indique à la cc de proclamer les résultats dans un sens ou dans un autre, ou que les résultats provenant de la CEI ne peuvent être modifiés, alors qu'elles ont réputés être provisoire, c'est à dire susceptibles de m'être modifiés ou confirmés par la CC.
L'ONU est vraiment un machin.
Bien sûr que oui, l'onu est dans un rôle de certificateur, et la CC dans celui de proclamateur des résultats définitifs après avoir jugé tous les litiges.La CEI lui proclame des résultats provisoires;donc, à partir du moment où toutes les parties savent que les résultats fournis par la CEI peuvent être modifiés par la CC puisque c'est cette dernière qui juge en dernier ressort es litiges, l'onu peut certifier ou ne pas cdrtifier les décisions de la CC, mais, en aucun cas , les résultats provisoires de la cei, sinon,à quoi servirait donc la CC.;si pour l'onu le passage de par la CC est inutile, autant elle dise carrément que c'est elle qui prononce les résultats venant de la cei.
Ce que tu dois comprendre, c'est que l'onu est entrain de se comporte que si c'est elle qui indique à la cc de proclamer les résultats dans un sens ou dans un autre, ou que les résultats provenant de la CEI ne peuvent être modifiés, alors qu'elles ont réputés être provisoire, c'est à dire susceptibles de m'être modifiés ou confirmés par la CC.
L'ONU est vraiment un machin.
JOHN BARRICK (France) le 04/12/2010 Ã 01:04 .
que ce soit le conseil constitutionnel ou la CEI. l'onu est dans son role de certificateur.
c'est flagrant et tres vite on se la joue le meme coup anti-france , anti occident.
Mbagbo n'a pas gagné
le pb de proclamer hors delai est une fausse cause car le camp mbagbo a fait abstruction sur obstruction pour empecher la proclamation dans les delais
c'est ca la verité , mais ce n'est ca qui change les chiffre, tu ne peux pas annuler les resultats de 7 communes au nord en plus pour faire passer un candidat. pourquoi n'ont ils pas contester les chiffre au 1 er tour.
ici ce n'est ni la france , ni onu ce sont nos dirigeants , je suis au pro -mbagbo mais il n'a pas gagné . c'est trop flagrant.
que ce soit le conseil constitutionnel ou la CEI. l'onu est dans son role de certificateur.
c'est flagrant et tres vite on se la joue le meme coup anti-france , anti occident.
Mbagbo n'a pas gagné
le pb de proclamer hors delai est une fausse cause car le camp mbagbo a fait abstruction sur obstruction pour empecher la proclamation dans les delais
c'est ca la verité , mais ce n'est ca qui change les chiffre, tu ne peux pas annuler les resultats de 7 communes au nord en plus pour faire passer un candidat. pourquoi n'ont ils pas contester les chiffre au 1 er tour.
ici ce n'est ni la france , ni onu ce sont nos dirigeants , je suis au pro -mbagbo mais il n'a pas gagné . c'est trop flagrant.
PASSAGE A L’ACTE 12 MOIS PLUS TARD
Présidentielle ivoirienne: le camp Ouattara évoque un "putsch" de Gbagbo
Publié le vendredi 3 décembre 2010 | AFP
Le camp de l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, déclaré vainqueur de la présidentielle ivoirienne du 28 novembre par la commission électorale, a mis en garde vendredi contre un "putsch" du sortant Laurent Gbagbo, dont les proches rejettent ces résultats.
"Laurent Gbagbo est arrivé par un putsch militaro-civil à la tête de l'Etat en 2000", a déclaré lors d'une conférence de presse un directeur de campagne de M. Ouattara, Amadou Gon Coulibaly. "Peut-être qu'il croit qu'en 2010, après cette compétition ouverte, loyale" et en "s'appuyant sur le putsch de 2000, (...) il peut aussi rééditer un nouveau putsch en 2010", a-t-il poursuivi. "C'est pour ça qu'il commence à prendre des dispositions" comme la fermeture des frontières, a-t-il asséné.
"Mais ça ne changera strictement rien. Le peuple de Côte d'Ivoire s'est exprimé, Laurent Gbagbo est battu". Pour M. Gon Coulibaly, le président du Conseil constitutionnel Paul Yao N'dré, proche du chef de l'Etat, "vient de se disqualifier, ainsi que l'institution qu'il dirige" en rejetant les résultats provisoires de la commission électorale. "Nous ne reconnaîtrons pas les décisions du Conseil constitutionnel qui seront rendues dans de telles conditions", a-t-il averti. M. Yao N'dré "sort de son rôle de juge pour porter ses habits de partisan et militant du Front populaire ivoirien (FPI)", parti de M. Gbagbo, a-t-il accusé. L'état-major de armée a annoncé jeudi soir la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes du pays "jusqu'à nouvel ordre".
M. Ouattara a remporté le second tour de la présidentielle avec plus de 54% des voix contre M. Gbagbo, selon une annonce surprise jeudi de la commission électorale, aussitôt rejetée par le Conseil constitutionnel.
Présidentielle ivoirienne: le camp Ouattara évoque un "putsch" de Gbagbo
Publié le vendredi 3 décembre 2010 | AFP
Le camp de l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, déclaré vainqueur de la présidentielle ivoirienne du 28 novembre par la commission électorale, a mis en garde vendredi contre un "putsch" du sortant Laurent Gbagbo, dont les proches rejettent ces résultats.
"Laurent Gbagbo est arrivé par un putsch militaro-civil à la tête de l'Etat en 2000", a déclaré lors d'une conférence de presse un directeur de campagne de M. Ouattara, Amadou Gon Coulibaly. "Peut-être qu'il croit qu'en 2010, après cette compétition ouverte, loyale" et en "s'appuyant sur le putsch de 2000, (...) il peut aussi rééditer un nouveau putsch en 2010", a-t-il poursuivi. "C'est pour ça qu'il commence à prendre des dispositions" comme la fermeture des frontières, a-t-il asséné.
"Mais ça ne changera strictement rien. Le peuple de Côte d'Ivoire s'est exprimé, Laurent Gbagbo est battu". Pour M. Gon Coulibaly, le président du Conseil constitutionnel Paul Yao N'dré, proche du chef de l'Etat, "vient de se disqualifier, ainsi que l'institution qu'il dirige" en rejetant les résultats provisoires de la commission électorale. "Nous ne reconnaîtrons pas les décisions du Conseil constitutionnel qui seront rendues dans de telles conditions", a-t-il averti. M. Yao N'dré "sort de son rôle de juge pour porter ses habits de partisan et militant du Front populaire ivoirien (FPI)", parti de M. Gbagbo, a-t-il accusé. L'état-major de armée a annoncé jeudi soir la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes du pays "jusqu'à nouvel ordre".
M. Ouattara a remporté le second tour de la présidentielle avec plus de 54% des voix contre M. Gbagbo, selon une annonce surprise jeudi de la commission électorale, aussitôt rejetée par le Conseil constitutionnel.
Deuxième schéma, le Chef de l’Etat accepte d’aller aux élections, mais à condition que la Constitution soit remise au cœur du débat. « Gbagbo n’a pas bravé Marcoussis, Accra, Pretoria, les résolutions onusiennes, pour venir lâcher la Constitution maintenant », précise-t-on aussi. Dans ce cas, c’est au Conseil Constitutionnel de procéder au travail de tri et de mise à l’écart des candidats ne respectant pas les critères d’éligibilité à la Présidence de la République. Dans ce cas de figure précis, ce sera au Conseil Constitutionnel du Pr. Paul Yao N’dré de faire le sale boulot de nettoyage pour la Présidentielle de 2009, comme la Chambre Constitutionnelle de la Cour Suprême l’a fait en 2000 avec un certain magistrat Tia Koné pour les adversaires d’un certain Robert Gueï, alors Chef de la junte au pouvoir. En l’espèce, l’article 35 de la Constitution met à nu le critère d’âge de Bédié, âgé de plus de 75 ans depuis le 06 mai 2009, et le « Ne s’être jamais prévalu d’une autre nationalité » de Ouattara.
Troisième schéma, un des plus prisés aussi, le Président Laurent Gbagbo ne veut pas d’élections en vérité, il envoie le Conseil Constitutionnel en « éclaireur » pour tenter d’écarter les candidats les plus « lourds » comme en 2000, cela crée le flou et renvoie le scrutin en 2010, la date tant prisée par le Chef de l’Etat et ses proches. En d’autres termes, et cela ne fait l’ombre d’aucun doute dans la tête des observateurs, le Président du Conseil général de Divo est en mission commandée de haut niveau à la tête du Conseil Constitutionnel. « Pour une mission pareille, il faut un homme de sérail, un homme qui a de la poigne et les nerfs, et un thuriféraire. Trois choses qui semblent aller parfaitement à l’homme », reconnaît un analyste. Mais, le Pr. Paul Yao N’dré a-t-il le physique du métier en 2009 pour le compte de Gbagbo, comme Tia Koné en 2000 pour Gueï ? L’avenir nous situera...
Article publié le jeudi 8 octobre 2009
Troisième schéma, un des plus prisés aussi, le Président Laurent Gbagbo ne veut pas d’élections en vérité, il envoie le Conseil Constitutionnel en « éclaireur » pour tenter d’écarter les candidats les plus « lourds » comme en 2000, cela crée le flou et renvoie le scrutin en 2010, la date tant prisée par le Chef de l’Etat et ses proches. En d’autres termes, et cela ne fait l’ombre d’aucun doute dans la tête des observateurs, le Président du Conseil général de Divo est en mission commandée de haut niveau à la tête du Conseil Constitutionnel. « Pour une mission pareille, il faut un homme de sérail, un homme qui a de la poigne et les nerfs, et un thuriféraire. Trois choses qui semblent aller parfaitement à l’homme », reconnaît un analyste. Mais, le Pr. Paul Yao N’dré a-t-il le physique du métier en 2009 pour le compte de Gbagbo, comme Tia Koné en 2000 pour Gueï ? L’avenir nous situera...
Article publié le jeudi 8 octobre 2009
PAUL YAO N’DRE EN 2009 POUR GBAGBO, COMME TIA KONE EN 2000 POUR GUEI ?
Pour certains observateurs, la désignation du Pr. Paul Yao N’dré à la tête du Conseil Constitutionnel ivoirien est la preuve palpable, pour ne pas dire patente, que le Chef de l’Etat va enfin accepter d’aller aux élections le dimanche 29 novembre prochain. Pour d’autres, cette nomination est aussi la preuve de la résurgence de la Constitution dans le processus électoral ivoirien, alors qu’on la croyait quelque peu en veilleuse depuis quelque temps. Certains observateurs plus pessimistes prédisent même le retour du primat de cette Constitution de 2000 sur la Présidentielle de 2009. « Mais, à quel(s) niveau(x) », est-on tenté de se demander quand on sait que plusieurs articles de cette Constitution, surtout en son article 35 relatif aux critères d’éligibilité à la Présidence de la République, comportent des éléments confligènes ?
Pour nombre d’observateurs et analystes politiques interrogés, cette nomination du constitutionnaliste Paul Yao N’dré à la tête du Conseil Constitutionnel répond à trois grands schémas électoraux. Premier schéma, le Chef de l’Etat accepte d’aller enfin aux élections générales en commençant par la Présidentielle, mais ne veut pas se plier au verdict des urnes, s’il lui est défavorable. Dans ce cas, il va demander une manipulation des résultats de la part du Conseil Constitutionnel. Cette thèse, la plus reprise d’ailleurs, veut que le magistrat Yanon Yapo ait été mis à l’écart à cause de son « indépendance d’esprit » reconnue de tous. « Ce n’est pas aujourd’hui qu’on sait que Yanon Yapo n’est pas le genre d’homme à se laisser faire, ni conter », raconte-t-on de lui.
Pour certains observateurs, la désignation du Pr. Paul Yao N’dré à la tête du Conseil Constitutionnel ivoirien est la preuve palpable, pour ne pas dire patente, que le Chef de l’Etat va enfin accepter d’aller aux élections le dimanche 29 novembre prochain. Pour d’autres, cette nomination est aussi la preuve de la résurgence de la Constitution dans le processus électoral ivoirien, alors qu’on la croyait quelque peu en veilleuse depuis quelque temps. Certains observateurs plus pessimistes prédisent même le retour du primat de cette Constitution de 2000 sur la Présidentielle de 2009. « Mais, à quel(s) niveau(x) », est-on tenté de se demander quand on sait que plusieurs articles de cette Constitution, surtout en son article 35 relatif aux critères d’éligibilité à la Présidence de la République, comportent des éléments confligènes ?
Pour nombre d’observateurs et analystes politiques interrogés, cette nomination du constitutionnaliste Paul Yao N’dré à la tête du Conseil Constitutionnel répond à trois grands schémas électoraux. Premier schéma, le Chef de l’Etat accepte d’aller enfin aux élections générales en commençant par la Présidentielle, mais ne veut pas se plier au verdict des urnes, s’il lui est défavorable. Dans ce cas, il va demander une manipulation des résultats de la part du Conseil Constitutionnel. Cette thèse, la plus reprise d’ailleurs, veut que le magistrat Yanon Yapo ait été mis à l’écart à cause de son « indépendance d’esprit » reconnue de tous. « Ce n’est pas aujourd’hui qu’on sait que Yanon Yapo n’est pas le genre d’homme à se laisser faire, ni conter », raconte-t-on de lui.

