Deuxième schéma, le Chef de l’Etat accepte d’aller aux élections, mais à condition que la Constitution soit remise au cœur du débat. « Gbagbo n’a pas bravé Marcoussis, Accra, Pretoria, les résolutions onusiennes, pour venir lâcher la Constitution maintenant », précise-t-on aussi. Dans ce cas, c’est au Conseil Constitutionnel de procéder au travail de tri et de mise à l’écart des candidats ne respectant pas les critères d’éligibilité à la Présidence de la République. Dans ce cas de figure précis, ce sera au Conseil Constitutionnel du Pr. Paul Yao N’dré de faire le sale boulot de nettoyage pour la Présidentielle de 2009, comme la Chambre Constitutionnelle de la Cour Suprême l’a fait en 2000 avec un certain magistrat Tia Koné pour les adversaires d’un certain Robert Gueï, alors Chef de la junte au pouvoir. En l’espèce, l’article 35 de la Constitution met à nu le critère d’âge de Bédié, âgé de plus de 75 ans depuis le 06 mai 2009, et le « Ne s’être jamais prévalu d’une autre nationalité » de Ouattara.
Troisième schéma, un des plus prisés aussi, le Président Laurent Gbagbo ne veut pas d’élections en vérité, il envoie le Conseil Constitutionnel en « éclaireur » pour tenter d’écarter les candidats les plus « lourds » comme en 2000, cela crée le flou et renvoie le scrutin en 2010, la date tant prisée par le Chef de l’Etat et ses proches. En d’autres termes, et cela ne fait l’ombre d’aucun doute dans la tête des observateurs, le Président du Conseil général de Divo est en mission commandée de haut niveau à la tête du Conseil Constitutionnel. « Pour une mission pareille, il faut un homme de sérail, un homme qui a de la poigne et les nerfs, et un thuriféraire. Trois choses qui semblent aller parfaitement à l’homme », reconnaît un analyste. Mais, le Pr. Paul Yao N’dré a-t-il le physique du métier en 2009 pour le compte de Gbagbo, comme Tia Koné en 2000 pour Gueï ? L’avenir nous situera...
Article publié le jeudi 8 octobre 2009
Troisième schéma, un des plus prisés aussi, le Président Laurent Gbagbo ne veut pas d’élections en vérité, il envoie le Conseil Constitutionnel en « éclaireur » pour tenter d’écarter les candidats les plus « lourds » comme en 2000, cela crée le flou et renvoie le scrutin en 2010, la date tant prisée par le Chef de l’Etat et ses proches. En d’autres termes, et cela ne fait l’ombre d’aucun doute dans la tête des observateurs, le Président du Conseil général de Divo est en mission commandée de haut niveau à la tête du Conseil Constitutionnel. « Pour une mission pareille, il faut un homme de sérail, un homme qui a de la poigne et les nerfs, et un thuriféraire. Trois choses qui semblent aller parfaitement à l’homme », reconnaît un analyste. Mais, le Pr. Paul Yao N’dré a-t-il le physique du métier en 2009 pour le compte de Gbagbo, comme Tia Koné en 2000 pour Gueï ? L’avenir nous situera...
Article publié le jeudi 8 octobre 2009

