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La presse flouée à Douala

Camfoot.com

Le match aller des préliminaires de la coupe des confédérations africaines opposant la Panthère Sportive du Ndé à Elect-Sport de N’Djamena (2 - 0), joué samedi après midi au stade de la réunification de Douala s’est déroulé sans les journalistes. Ces derniers ont reçu l’interdiction de capturer la rencontre par le commissaire du match de nationalité guinéenne.

Le 18 février 2013
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Un problème d’identité ouvre le bal

Tout était réuni dès l’entame de la rencontre qui a mis aux prises les fauve du Ndé aux électriciens de N’Djamena, pour alourdir le beau temps qu’il a fait sur les travées de la cuvette de Bepanda. Quelques minutes après les cérémonies protocolaires, silence radio ! Le capitaine d’Elect-Sport est sorti de la pelouse. Les uns et les autres se regardent. Personne ne comprend rien, on se questionne pour comprendre ce qui se passe. C’est quelques secondes plus tard que nous avons appris qu’il est allé porter des réserves sur Alvi Fokou, un joueur de la Panthère Sportive de Ndé. A l’origine de cette réticence, de l’équipe tchadienne de commencer le match, on évoque un problème d’identité. Le patronyme d’Alvi Fokou, qui a regagné l’effectif de la Panthère après 9 années passés dans le championnat américain ne coïncidait pas avec sa photographie. L’ « américain de Bangangté » comme il est surnommé depuis son arrivée chez les Nzuimanto a apporté son passeport, afin de persuader les sceptiques. Arbitres et commissaires de la rencontre étaient d’avis pour que la partie se poursuive. Sauf le capitaine d’Elect-Sport qui était résolu à faire constater par écrit, ce qu’il a considéré comme une tricherie. Toutes les démarches pour le convaincre se sont avérées infructueuses. C’est ainsi qu’Alvi Fokou a été soustrait de la feuille de match, les siens ont été contraint face à se forfait imprévu d’évoluer avec un joueur en moins sur la feuille du match. La partie a fini par démarrer, en dépit du gros retard observé.

Un problème cache un autre

Alors que tout le monde croyait le pire passé, Que non ! Un nouveau scandale a éclaté. Cette fois, le « show » de la pelouse, a laissé place à un tout autre spectacle à la tribune de presse. Ce nouvel incident a été orchestré par un colonel de l’armée marine, chargé de la sécurité à la fédération camerounaise de football et le sous-préfet de Douala 1er, Jean Marc Ekoa Mbarga. Le colonel Ebanga dans le rôle de messager est à l’origine de l’échauffourée. Il s’est emmené dans l’espace réservé aux journalistes et a intimé à ces derniers l’ordre d’arrêter de capturer les images de la rencontre. L’infortuné sera vite rappeler à l’ordre par les journalistes qui lui ont fait un bref recyclage des lois de la CAF en matière d’images qu’il feignait maitriser. Le militaire zélé face au refus d’obtempérer des hommes de médias est allé chercher du renfort. Il est revenu cette fois entouré d’une meute de policiers. Au terme de quelques échanges verbaux entre policiers et journalistes, le sous-préfet de Douala 1er qui semblait complètement déconnecté de la situation, surgit de nulle part et profère des menaces aux journalistes restés stoïques. C’est ainsi que la situation déjà tendue a dégénéré. Les bérets noirs emportés par le mouvement d’humeur du chef de terre ont molesté des journalistes avant de les expulser "manu militari" hors du stade. Face à cet excès de zèle du commis de l’Etat et des agents du maintien de l’ordre prêts à en découdre avec la presse, certains journalistes ont préféré rebrousser chemin. Tant dis que les autres ont choisi de regarder la suite de la rencontre de l’extérieur.

Une rencontre internationale sans feuille de match

L’opposition entre la Panthère du Ndé et Elect-Sport, malgré sa dimension internationale s’est jouée comme il est de coutume sans feuille de match. La presse locale et étrangère a été contrainte à se démerder tant bien que mal pour avoir les noms des joueurs, ainsi que ceux des officiels. Quand, à ces manquements de base, vient s’ajouter violence, insécurité, barbarie et abus d’autorité, sous le regard complice des dirigeants fédéraux, on peut se demander à quand le football au pays des lions indomptables sortira de l’ornière ? Au regard de l’incident du stade de la Réunification de Douala de ce samedi, il est sans doute temps de tout mettre ensemble afin de sortir le football camerounais au fond de sa 79e place au classement FIFA, pour le hisser au 11e rang comme en 2006 et 2009.

James Kapnang à Douala


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