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Arabie Saoudite : un Mondial 2026 sous tension

L’Arabie saoudite aborde la Coupe du monde 2026 dans un contexte instable, marqué par un changement de sélectionneur à quelques semaines du tournoi. Georgios Donis, nommé en urgence après le départ d’Hervé Renard, doit composer avec un groupe en manque de repères mais riche en talents locaux. Sans pression excessive et avec un œil déjà tourné vers la Coupe d’Asie 2027 et l’organisation du Mondial 2034, les Faucons Verts veulent prouver qu’ils peuvent exister dans un Groupe H relevé.

Une préparation bouleversée par un changement de sélectionneur

La fin avril a tout fait basculer. Hervé Renard, revenu en 2024 pour un second mandat, a été limogé après une série de résultats décevants, dont un lourd 4-0 encaissé à domicile contre l’Égypte. Le timing, plus que la décision, a choqué : Renard a été remplacé par Georgios Donis sans avoir dirigé un seul match avant d’annoncer sa liste.

Renard, qui avait offert à l’Arabie saoudite son exploit historique contre l’Argentine en 2022, a quitté le pays sur une note amère : « Il n’y a qu’un seul coach qui a mené l’équipe en qualifications et en Coupe du monde : moi, en 2022. »

La qualification pour 2026 a été arrachée dans la douleur, et sans l’élargissement du tournoi, les Saoudiens seraient probablement restés à quai.

Un 4-2-3-1 pour retrouver de la solidité

Donis, qui connaît parfaitement la Saudi Pro League pour y avoir dirigé quatre clubs, devrait s’appuyer sur un 4-2-3-1 pragmatique. L’objectif est clair : rendre l’équipe difficile à manœuvrer après huit matchs consécutifs sans clean sheet sous Renard.

Le chantier offensif est immense : seulement sept buts inscrits en dix matchs de qualification, aucun par un attaquant de métier. Le manque d’efficacité pèse lourd, mais le nouveau sélectionneur espère profiter d’une pression moindre pour libérer certains talents.

L’Arabie saoudite prépare aussi la Coupe d’Asie 2027, qu’elle organise, et amorce déjà la route vers le Mondial 2034, dont elle sera l’hôte.

Georgios Donis, un choix de connaissance du terrain

Donis n’a presque pas de temps pour installer ses idées. Son premier match officiel sera face à l’Uruguay de Marcelo Bielsa. S’il a été choisi, c’est pour sa connaissance intime du football local et sa capacité à tirer le meilleur de joueurs qu’il a déjà côtoyés en club.

Avec Al-Khaleej, il a obtenu un maintien solide en jouant un football cohérent. Son défi est désormais d’apporter de la stabilité à une sélection en plein doute.

Salem Al-Dawsari, le leader technique

À 35 ans, Salem Al-Dawsari reste le joueur majeur. Buteur décisif contre l’Argentine en 2022, star d’Al-Hilal, il continue de porter l’équipe en coupant vers l’intérieur depuis l’aile gauche. Son irrégularité récente et quelques penalties manqués ont pesé, mais il demeure le joueur capable de changer un match.

Musab Al-Juwayr, la pépite créative

À 22 ans, Musab Al-Juwayr compte déjà plus de 30 sélections. Élu meilleur jeune de la Saudi Pro League, il s’impose comme le créateur du milieu : vision, tempo, qualité de passe. Son transfert à Al-Qadsiah lui a offert du temps de jeu et une progression rapide sous Brendan Rodgers.

Firas Al-Buraikan, le travailleur de l’ombre

Firas Al-Buraikan incarne la persévérance. Longtemps critiqué, souvent comparé aux stars étrangères du championnat, il n’a jamais cessé de travailler. À 26 ans, il n’est pas devenu le numéro 9 indiscutable espéré, mais son but en finale de Ligue des champions asiatique en avril pourrait être un tournant.

Une diaspora active et des tifos spectaculaires

Les supporters saoudiens devraient être quelques milliers à Miami, Atlanta et Houston. Jeunes, bruyants, créatifs, ils sont réputés pour leurs tifos impressionnants en club et pour une ambiance unique, différente des ultras européens.

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