L’administration de Rizière FC du Noun n’a pas attendu 24 heures pour réagir. Les actes de chaos enregistré ce lundi au centre d’excellence de la CAF sont extrêmement graves. Des images inacceptables qu’on ne saurait voir dans un stade de football au 21e siècle. C’est qu’après la victoire de Bafmeng United, des spectateurs ont envahi la pelouse et ont cassé les chaises. Ils ont pris, par la suite, en chasse l’arbitre. On se croyait dans un film de guerre. Étant donné qu’ils ont perdu, certains acteurs auraient identifié les fauteurs de troubles comme étant des supporters de Rizière.
On assiste déjà depuis plusieurs années à la résurgence de violences sur les terrains de football. Et c’est de bonne guerre puisque les régions affirment que c’est un peu mieux dans leur cour. C’est le cas de Yves Onana qui estime que ces violences sont exportées de la Ligue Régionale de l’Ouest :
« Ces dernières années, on a enregistré les violences dans les stades à l’Ouest. Ces cas ne sont pas sévèrement punis. Voilà où on en est. Il faut punir ces actes dignes de l’époque antique. »
Cette situation ternit l’image les Interpoules et aussi globalement du football camerounais.
L’administration de Rizière s’en défend et estime qu’elle n’a rien à voir avec les fauteurs de troubles :
Le club condamne avec la plus grande fermeté l’envahissement du stade et les troubles qui ont suivi le coup de sifflet final […] Les personnes impliquées ne sont en aucun cas des supporters officiels, ni membres de la communauté RIZIERE FC. Il s’agit de sympathisants se réclamant du territoire Bamoun qui ont agi de leur propre initiative sans l’aval, ni l’implication du staff administratif, technique ni des joueurs…
Conscient que la responsabilité institutionnelle des débordements est, selon les règlements, imputée au club tirant profit de ces actes, RIZIERE FC assume ses obligations tout en se désolidarisant totalement des actes posés. Nous ne pouvons, ni ne voulons cautionner des comportements qui mettent en danger la sécurité des acteurs, ternissent l’image de notre sport et compromettent l’avenir de toute une saison.
Extrait communiqué
Cette sortie est loin de faire l’unanimité. Pour certains analystes, les supporters n’ont pas besoin de l’aval de l’administration pour mettre le chaos dans un stade.
« Ce communiqué me fait penser à celui de Lausanne. Le club du quartier Anguissa avait payé cher. La Fécafoot ne doit pas être complaisante. Des mesures doivent être prises pour stopper ce phénomène. Ces images sont choquantes. Et ce communiqué me pose problème. On attend les résultats de l’enquête », souligne Ibrahim Amadou, analyste sportif.
La sortie de la Fécafoot reste attendue.














