Une « Déclaration du Comité exécutif » de la Fécafoot dénonce une « cabale » contre le Président de la Fécafoot. Céline Eko et le Comex de la Fécafoot ont donc décidé de venir au secours de Samuel Eto’o. C’est la première prise de parole institutionnelle de la fédération depuis l’enquête du Times sur le cachet du match Russie-Cameroun. Le texte, qui attribue la campagne au soutien de Samuel Eto’o à Gianni Infantino, menace de poursuites.
Abdoulkarimou, Arthur Baber Djampir et Pascal Abunde sont les signataires de cette déclaation. C’est en quelque sorte pratiquement les mêmes, qui au lendemain de la condamnation de Samuel Eto’o en Espagne avec peine de prison, ont refusé d’appliquer les textes de la Fécafoot. Il n’est donc pas surprenant que cette « clique » continue à s’auto-protéger.
Cette déclaration intervient après une séquence où les indélicatesses de gestion de leur Président ont fait les manchettes. Un article du Times le 10 septembre sème la consternation. La riposte de Samuel Eto’o sur Facebook, au lieu de calmer les choses, les envenime. Le 14 septembre, Abdouraman Hamadou Babba, président de l’ACFAC a déclarer « attaquer » les parties prenantes du contrat entre la Fécafoot et la Russie devant les tribunaux.
Une « campagne de dénigrement » selon le Comex de Samuel Eto’o
Le Comex évoque une cabale « savamment orchestrée sur les réseaux sociaux » et « complaisamment relayée par certains médias étrangers », menée par « des individus agissant dans l’ombre ». Il y voit la reprise de « méthodes » déjà observées : « insinuations, accusations non étayées, informations sorties de leur contexte ».
Le texte ajoute que la gouvernance de la Fécafoot fait l’objet de « mécanismes réguliers de contrôle, d’audit et d’évaluation », en interne comme dans le cadre des exigences de la FIFA.
Selon le Comex, cet « acharnement » serait « sans doute la résultante » du soutien affiché par Samuel Eto’o à Gianni Infantino dans une interview à CNN. Cet entretien, publié le 24 août 2026, portait notamment sur le projet de structure commerciale de la FIFA. Le Comité exécutif « salue une fois de plus » les innovations du président de la FIFA, en rappelant une précédente déclaration du 30 juin 2025.
Le Comex condamne « toute entreprise de manipulation de l’opinion publique, de diffamation, de désinformation ». Il se réserve « le droit d’engager toute action appropriée » pour préserver ses intérêts, ceux de ses dirigeants et l’image du football camerounais.











