Ça chauffe au sein de Public Work Department (PWD) de Bamenda. Les joueurs ont décidé de ne plus prendre part aux séances d’entrainement. Terence et ses coéquipiers se sont présentés au stade de proximité de Mendankwe mardi. Contre toute attente, ils ont décrété stade mort. Ce mercredi, l’ombre d’aucun joueur n’était visible. En effet, les poulains de Wanko Tamo ont décidé d’entrer en grève au lendemain du match nul contre As Fortuna. L’objectif est de mettre la pression sur les dirigeants à trois journées de la fin de la saison.
Depuis le début de la saison, les joueurs ont reçu un seul mois de salaire. Selon notre confrère Afesseh Apong, les joueurs réclament 4 mois de salaires et des primes de matchs. Le timing des joueurs n’est pas anodin. A l’issue de la 23e journée de la Mtn Elite One, PWD de Bamenda est déjà maintenu. Les Abakwa Boys n’ont plus rien à gagner car l’essentiel est sauf. Les joueurs sont conscients qu’en allant jusqu’au bout, l’administration pourrait jeter le voile sur une partie de ce qui leur revient de droit. Nous apprenons d’ailleurs que mardi, les joueurs n’ont pas eu accès au bus après le mouvement de grève. Chaque joueur à utilisé ses moyens de bord pour rejoindre son lieu d’habitation.
Cette crise financière n’est pas le propre de PWD de Bamenda. Plusieurs d’Elite One et Two traversent ces moments difficiles. Ce qui fait mousser l’affaire c’est la posture du président de PWD, Pascal Abunde. Il est le 4e vice-président de la Fécafoot. Le président de la Fécafoot, Samuel Eto’o Fils avait mis le joueur au cœur de son projet. Il a toujours milité pour le paiement des salaires des joueurs. Sauf qu’à ce moment l’un de ses collaborateurs les plus proches ne brille pas par l’exemple. C’est d’ailleurs sous Abunde que l’Association des clubs d’Elite du Cameroun (ACEC) a volé en éclat. Jusqu’ici, l’administration des Abakwa Boys n’a pas encore réagi.













