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@Bon's (France) le 22/03/2010 Ã 14:11
Pourquoi tu tchapia encore tout avec les ba Epallè?
Pourquoi tu tchapia encore tout avec les ba Epallè?
@ JB
Merci pour l'article.
Cordialement
Merci pour l'article.
Cordialement
@J.barrick:
interressant le point de vue de Charles monguè-mouyémé que j'ai déja vu lors de débat sur le football a la stv ou equinoxe. c'est un garcon très pondéré, qui n'hesite pas par ailleurs a réclamer qu'on donne le poste d'entraineur a un camerounais...avec le meme salaire que paul leguen....On aura certainement de trsè bons résultats.
@ndogkoti:
ta photo d'edéa me rappelle un coin ou j'ai fait la bringue longtemps. il y'avait une boite de nuit pas loin, tenue par un certain kutta (le proprio)...frère ou cousin du chanteur des "zangalewa".
interressant le point de vue de Charles monguè-mouyémé que j'ai déja vu lors de débat sur le football a la stv ou equinoxe. c'est un garcon très pondéré, qui n'hesite pas par ailleurs a réclamer qu'on donne le poste d'entraineur a un camerounais...avec le meme salaire que paul leguen....On aura certainement de trsè bons résultats.
@ndogkoti:
ta photo d'edéa me rappelle un coin ou j'ai fait la bringue longtemps. il y'avait une boite de nuit pas loin, tenue par un certain kutta (le proprio)...frère ou cousin du chanteur des "zangalewa".
@ tous,
Notre milieu souffre d'un manque cruel de percussion offensive. J'aurais volontiers aligné l'équipe suivante (en attendant que NDJIENG passe avec succès les tests, ou que CHOUPO-MOTING réponde favorablement aux convocations) :
SOULEYMANOU
MBIA - NKOULOU - BASSONG - ASSOU-EKOTTO
MATIP - EPALLE - EMANA - ENOH
KOUEMAHA - ETO'O
Nous avons souvent utilisé EPALLE sur les côtés. Et ce n'est pas là qu'il donne sa pleine mesure. Ce garçon joue derrière les attaquants. Comme EMANA. Avec donc EMANA et EPALLE en méneurs de jeu, notre attaque pourra être ravitaillée comme il le faut, et ETO'O n'aura pas besoin de redescendre chercher des ballons.
Si EPALLE n'est pas convoqué, je préconise l'équipe suivante :
SOULEYMANOU
MBIA - NKOULOU - BASSONG - ASSOU-EKOTTO
MANDJECK - EMANA - MATIP - ENOH
KOUEMAHA - ETO'O
@ Bafou,
C’est vrai que GUARDIOLA ne voulait plus d’ETO’O. Notre frère est une forte tête qu’il faut savoir gérer. Si GUARDIOLA est bien conscient de la qualité de l’attaquant de Nkon, il voulait avant tout se débarrasser de toutes les fortes têtes du Barça (RONALDINHO, DECO, ETO’O, …). Il est très rare de trouver un buteur qui incarne également le 1er rideau défensif d’une équipe. Mais … GUARDIOLA espérait pouvoir le remplacer valablement. Nous constatons aujourd’hui qu’il s’est lourdement trompé. Après avoir tout raflé l’an dernier, GUARDIOLA était en position de force pour obtenir de LAPORTA le départ d’ETO’O.
Notre milieu souffre d'un manque cruel de percussion offensive. J'aurais volontiers aligné l'équipe suivante (en attendant que NDJIENG passe avec succès les tests, ou que CHOUPO-MOTING réponde favorablement aux convocations) :
SOULEYMANOU
MBIA - NKOULOU - BASSONG - ASSOU-EKOTTO
MATIP - EPALLE - EMANA - ENOH
KOUEMAHA - ETO'O
Nous avons souvent utilisé EPALLE sur les côtés. Et ce n'est pas là qu'il donne sa pleine mesure. Ce garçon joue derrière les attaquants. Comme EMANA. Avec donc EMANA et EPALLE en méneurs de jeu, notre attaque pourra être ravitaillée comme il le faut, et ETO'O n'aura pas besoin de redescendre chercher des ballons.
Si EPALLE n'est pas convoqué, je préconise l'équipe suivante :
SOULEYMANOU
MBIA - NKOULOU - BASSONG - ASSOU-EKOTTO
MANDJECK - EMANA - MATIP - ENOH
KOUEMAHA - ETO'O
@ Bafou,
C’est vrai que GUARDIOLA ne voulait plus d’ETO’O. Notre frère est une forte tête qu’il faut savoir gérer. Si GUARDIOLA est bien conscient de la qualité de l’attaquant de Nkon, il voulait avant tout se débarrasser de toutes les fortes têtes du Barça (RONALDINHO, DECO, ETO’O, …). Il est très rare de trouver un buteur qui incarne également le 1er rideau défensif d’une équipe. Mais … GUARDIOLA espérait pouvoir le remplacer valablement. Nous constatons aujourd’hui qu’il s’est lourdement trompé. Après avoir tout raflé l’an dernier, GUARDIOLA était en position de force pour obtenir de LAPORTA le départ d’ETO’O.
@tous
hmmm l'article la est vraiment du lourde.Bon ici cést facile de reconnaitre les jaloux, revanchards et les sans galons sociaux k existent seulement ici au toli et surtout la majorite ki son les mendiants et pauvres en face d'un superstar
hmmm l'article la est vraiment du lourde.Bon ici cést facile de reconnaitre les jaloux, revanchards et les sans galons sociaux k existent seulement ici au toli et surtout la majorite ki son les mendiants et pauvres en face d'un superstar
@Tous
Il y a plein de gens au Cameroun qui ont des mbourous. Mettez les donc Ministres, Fecafey etc... Ils cesserons de fey. Ils feront comme Eto'o. Ils tremperons dans leurs propres poches pour donner au peuple. Ils seront capables de se passer de Sef quand ça s'imposera. Et Sef aura du respect pour eux. Et ils l'aiderons à maîtriser sa fonction de capitaine des Ilics.
Il y a plein de gens au Cameroun qui ont des mbourous. Mettez les donc Ministres, Fecafey etc... Ils cesserons de fey. Ils feront comme Eto'o. Ils tremperons dans leurs propres poches pour donner au peuple. Ils seront capables de se passer de Sef quand ça s'imposera. Et Sef aura du respect pour eux. Et ils l'aiderons à maîtriser sa fonction de capitaine des Ilics.
Oui, ETO’O est un « cas », mais plus un cas pour psychosociologue qu’autre chose. Il y a une Eto’o-réalité qui doit conduire à une Eto’o-attitude. Il s’agit de canaliser le comportement de notre première véritable superstar du Cameroun, et d’apprendre à régler nos attitudes vis-à -vis d’elle. En clair, nous devons faire preuve de caractère (et ça se cultive) pour permettre à ETO’O de briller sans faire ombrage à personne, c’est-à -dire que nous devons l’aider à passer de superstar à grand homme qui ne proclame pas son entrée dans l’histoire. Nous savons qu’il n’est pas aisé de rester humble face à la gloire (caractéristique principale des grands hommes), surtout dans un pays où les gens n’ont plus honte de s’humilier pour obtenir des strapontins et avantages sociaux, s’adonnant à la flagornerie comme sport favori. Mais souvenons-nous des leçons de l’ancien maître d’école primaire qui nous enseignait à être fier de notre condition, et à ne pas être envieux. Nous devons avoir le courage de notre pauvreté, et savoir rester dignes même devant une star mondiale.
Charles MONGUE-MOUYEME
Charles MONGUE-MOUYEME
Dr Jekyll et Mr Hyde » malgré lui
A Barcelone comme à Milan, ce n’est pas le même homme, entend-on souvent. Il semble plus concentré, plus humble qu’au Cameroun. C’est qu’il se trouve dans un milieu où on a appris à gérer les stars de sa trempe. On lui réclame des autographes et non de l’argent. Les entraîneurs lui donnent un rôle précis, et attendent un rendement tout aussi précis de ses prestations, alors qu’ici on lui cherche le « coéquipier idéal » qui doit s’adapter à son jeu.
Par nos attitudes et comportements, nous avons conduit Samuel ETO’O à s’enflammer, comme ce joueur qui réussit un beau dribble applaudi, et qui pense qu’il va pouvoir dribbler toute l’équipe adverse. Cela a conduit l’attaquant –vedette de l’Inter de Milan et des Lions Indomptables à tenir parfois des propos incorrects qui ont donné de lui une image de garçon irrévérencieux et vantard. C’est ce qui fait croire à certains que le ballon d’or africain 2009 qui lui échappe est plus une sanction à lui infligée par certains votants, qu’une réelle consécration pour DROGBA. Ils ont dû se dire « avec ses trophées et toute sa gloire, il est devenu prétentieux au point de s’attribuer le ballon d’or 2009 avant l’heure, comme pour nous forcer la main. Si on le lui donne, nous n’allons plus respirer ici en Afrique. Nous allons donc lui remettre les pieds sur terre ».
Il y a donc deux ETO’O : le Samuel ETO’O de l’Occident, et l’ETO’O Fils du Cameroun. Là -bas, il vit dans un environnement où les gens ne deviennent pas tous des mendiants quand ils sont en face des superstars ; ici, tout le monde lorgne sur sa fortune, pensant qu’il doit en distribuer une portion pour chacun. Là -bas, il est dans une société où ni le statut social, ni la fortune ne vous mettent au- dessus de la loi ; ici, c’est le règne de l’impunité, la loi n’est dure que pour les « sans galons » sociaux. Là -bas, le mot compétence a encore un sens pour réussir ; ici, ne croient en la compétence que ceux qui n’ont rien compris au « système ». Ainsi, quand il est là -bas, il est le « travailleur tranquille », respectueux des conditions de travail imposées, et soucieux de préserver ses revenus ; ici, il se retrouve comme un colon en terrain conquis, sur qui la législation et les usages locaux n’ont aucune emprise.
A Barcelone comme à Milan, ce n’est pas le même homme, entend-on souvent. Il semble plus concentré, plus humble qu’au Cameroun. C’est qu’il se trouve dans un milieu où on a appris à gérer les stars de sa trempe. On lui réclame des autographes et non de l’argent. Les entraîneurs lui donnent un rôle précis, et attendent un rendement tout aussi précis de ses prestations, alors qu’ici on lui cherche le « coéquipier idéal » qui doit s’adapter à son jeu.
Par nos attitudes et comportements, nous avons conduit Samuel ETO’O à s’enflammer, comme ce joueur qui réussit un beau dribble applaudi, et qui pense qu’il va pouvoir dribbler toute l’équipe adverse. Cela a conduit l’attaquant –vedette de l’Inter de Milan et des Lions Indomptables à tenir parfois des propos incorrects qui ont donné de lui une image de garçon irrévérencieux et vantard. C’est ce qui fait croire à certains que le ballon d’or africain 2009 qui lui échappe est plus une sanction à lui infligée par certains votants, qu’une réelle consécration pour DROGBA. Ils ont dû se dire « avec ses trophées et toute sa gloire, il est devenu prétentieux au point de s’attribuer le ballon d’or 2009 avant l’heure, comme pour nous forcer la main. Si on le lui donne, nous n’allons plus respirer ici en Afrique. Nous allons donc lui remettre les pieds sur terre ».
Il y a donc deux ETO’O : le Samuel ETO’O de l’Occident, et l’ETO’O Fils du Cameroun. Là -bas, il vit dans un environnement où les gens ne deviennent pas tous des mendiants quand ils sont en face des superstars ; ici, tout le monde lorgne sur sa fortune, pensant qu’il doit en distribuer une portion pour chacun. Là -bas, il est dans une société où ni le statut social, ni la fortune ne vous mettent au- dessus de la loi ; ici, c’est le règne de l’impunité, la loi n’est dure que pour les « sans galons » sociaux. Là -bas, le mot compétence a encore un sens pour réussir ; ici, ne croient en la compétence que ceux qui n’ont rien compris au « système ». Ainsi, quand il est là -bas, il est le « travailleur tranquille », respectueux des conditions de travail imposées, et soucieux de préserver ses revenus ; ici, il se retrouve comme un colon en terrain conquis, sur qui la législation et les usages locaux n’ont aucune emprise.
Et si ETO’O manquait de coaching ?
Personne n’a préparé ETO’O à vivre une telle existence, et on n’a pas l’impression qu’il est véritablement coaché jusqu’à présent. Il n’est donc pas surprenant qu’il s’engouffre dans les espaces de pouvoir qui s’ouvrent à lui au sein des Lions Indomptables, sans qu’il ait eu à faire des efforts spéciaux pour cela. Les Lions allaient bien, c’était l’Eto’omania : il était porté aux nues. Les Lions vont mal, il lit dans le regard et les propos de tous que c’est lui seul qui peut sauver la situation. Même le nouveau sélectionneur lui confie le brassard de capitaine pour le lui confirmer. Lequel d’entre nous, sans un encadrement psychologique efficace, ne disjoncterait pas, prenant tout sur lui, quand on lui dit que le succès des Lions Indomptables repose sur lui ? N’est-ce pas de cette manière qu’on fabrique les dictateurs ? A force de ne trouver aucune résistance sur son chemin, ETO’O n’en est-il pas arrivé à considérer la moindre contradiction comme une offense ?
Ce jeune homme, occupé par un métier très accaparant, n’a pas vraiment eu le temps de vivre sa jeunesse, cette période insouciante où on sait qu’on peut toujours compter sur les aînés et les parents pour se relever de mauvais pas : c’est lui qui est devenu le papa de tout le monde, tous les problèmes des siens devant être solutionnés par lui. ETO’O est passé presque sans transition des besoins primaires (se nourrir, se vêtir) au besoin de reconnaissance, d’accomplissement de soi, brûlant ainsi les autres marches (sécurité, appartenance) de la pyramide des besoins de MASLOW. Il s’estime ainsi investi d’une mission pour son peuple, et cela transparaît à chacune de ses conférences de presse, quand il essaye de rassurer le peuple et lui lance des appels au calme, à la sérénité, et à l’espoir. N’est-ce pas dans cette peau que s’est trouvé Georges WEAH lorsqu’il s’est porté candidat à la magistrature suprême du Libéria (Attention, nous n’avons pas dit qu’ETO’O lorgnait vers Etoudi, nous savons à quel point certains compatriotes sont chatouilleux sur ce sujet) ? ETO’O, c’est clair, « prend trop sur lui ». Mais pouvait-il en être autrement du moment où ni lui, ni ses compatriotes n’ont été préparés à vivre son statut de star planétaire.
Personne n’a préparé ETO’O à vivre une telle existence, et on n’a pas l’impression qu’il est véritablement coaché jusqu’à présent. Il n’est donc pas surprenant qu’il s’engouffre dans les espaces de pouvoir qui s’ouvrent à lui au sein des Lions Indomptables, sans qu’il ait eu à faire des efforts spéciaux pour cela. Les Lions allaient bien, c’était l’Eto’omania : il était porté aux nues. Les Lions vont mal, il lit dans le regard et les propos de tous que c’est lui seul qui peut sauver la situation. Même le nouveau sélectionneur lui confie le brassard de capitaine pour le lui confirmer. Lequel d’entre nous, sans un encadrement psychologique efficace, ne disjoncterait pas, prenant tout sur lui, quand on lui dit que le succès des Lions Indomptables repose sur lui ? N’est-ce pas de cette manière qu’on fabrique les dictateurs ? A force de ne trouver aucune résistance sur son chemin, ETO’O n’en est-il pas arrivé à considérer la moindre contradiction comme une offense ?
Ce jeune homme, occupé par un métier très accaparant, n’a pas vraiment eu le temps de vivre sa jeunesse, cette période insouciante où on sait qu’on peut toujours compter sur les aînés et les parents pour se relever de mauvais pas : c’est lui qui est devenu le papa de tout le monde, tous les problèmes des siens devant être solutionnés par lui. ETO’O est passé presque sans transition des besoins primaires (se nourrir, se vêtir) au besoin de reconnaissance, d’accomplissement de soi, brûlant ainsi les autres marches (sécurité, appartenance) de la pyramide des besoins de MASLOW. Il s’estime ainsi investi d’une mission pour son peuple, et cela transparaît à chacune de ses conférences de presse, quand il essaye de rassurer le peuple et lui lance des appels au calme, à la sérénité, et à l’espoir. N’est-ce pas dans cette peau que s’est trouvé Georges WEAH lorsqu’il s’est porté candidat à la magistrature suprême du Libéria (Attention, nous n’avons pas dit qu’ETO’O lorgnait vers Etoudi, nous savons à quel point certains compatriotes sont chatouilleux sur ce sujet) ? ETO’O, c’est clair, « prend trop sur lui ». Mais pouvait-il en être autrement du moment où ni lui, ni ses compatriotes n’ont été préparés à vivre son statut de star planétaire.
Samuel ETO’O lui-même n’a pas été formaté pour gérer toute la gloire qu’il a aujourd’hui, et la richesse matérielle qu’il a engrangé (et ça continue). Comment vivre sereinement lorsqu’à chaque apparition on provoque un mouvement populaire ? Comment ne pas se prendre pour un être extraordinaire, lorsque son nom est chanté partout, et que chaque quartier veut avoir son « carrefour ETO’O » ? Peut-on facilement maintenir les pieds sur terre quand des gens qui ont l’âge de vos grands-parents vous affublent de « Papa ETO’O » ; ou quand des généraux d’armée vous déroulent le tapis rouge ? Lorsque les foules vous suivent partout, et que même des hommes d’église se mettent quasiment à genoux devant vous, le risque n’est-il pas grand que vous vous preniez pour Dieu ?

