Et si ETO’O manquait de coaching ?
Personne n’a préparé ETO’O à vivre une telle existence, et on n’a pas l’impression qu’il est véritablement coaché jusqu’à présent. Il n’est donc pas surprenant qu’il s’engouffre dans les espaces de pouvoir qui s’ouvrent à lui au sein des Lions Indomptables, sans qu’il ait eu à faire des efforts spéciaux pour cela. Les Lions allaient bien, c’était l’Eto’omania : il était porté aux nues. Les Lions vont mal, il lit dans le regard et les propos de tous que c’est lui seul qui peut sauver la situation. Même le nouveau sélectionneur lui confie le brassard de capitaine pour le lui confirmer. Lequel d’entre nous, sans un encadrement psychologique efficace, ne disjoncterait pas, prenant tout sur lui, quand on lui dit que le succès des Lions Indomptables repose sur lui ? N’est-ce pas de cette manière qu’on fabrique les dictateurs ? A force de ne trouver aucune résistance sur son chemin, ETO’O n’en est-il pas arrivé à considérer la moindre contradiction comme une offense ?
Ce jeune homme, occupé par un métier très accaparant, n’a pas vraiment eu le temps de vivre sa jeunesse, cette période insouciante où on sait qu’on peut toujours compter sur les aînés et les parents pour se relever de mauvais pas : c’est lui qui est devenu le papa de tout le monde, tous les problèmes des siens devant être solutionnés par lui. ETO’O est passé presque sans transition des besoins primaires (se nourrir, se vêtir) au besoin de reconnaissance, d’accomplissement de soi, brûlant ainsi les autres marches (sécurité, appartenance) de la pyramide des besoins de MASLOW. Il s’estime ainsi investi d’une mission pour son peuple, et cela transparaît à chacune de ses conférences de presse, quand il essaye de rassurer le peuple et lui lance des appels au calme, à la sérénité, et à l’espoir. N’est-ce pas dans cette peau que s’est trouvé Georges WEAH lorsqu’il s’est porté candidat à la magistrature suprême du Libéria (Attention, nous n’avons pas dit qu’ETO’O lorgnait vers Etoudi, nous savons à quel point certains compatriotes sont chatouilleux sur ce sujet) ? ETO’O, c’est clair, « prend trop sur lui ». Mais pouvait-il en être autrement du moment où ni lui, ni ses compatriotes n’ont été préparés à vivre son statut de star planétaire.
Personne n’a préparé ETO’O à vivre une telle existence, et on n’a pas l’impression qu’il est véritablement coaché jusqu’à présent. Il n’est donc pas surprenant qu’il s’engouffre dans les espaces de pouvoir qui s’ouvrent à lui au sein des Lions Indomptables, sans qu’il ait eu à faire des efforts spéciaux pour cela. Les Lions allaient bien, c’était l’Eto’omania : il était porté aux nues. Les Lions vont mal, il lit dans le regard et les propos de tous que c’est lui seul qui peut sauver la situation. Même le nouveau sélectionneur lui confie le brassard de capitaine pour le lui confirmer. Lequel d’entre nous, sans un encadrement psychologique efficace, ne disjoncterait pas, prenant tout sur lui, quand on lui dit que le succès des Lions Indomptables repose sur lui ? N’est-ce pas de cette manière qu’on fabrique les dictateurs ? A force de ne trouver aucune résistance sur son chemin, ETO’O n’en est-il pas arrivé à considérer la moindre contradiction comme une offense ?
Ce jeune homme, occupé par un métier très accaparant, n’a pas vraiment eu le temps de vivre sa jeunesse, cette période insouciante où on sait qu’on peut toujours compter sur les aînés et les parents pour se relever de mauvais pas : c’est lui qui est devenu le papa de tout le monde, tous les problèmes des siens devant être solutionnés par lui. ETO’O est passé presque sans transition des besoins primaires (se nourrir, se vêtir) au besoin de reconnaissance, d’accomplissement de soi, brûlant ainsi les autres marches (sécurité, appartenance) de la pyramide des besoins de MASLOW. Il s’estime ainsi investi d’une mission pour son peuple, et cela transparaît à chacune de ses conférences de presse, quand il essaye de rassurer le peuple et lui lance des appels au calme, à la sérénité, et à l’espoir. N’est-ce pas dans cette peau que s’est trouvé Georges WEAH lorsqu’il s’est porté candidat à la magistrature suprême du Libéria (Attention, nous n’avons pas dit qu’ETO’O lorgnait vers Etoudi, nous savons à quel point certains compatriotes sont chatouilleux sur ce sujet) ? ETO’O, c’est clair, « prend trop sur lui ». Mais pouvait-il en être autrement du moment où ni lui, ni ses compatriotes n’ont été préparés à vivre son statut de star planétaire.

