La campagne pour la clarification de la mort d'Oury Jalloh a invité une Délégation internationale à se rendre au palais de Justice de Dessau pour qu'elle suive, en qualité d'observatrice, le déroulement des débats et fasse état de ses propres impressions. Ladite Délégation, assistée par Monsieur Kay Wendel, était composée par Monsieur Silas Nkanunu, Madame Regina Kiwanuka, Monsieur Rolf Gössner, Monsieur Wolf-Dieter Narr, Madame Silvia Luwadio-Ngeyisadila, Monsieur Elliot Perkins et Madame Rosa Amelia Plumelle-Uribe.
Le procès
Le mardi 27 mars, à 9h du matin comme il était prévu, fut déclarée ouverte la première audience du procès concernant la mort d'Oury Jalloh. Sur le banc des accusés, Monsieur März, un des policiers qui avait fouillé Oury Jalloh. Il est poursuivi pour homicide par négligence pour ne pas avoir confisqué à la victime le briquet dont, suivant l'hypothèse du parquet, celle-ci enchaînée pieds et mains, se serait servie pour mettre le feu au matelas. L'autre accusé, Monsieur Schubert, responsable du service au commissariat au moment des faits, est poursuivi pour blessures corporelles ayant entraîné la mort. Le parquet de Dessau reproche à Monsieur Schubert d'avoir causé des blessures corporelles ayant entraîné la mort. Il lui impute la responsabilité de la mort d'Oury Jalloh pour avoir ignoré, et même débranché, la signal d'alarme déclenché par l'incendie.
Après la lecture d'une déclaration faite par l'avocat général, la partie civile a demandé l'autorisation de lire une courte déclaration. Le juge a exprimé son désaccord en affirmant que pour lui, il s'agissait d'un procès comme un autre. La partie civile a insisté en expliquant que l'enjeu public de ce procès était différent.
Finalement, elle eut gain de cause sur ce point et fut autorisée à lire ladite déclaration. Par la suite, l'avocat défenseur de Monsieur März fit lecture d'une déclaration écrite de son client. Un aspect particulièrement intéressant fut introduit par la partie civile lorsqu'elle a soulevé le cas d'un homme qui est mort, lui aussi, dans le même commissariat et dans la même cellule N° 5 où le détenu Oury Jalloh est mort brûlé vif. Il s'agit de Monsieur Bichtermann, arrêté par la police en novembre 2002, conduit au commissariat et placé en garde à vue dans la cellule N° 5 où il est décédé sans que les policiers chargés de le contrôler n'aient rien remarqué.
Le juge ne voulait pas que cette affaire soit évoquée parce qu'il ne voyait
Le procès
Le mardi 27 mars, à 9h du matin comme il était prévu, fut déclarée ouverte la première audience du procès concernant la mort d'Oury Jalloh. Sur le banc des accusés, Monsieur März, un des policiers qui avait fouillé Oury Jalloh. Il est poursuivi pour homicide par négligence pour ne pas avoir confisqué à la victime le briquet dont, suivant l'hypothèse du parquet, celle-ci enchaînée pieds et mains, se serait servie pour mettre le feu au matelas. L'autre accusé, Monsieur Schubert, responsable du service au commissariat au moment des faits, est poursuivi pour blessures corporelles ayant entraîné la mort. Le parquet de Dessau reproche à Monsieur Schubert d'avoir causé des blessures corporelles ayant entraîné la mort. Il lui impute la responsabilité de la mort d'Oury Jalloh pour avoir ignoré, et même débranché, la signal d'alarme déclenché par l'incendie.
Après la lecture d'une déclaration faite par l'avocat général, la partie civile a demandé l'autorisation de lire une courte déclaration. Le juge a exprimé son désaccord en affirmant que pour lui, il s'agissait d'un procès comme un autre. La partie civile a insisté en expliquant que l'enjeu public de ce procès était différent.
Finalement, elle eut gain de cause sur ce point et fut autorisée à lire ladite déclaration. Par la suite, l'avocat défenseur de Monsieur März fit lecture d'une déclaration écrite de son client. Un aspect particulièrement intéressant fut introduit par la partie civile lorsqu'elle a soulevé le cas d'un homme qui est mort, lui aussi, dans le même commissariat et dans la même cellule N° 5 où le détenu Oury Jalloh est mort brûlé vif. Il s'agit de Monsieur Bichtermann, arrêté par la police en novembre 2002, conduit au commissariat et placé en garde à vue dans la cellule N° 5 où il est décédé sans que les policiers chargés de le contrôler n'aient rien remarqué.
Le juge ne voulait pas que cette affaire soit évoquée parce qu'il ne voyait

