Sociétaire du Canon de Yaoundé vers la fin des années 70 et au début des années 80, ce défenseur latéral devenu journaliste déplore la situation catastrophique du football camerounais.
Quel regard jetez-vous sur le football camerounais
Votre question est un peu difficile. Le regard est nuageux. Il est assombri par ce que je vois. Le Cameroun est un grand pays de football ; il en a énormément donné, ce qui lui vaut le respect du reste des nations de football. Mais également, il a un gros souci. On a, comme dirigeants du football, des hommes qui ne comprennent rien à la chose sportive. Beaucoup disent souvent que les footballeurs ne sont pas forcément de bons managers ; ils ont raison. Mais, la question que je me pose est celle de savoir si les managers sortent des grandes écoles ou s’ils sont à leur place. On a toujours eu au sein de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) des gens qui ne sont pas à leur place. En fait, ce n’est pas seulement le problème de la Fécafoot. C’est aussi celui des autorités qui jonchent ce pays. On ne peut pas vouloir rivaliser avec les professionnels et rester amateurs.
Quand vous regardez le football camerounais, il n’existe pas sur la scène internationale. Alors qu’il existait des grands clubs comme le Canon de Yaoundé, le Tonnerre de Yaoundé, l’Union de Douala. Toutes ces équipes faisaient peur. Aujourd’hui, le respect est toujours là ; parce qu’on a des joueurs qui ont une capacité de répondre à toute épreuve. Mais on a ce souci réel de gouvernance, de management et pour tout dire, d’incompétence. Il y a des gens qui se contentent d’être des sortes de fonctionnaires, qui attendent des salaires de l’Etat à la fin du mois, et qui ne veulent pas faire leur boulot. En réalité, ils ne savent pas pour quel genre de boulot ils ont été mandatés.
Quel sentiment quand vous voyez ce qu’est devenu ce football que vous avez pratiqué ?
Ça fait pitié, ça fait mal au cœur de voir que le championnat local ne vit plus. Alors que c’était un championnat qui faisait voyager tout le monde. Quand vous voyiez par exemple Foudre d’Akonolinga première du championnat, ça amenait la radio nationale à aller s’installer là où résidait le leader. Et on avait des reportages tous les dimanches. Avant que cette équipe ne quitte le fauteuil de leader, tout le monde savait où se trouve Akonolinga. Et ceci permettait à tout le monde de savoir ce qui se passe dans tous les quatre coins de ce pays. Aujourd’hui ce n’est plus le cas.
Quel regard jetez-vous sur le football camerounais
Votre question est un peu difficile. Le regard est nuageux. Il est assombri par ce que je vois. Le Cameroun est un grand pays de football ; il en a énormément donné, ce qui lui vaut le respect du reste des nations de football. Mais également, il a un gros souci. On a, comme dirigeants du football, des hommes qui ne comprennent rien à la chose sportive. Beaucoup disent souvent que les footballeurs ne sont pas forcément de bons managers ; ils ont raison. Mais, la question que je me pose est celle de savoir si les managers sortent des grandes écoles ou s’ils sont à leur place. On a toujours eu au sein de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) des gens qui ne sont pas à leur place. En fait, ce n’est pas seulement le problème de la Fécafoot. C’est aussi celui des autorités qui jonchent ce pays. On ne peut pas vouloir rivaliser avec les professionnels et rester amateurs.
Quand vous regardez le football camerounais, il n’existe pas sur la scène internationale. Alors qu’il existait des grands clubs comme le Canon de Yaoundé, le Tonnerre de Yaoundé, l’Union de Douala. Toutes ces équipes faisaient peur. Aujourd’hui, le respect est toujours là ; parce qu’on a des joueurs qui ont une capacité de répondre à toute épreuve. Mais on a ce souci réel de gouvernance, de management et pour tout dire, d’incompétence. Il y a des gens qui se contentent d’être des sortes de fonctionnaires, qui attendent des salaires de l’Etat à la fin du mois, et qui ne veulent pas faire leur boulot. En réalité, ils ne savent pas pour quel genre de boulot ils ont été mandatés.
Quel sentiment quand vous voyez ce qu’est devenu ce football que vous avez pratiqué ?
Ça fait pitié, ça fait mal au cœur de voir que le championnat local ne vit plus. Alors que c’était un championnat qui faisait voyager tout le monde. Quand vous voyiez par exemple Foudre d’Akonolinga première du championnat, ça amenait la radio nationale à aller s’installer là où résidait le leader. Et on avait des reportages tous les dimanches. Avant que cette équipe ne quitte le fauteuil de leader, tout le monde savait où se trouve Akonolinga. Et ceci permettait à tout le monde de savoir ce qui se passe dans tous les quatre coins de ce pays. Aujourd’hui ce n’est plus le cas.

