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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Nouvel Aficain Nouvel Aficain de Paris a écrit le 18 juillet 2026 à 20h09
Divergences: 256 langues et/ou dialectes
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A partir des observations et des petits bouts d'information glaner un peu partout, nous pouvons faire les remarques suivantes:

1) Les initiés avaient organisé le Cameroun comme un espace mathématique:
Notions d'ensemble et de sous ensembles organisées suivant un modèle distribué (Autonomie de la gouvernance de chaque ethnie)
mais aussi orienté objet (Instanciation du cadre de référence commun, puis redéfinition de certains attributs).

2) Ces observations nous amène à penser que les initiés étaient à la fois des mathématiciens, des philosophes, des administrateurs, des politiciens et peut être bien plus encore.

A ce sujet, j'ai échangé avec un de mes compatriotes originaire de Sameligma. Il m'a dit qu'avec tout ça, on voit qu'il sort de la forêt puisqu'il découvre tout.
Et, je lui est expliqué que, d'après les remontées orales, ce qu'il appelle forêt était considérée par les initiés comme étant l'expression de l'esprit de DIEU.
Puis, il a enchéri en déclarant qu'ils avaient été abandonné dans la forêt.
Et, j'ai eu beaucoup de peine à lui expliquer que, d'après les remontées orales, certains de ceux qui avaient été en contact avec les tout-premiers colons arrivés sur les zones côtières attrapaiient des maladies qu'on arrivait pas à soigner avec les médicaments connus d'alors.
Puis, ils avait été décidé de couper les contacts avec la partie de la population vivant dans la forêt. C'était donc une mesure de sécurité sanitaire et non un abandon.

Dans le parlé BAMILEKE, l'esprit de DIEU appliqué à la forêt se dit Mbouko. Dans le parlé de Sameligma cela peut être traduit par Béké car, suivant les observations faites, Les intonations EU, OU et O était transformées en é.
De même, le nom de l'ethnie, dans le parlé BAMILEKE, devrait être Peueko ou Bako suivant l'orthographe de l'administrateur colonial. Cependant, comme les initiés devaient choisir un nom différent des autres noms déjà existants, le nom Baké convient dans ce cas.

Aussi le chef de l'ethnie Bako ou Baké devait avoir le titre de Béké pour indiquer qu'il incarnait ce pouvoir. Et, les chefs de tribus devaient avoir le titre de Békélé (Soit Mbouko leue, dans le parlé BAMILEKE, et qui signifie l'esprit de DIEU de cette forêt là).
En complément à ces titres, par rapport à la spécificité forêt (Ko converti en Ké), il y avait, dans le parlé BAMILEKE, des Ngako (Connaisseurs de la forêt) que l'on peut convertir en Gwaké. Mais aussi des Gwakélé (Soit Ngako leue, dans le parlé BAMILEKE, et qui signifie connaisseur de cette forêt là.
Ou encore Etéké (Soit ô touko, dans le parlé BAMILEKE que l'on peut traduire par: Tu brûle cette forêt là, et qui signifie expertise pour allumer un feu dans cette forêt là.
De même il y avait les Zéké (Soit Zeuko, dans le parlé BAMILEKE, et qui veut dire notable dans la spécificité forêt.

Tous ces termes pouvaient être redéfinis par les initiés en charge de la gouvernance de leur spécificité, la forêt en l'occurrence. Aussi, la signification actuelle peut, légèrement, différer de ce qui a été indiqué ici.
Merci de patienter...
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