Des pressions occidentales ont été exercées ces derniers mois sur les autorités camerounaises. Paul Biya s’est rendu par deux fois en France depuis votre libération. Considérez-vous que Paris fasse preuve d’une trop grande mansuétude à son égard?
Je m’interdis de porter des jugements sur la politique conduite par d’autres pays. La France est un pays ami, un partenaire historique du Cameroun, qui a des intérêts dans notre pays. Qu’elle reçoive celui qui, suivant le Conseil constitutionnel, est le président du Cameroun ne doit pas émouvoir outre mesure. La question est de savoir si Paris a toutes les informations qu’il faut sur le Cameroun pour construire sa position. Parfois, on a l’impression qu’un discours univoque a prévalu à Paris, où l’on pense que le pays est stable et l’on entend que le son de cloche venant du palais d’Etoudi.
Je m’interdis de porter des jugements sur la politique conduite par d’autres pays. La France est un pays ami, un partenaire historique du Cameroun, qui a des intérêts dans notre pays. Qu’elle reçoive celui qui, suivant le Conseil constitutionnel, est le président du Cameroun ne doit pas émouvoir outre mesure. La question est de savoir si Paris a toutes les informations qu’il faut sur le Cameroun pour construire sa position. Parfois, on a l’impression qu’un discours univoque a prévalu à Paris, où l’on pense que le pays est stable et l’on entend que le son de cloche venant du palais d’Etoudi.

