« Vous ne pouvez pas vous comporter de la sorte dans la province du chef de l’Etat »
Abakar Ahamat est administrateur civil. Aujourd’hui retraité, cet homme réputé intègre a occupé pratiquement tous les postes dans la préfectoral.
En 1992 au plus fort des premières élections après le retour au multipartisme, il occupait les fonctions de préfet du département de la Mvila, région du Sud. Il en a gardé une expérience quasi traumatisante et en a parlé dans son livre « L’Audace d’être différent », paru aux éditions Ifrikiya en 2017.
Les événements de la semaine dernière à Sangmelima ne sont pas nouveaux dans la région. Hélas
Bonne lecture
******************************
La campagne électorale s’était clôturée sans gros soucis, malgré des actes de violence gratuite exercés contre certaines personnalités de l’opposition venues dans le Sud, dans ce cadre. Certains meetings avaient été interrompus, d’autres avaient été interdits par des bandes organisées pour cette sale besogne.
(…) Des personnalités insoupçonnables avaient pourtant tenu une réunion non déclarée et avaient décidé de faire entendre « la voix du Sud » dans le concert de désordre et de contestation qui sévissait ailleurs. Certains en espéraient une gloriole. D’autres en espéraient des retombées politiques, financières ou professionnelles.
Un plan d’action saugrenu avait été échafaudé au cours d’une autre réunion plus restreinte et dont les résolutions avaient été mises en exécution par le maire ENAM MBA SAMUEL.
Celui-ci avait pour mission de transporter, dans son véhicule pick-up de fonction, des voyous drogués et remontés contre les allogènes et de les déposer devant les structures à détruire et à spolier.
Tous les commerces visés étaient ceux des Bam.iléké, Bamoun et Haoussa, tous accusés d’avoir supportés les partis de l’opposition SDF, UDC et UNDP. Evidemment, pour eux, tous les Bamouns étaient de l’UDC, tous les Bam.iléké du SDF et tous les Haoussa (tous les musulmans, quel que soit leur tribu ou origine) étaient considérés comme militants de l’Undp.
Et c’était malheureusement l’avis partagé par presque tous les officiels gagnés à la cause du désordre savamment organisé.
Même les autorités que nous étions n’étaient pas épargnées de ces soupçons malgré notre dévouement et notre zèle.
Le hasard avait voulu qu’en cette période-l
Abakar Ahamat est administrateur civil. Aujourd’hui retraité, cet homme réputé intègre a occupé pratiquement tous les postes dans la préfectoral.
En 1992 au plus fort des premières élections après le retour au multipartisme, il occupait les fonctions de préfet du département de la Mvila, région du Sud. Il en a gardé une expérience quasi traumatisante et en a parlé dans son livre « L’Audace d’être différent », paru aux éditions Ifrikiya en 2017.
Les événements de la semaine dernière à Sangmelima ne sont pas nouveaux dans la région. Hélas
Bonne lecture
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La campagne électorale s’était clôturée sans gros soucis, malgré des actes de violence gratuite exercés contre certaines personnalités de l’opposition venues dans le Sud, dans ce cadre. Certains meetings avaient été interrompus, d’autres avaient été interdits par des bandes organisées pour cette sale besogne.
(…) Des personnalités insoupçonnables avaient pourtant tenu une réunion non déclarée et avaient décidé de faire entendre « la voix du Sud » dans le concert de désordre et de contestation qui sévissait ailleurs. Certains en espéraient une gloriole. D’autres en espéraient des retombées politiques, financières ou professionnelles.
Un plan d’action saugrenu avait été échafaudé au cours d’une autre réunion plus restreinte et dont les résolutions avaient été mises en exécution par le maire ENAM MBA SAMUEL.
Celui-ci avait pour mission de transporter, dans son véhicule pick-up de fonction, des voyous drogués et remontés contre les allogènes et de les déposer devant les structures à détruire et à spolier.
Tous les commerces visés étaient ceux des Bam.iléké, Bamoun et Haoussa, tous accusés d’avoir supportés les partis de l’opposition SDF, UDC et UNDP. Evidemment, pour eux, tous les Bamouns étaient de l’UDC, tous les Bam.iléké du SDF et tous les Haoussa (tous les musulmans, quel que soit leur tribu ou origine) étaient considérés comme militants de l’Undp.
Et c’était malheureusement l’avis partagé par presque tous les officiels gagnés à la cause du désordre savamment organisé.
Même les autorités que nous étions n’étaient pas épargnées de ces soupçons malgré notre dévouement et notre zèle.
Le hasard avait voulu qu’en cette période-l

