Au fait ... Avez-vous retrouvé sa trace ?
Cet homme a disparu de la circulation comme les pièces de monnaie au Cameroun.
Souvenez vous : la nuit du saccage des ambas.sades par la Brigade Anti Sardinards en janvier dernier, il n’avait pas hésité à abandonner son épouse dans le lit conjugal pour venir faire une conférence de presse sous fond de conseil de guerre à 23h 30. A ses côtés, René Emmanuel Sadi, le porte-parole du régime, était lui aussi aux avant-postes et en pleine forme.
Le discours avait été martial ; les mots avaient été durs ; il fallait absolument '' défendre nos emblèmes et notre république contre une bande de terroristes ''. C’était à 6 000 km de Yaoundé et ils ont réagi promptement. Le village de '' si je savais '' attendait les coupables. Le Cameroun devait rester debout, quoiqu’il arrive !
Chère Chérie.
Souvenez-vous encore : il y a deux mois, quand les représentants du RDPC recevaient leur humiliation quotidienne à la télévision, il s’est retrouvé à Douala à la vitesse d’une comète, a réuni une ribambelle de sous-préfets et les a instruits de neutraliser les chaînes qui ''organisent sciemment des débats pour saper l’action gouvernementale ''. Il a notifié ces chaînes de changer d’attitude « avant qu’il ne soit tard ». Oui, car il est le ministre de l’intérieur, donc le chef de la police, et donc ça doit se savoir !
Des siècles passèrent ...
Et puis, un beau jour, arriva Sangmelima.
On a tabassé des gens, on les a menacés à la machette, on a lâchement bastonné une pauvre femme parce qu’elle n’avait pas d’argent à voler ; on a pillé des centaines de magasins et cambriolé des sachets de NIDO, des bouteilles d’huile, des morceaux de pain, des boites de sardine ( tout un symbole ! ), et des Parle-G. On a frustré des commerçants honnêtes en leur donnant le sentiment d’être étrangers dans leur propre pays. Ils ont lu avec effroi dans les yeux de leurs braqueurs de compatriotes, le message suivant :
'' Le pays c’est nous. Nous avons le pouvoir. Nous pouvons vous faire ce qu’on veut et on ne nous fera rien !''
Et certains d’entre eux, paralysés de terreur, sont entrain de quitter la ville. C’est une hémorragie. Ça s’appelle l’exode interne. Quand un pays en arrive là , c’est qu’il a franchi tous les galons de la Honte.
Dans le même temps, il y a un homme qui est allé à Lyon parce que c’est
Cet homme a disparu de la circulation comme les pièces de monnaie au Cameroun.
Souvenez vous : la nuit du saccage des ambas.sades par la Brigade Anti Sardinards en janvier dernier, il n’avait pas hésité à abandonner son épouse dans le lit conjugal pour venir faire une conférence de presse sous fond de conseil de guerre à 23h 30. A ses côtés, René Emmanuel Sadi, le porte-parole du régime, était lui aussi aux avant-postes et en pleine forme.
Le discours avait été martial ; les mots avaient été durs ; il fallait absolument '' défendre nos emblèmes et notre république contre une bande de terroristes ''. C’était à 6 000 km de Yaoundé et ils ont réagi promptement. Le village de '' si je savais '' attendait les coupables. Le Cameroun devait rester debout, quoiqu’il arrive !
Chère Chérie.
Souvenez-vous encore : il y a deux mois, quand les représentants du RDPC recevaient leur humiliation quotidienne à la télévision, il s’est retrouvé à Douala à la vitesse d’une comète, a réuni une ribambelle de sous-préfets et les a instruits de neutraliser les chaînes qui ''organisent sciemment des débats pour saper l’action gouvernementale ''. Il a notifié ces chaînes de changer d’attitude « avant qu’il ne soit tard ». Oui, car il est le ministre de l’intérieur, donc le chef de la police, et donc ça doit se savoir !
Des siècles passèrent ...
Et puis, un beau jour, arriva Sangmelima.
On a tabassé des gens, on les a menacés à la machette, on a lâchement bastonné une pauvre femme parce qu’elle n’avait pas d’argent à voler ; on a pillé des centaines de magasins et cambriolé des sachets de NIDO, des bouteilles d’huile, des morceaux de pain, des boites de sardine ( tout un symbole ! ), et des Parle-G. On a frustré des commerçants honnêtes en leur donnant le sentiment d’être étrangers dans leur propre pays. Ils ont lu avec effroi dans les yeux de leurs braqueurs de compatriotes, le message suivant :
'' Le pays c’est nous. Nous avons le pouvoir. Nous pouvons vous faire ce qu’on veut et on ne nous fera rien !''
Et certains d’entre eux, paralysés de terreur, sont entrain de quitter la ville. C’est une hémorragie. Ça s’appelle l’exode interne. Quand un pays en arrive là , c’est qu’il a franchi tous les galons de la Honte.
Dans le même temps, il y a un homme qui est allé à Lyon parce que c’est

