Si vous regardez un match du Cameroun sur une chaîne allemande, vous aurez envie de vous suicider. On ne parle pas de foot, mais de politique. Et on nous cuisine copieusement sur la médiocrité de notre pays à toute échelle. Cela fait bien longtemps que nous n’avons plus de réputation. Et cessez de croire qu’aimer son pays, c’est clamer que tout va bien, alors que depuis une vie entière, rien ne va.
Aimer son pays, c’est dire ce qui ne va pas, afin que les choses s’améliorent. C’est crever l’abcès qu’on a dans la jambe pour pouvoir se remettre debout. Sinon il pourrit, et c’est tout le corps qui en souffre.
A cause de cette mauvaise foi en majuscules, la jambe est aujourd’hui en état de décomposition avancée. Vous avez laissé pourrir une situation totalement évitable. A l’heure qu’il est, personne n’en sortira vainqueur en cas de dérive. Ce qui nous attend tous, c’est un vrai risque de chaos. Le vrai chaos lent dont parlait l’autre.
Si j’étais président, j’aurais à coup sûr tendu l’oreille à cette partie de la population qui ne m’aime pas, pour comprendre ce qui les anime. Il n’y a rien de plus fou que de répondre par la violence à des personnes non violentes. Ça entraîne cette forme de radicalisation telle qu’observée chez les Ambazoniens, et qui se répand sans cesse puisque la répression ne faiblit pas. La violence n’engendrant que la violence.
Nous ne sommes pas ici dans une excitation des états-d’âme et des égos, mais dans une analyse froide de faits mathématiques. Nul besoin d’être du RDPC, de la BAS, du CPP, du MRC ou même de l’ONU pour s’en apercevoir.
Nous sommes juste un peuple vampirisé qui, parce qu’il avait peur du coup de matraque, a préféré s’allier à son bourreau pour se donner l’illusion d’être du bon côté. C’est aussi une loi naturelle : l’instinct de survie. La soumission instantanée à la loi du plus fort. Une adhésion par intimidation plutôt que par conviction. Personne n’aime Paul Biya, mais personne n’ose le dire, par peur d’être emprisonné sans procès.
Je m’en désole profondément, car c’est en fait ça qui ternit l’image de notre pays à l’étranger. Lequel d’entre vous pourrait bomber le torse devant un Suisse en lui disant : « Au fait, chez nous, si tu marches, on te bute, et c’est normal ! ». Sachant que la Suisse est le pays au monde où le peuple s’indigne le plus, et pour bien
Aimer son pays, c’est dire ce qui ne va pas, afin que les choses s’améliorent. C’est crever l’abcès qu’on a dans la jambe pour pouvoir se remettre debout. Sinon il pourrit, et c’est tout le corps qui en souffre.
A cause de cette mauvaise foi en majuscules, la jambe est aujourd’hui en état de décomposition avancée. Vous avez laissé pourrir une situation totalement évitable. A l’heure qu’il est, personne n’en sortira vainqueur en cas de dérive. Ce qui nous attend tous, c’est un vrai risque de chaos. Le vrai chaos lent dont parlait l’autre.
Si j’étais président, j’aurais à coup sûr tendu l’oreille à cette partie de la population qui ne m’aime pas, pour comprendre ce qui les anime. Il n’y a rien de plus fou que de répondre par la violence à des personnes non violentes. Ça entraîne cette forme de radicalisation telle qu’observée chez les Ambazoniens, et qui se répand sans cesse puisque la répression ne faiblit pas. La violence n’engendrant que la violence.
Nous ne sommes pas ici dans une excitation des états-d’âme et des égos, mais dans une analyse froide de faits mathématiques. Nul besoin d’être du RDPC, de la BAS, du CPP, du MRC ou même de l’ONU pour s’en apercevoir.
Nous sommes juste un peuple vampirisé qui, parce qu’il avait peur du coup de matraque, a préféré s’allier à son bourreau pour se donner l’illusion d’être du bon côté. C’est aussi une loi naturelle : l’instinct de survie. La soumission instantanée à la loi du plus fort. Une adhésion par intimidation plutôt que par conviction. Personne n’aime Paul Biya, mais personne n’ose le dire, par peur d’être emprisonné sans procès.
Je m’en désole profondément, car c’est en fait ça qui ternit l’image de notre pays à l’étranger. Lequel d’entre vous pourrait bomber le torse devant un Suisse en lui disant : « Au fait, chez nous, si tu marches, on te bute, et c’est normal ! ». Sachant que la Suisse est le pays au monde où le peuple s’indigne le plus, et pour bien

