Porte-parole Maurice Kamto
18 hrs ·
Le plus grand scandale public qu’est le holdup de l’élection présidentielle camerounaise de 2018, vient de se doubler d’un autre holdup vertigineux ; celui de plusieurs centaines de milliards volés aux Camerounais dans une opération mafieuse, soi disant d’organisation de la CAN2019, pilotée directement depuis la Présidence de la République par le Président sortant et sorti par les urnes. En effet, les marchés publics autour de la CAN2019 majoritairement érigés en gré à gré ont étroitement, sinon exclusivement, été contrôlés par une Présidence cleptomane en outre désormais exercée par effraction. Un seul responsable est donc ici redevable de tout ce gaspillage et est forcé de rendre compte aux Camerounais du chemin pris par tous ces milliards envolés, ce d’autant plus que ce responsable, le Président sortant et sorti par les urnes, avait solennellement et publiquement dit de l’organisation de la CAN2019 :« Nous serons prêts le jour-J, je m’y engage ! ». Or les montants volés et gaspillés dans le cadre de cette foireuse ‘’préparation’’ de la CAN2019 auraient pu être utilisés pour interrompre le conflit dans les Régions Nord-ouest et Sud-ouest (NOSO) et y reconstruire les villages et villes aujourd’hui détruits.
Copiant dorénavant mal et par tri sélectif hasardeux les mesures maintes fois préconisées antérieurement par son Excellence le Président Maurice KAMTO, le Président sortant et sorti par les urnes désireux de faire ‘’oublier’’ aux Camerounais comme par effacement de leur mémoire ces vérités encombrantes, a poussé à la mise sur pieds d’un CNDDR et depuis quelques heures ordonné l’arrêt des poursuites contre ‘’289 détenus’’ en relation avec la crise dans le NOSO. Ces mesures non sincères et de surcroît illégitimes sont odieuses, car fruits d’une instrumentalisation de la crise dans le seul but de masquer une fois de trop aux yeux des Camerounais l’extrême médiocrité de la présidence publique Camerounaise. Elles viennent en outre consacrer le monologue institutionnel dans lequel se mure habituellement le Président sortant et sorti par les urnes, là où seul un dialogue inclusif sans délais pourrait jeter les jalons d’un véritable règlement définitif du conflit dans le NOSO. Elles consacrent aussi le fait que les leçons du passé concernant le NOSO ne sont pas tirées, car une mesure similaire avait
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Le plus grand scandale public qu’est le holdup de l’élection présidentielle camerounaise de 2018, vient de se doubler d’un autre holdup vertigineux ; celui de plusieurs centaines de milliards volés aux Camerounais dans une opération mafieuse, soi disant d’organisation de la CAN2019, pilotée directement depuis la Présidence de la République par le Président sortant et sorti par les urnes. En effet, les marchés publics autour de la CAN2019 majoritairement érigés en gré à gré ont étroitement, sinon exclusivement, été contrôlés par une Présidence cleptomane en outre désormais exercée par effraction. Un seul responsable est donc ici redevable de tout ce gaspillage et est forcé de rendre compte aux Camerounais du chemin pris par tous ces milliards envolés, ce d’autant plus que ce responsable, le Président sortant et sorti par les urnes, avait solennellement et publiquement dit de l’organisation de la CAN2019 :« Nous serons prêts le jour-J, je m’y engage ! ». Or les montants volés et gaspillés dans le cadre de cette foireuse ‘’préparation’’ de la CAN2019 auraient pu être utilisés pour interrompre le conflit dans les Régions Nord-ouest et Sud-ouest (NOSO) et y reconstruire les villages et villes aujourd’hui détruits.
Copiant dorénavant mal et par tri sélectif hasardeux les mesures maintes fois préconisées antérieurement par son Excellence le Président Maurice KAMTO, le Président sortant et sorti par les urnes désireux de faire ‘’oublier’’ aux Camerounais comme par effacement de leur mémoire ces vérités encombrantes, a poussé à la mise sur pieds d’un CNDDR et depuis quelques heures ordonné l’arrêt des poursuites contre ‘’289 détenus’’ en relation avec la crise dans le NOSO. Ces mesures non sincères et de surcroît illégitimes sont odieuses, car fruits d’une instrumentalisation de la crise dans le seul but de masquer une fois de trop aux yeux des Camerounais l’extrême médiocrité de la présidence publique Camerounaise. Elles viennent en outre consacrer le monologue institutionnel dans lequel se mure habituellement le Président sortant et sorti par les urnes, là où seul un dialogue inclusif sans délais pourrait jeter les jalons d’un véritable règlement définitif du conflit dans le NOSO. Elles consacrent aussi le fait que les leçons du passé concernant le NOSO ne sont pas tirées, car une mesure similaire avait

