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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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TPO TPO a écrit le 4 novembre 2018 à 10h43
Lors du scrutin d'octobre 1992 où selon certaines sources M. BIYA avait déjà été battu par un leader de l'Ouest anglophone, c'est en agitant la menace "anglo-bamiléké" que le régime avait réussi par les armes et avec le soutien de Paris à mater les contestataires. Le 07 octobre 2018, dans la région de l'Ouest Bamiléké, selon les résultats officiels, 48,19% des électeurs ont voté pour Paul BIYA et 30,56% pour Maurice KAMTO "le fils" du terroir, alors que dans le Sud natal du Président sortant, celui-ci a obtenu un score de 92,91% et Maurice KAMTO 2,15%. En comparant des résultats des deux régions, fruits du travail des informaticiens à la solde du pouvoir, on peut aisément imaginer la région dans laquelle le scrutin a été relativement transparent et également avoir des arguments sur le vote tribal. À l'évidence, la haine du Bamiléké qui est aujourd'hui alimentée par le régime tient à sa peur de perdre le pouvoir. En effet, même en ayant financé à coup de milliards de francs CFA la campagne de M. BIYA et en ayant voté pour lui, les Bamiléké restent, au regard de la haine qui se déverse sur eux, des suspects, voire des coupables. Ils sont coupables de "détenir le pouvoir économique" et de nourrir en plus le désir d'accéder au pouvoir, même si c'est par la voie des urnes. Comme au Rwanda en 1994, un vent mauvais est entrain de se lever sur le Cameroun.

Les Etats n'ont certes pas d'amis, ils n'ont que des intérêts. Cependant, les Etats amis du Cameroun qui feignent de ne pas savoir ce qui se prépare doivent savoir qu'ils devront en répondre devant leurs peuples et devant l’humanité.

Ceci est l'alerte d'un citoyen qui voit le ciel s'assombrir sur son peuple, dans une indifférence que seuls les calculs géostratégiques des puissances et du monde peuvent expliquer. C'est l'alerte d'un citoyen qui, dans les heures, les jours, les semaines, les mois qui vont suivre, va être probablement tué par un coup de machette ou une balle acquise avec l'argent de ses impôts. C'est l'alerte d'un citoyen qui sent un vent mauvais souffler sur son pays dans l'indifférence d'une communauté internationale qui pourtant sait tout; tout de la situation économique, sociale, sécuritaire du pays, et surtout du scrutin du 7 octobre 2018.

Si les pays amis du Cameroun et la communauté internationale ne font rien pour rétablir la vérité et pour arrêter ce qui s'annonce à travers les m
Merci de patienter...
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