« C'est à peine si on ne me supplie pas :"Oh Cabral, ça va, on va travailler ensemble, tu es jeune, tu as de l'avenir. Ça s'est passé. C'est le système, il a ses (réalités, ndlr)... reconnais la victoire, ne t'inscris pas"... Déjà il y a une sottise qu'on construit maintenant partout, qui est d'ordre tribal: "Non, n'écoute pas, ne suis pas les bamiléké dans leur affaire qu'ils sont en train de faire...".
Vous avez des gens apparemment qui vous appellent parce qu'ils parlelnt le même patois que vous, Et j'ai à chaque fois la même réponse : "Arrière de moi Satan".
Voilà où on en est. Parce qu'un des candidats a déclaré sa victoire avant l'heure, sur des bases que lui seul sait, c'est devenu l'affaire des Bamilékés. On oublie que Jean Kuete (Secrétaire Général du Comité Central du Rdpc-parti au pouvoir- ndlr) est Bamiléké, que Luc Sindjoun (Conseiller spécial à la présidence et militant du rdpc, ndlr) est Bamiléké, que Nganou Djoumessi (ministre des Travaux Publics et chef de la délégation du Comité central du rdpc dans son Bamboutos natal, ndlr) est Bamiléké. Apparemment, seul Kamto serait Bamiléké maintenant. Niat Njifendji (Président du Sénat, membre du Comité central du Rdpc, ndlr) n'est pas bamiléké. Et il se peut que seuls les Bamilékés ont voté pour leur frère. Comme si, pour que je gagne à Eséka, il a fallu que ce soient des Chinois qui votent et non des Bassas. Pour que je gagne dans la Sanaga-Maritime, ce sont les Thaïlandais qui sont venus voter. On oublie cette réalité du champ politique camerounais qui est telle que le vote est encore fortement ethnique. Ça n'a pas changé, c'est en train d'évoluer. Mais ça ne veut pas dire que tous les Camerounais d'une ethnie votent pour leur frère. Sinon j'aurais eu 100% à Pouma où je n'ai fait que 55% ou à Eséka où j'ai fait 60%.
Vous avez des gens apparemment qui vous appellent parce qu'ils parlelnt le même patois que vous, Et j'ai à chaque fois la même réponse : "Arrière de moi Satan".
Voilà où on en est. Parce qu'un des candidats a déclaré sa victoire avant l'heure, sur des bases que lui seul sait, c'est devenu l'affaire des Bamilékés. On oublie que Jean Kuete (Secrétaire Général du Comité Central du Rdpc-parti au pouvoir- ndlr) est Bamiléké, que Luc Sindjoun (Conseiller spécial à la présidence et militant du rdpc, ndlr) est Bamiléké, que Nganou Djoumessi (ministre des Travaux Publics et chef de la délégation du Comité central du rdpc dans son Bamboutos natal, ndlr) est Bamiléké. Apparemment, seul Kamto serait Bamiléké maintenant. Niat Njifendji (Président du Sénat, membre du Comité central du Rdpc, ndlr) n'est pas bamiléké. Et il se peut que seuls les Bamilékés ont voté pour leur frère. Comme si, pour que je gagne à Eséka, il a fallu que ce soient des Chinois qui votent et non des Bassas. Pour que je gagne dans la Sanaga-Maritime, ce sont les Thaïlandais qui sont venus voter. On oublie cette réalité du champ politique camerounais qui est telle que le vote est encore fortement ethnique. Ça n'a pas changé, c'est en train d'évoluer. Mais ça ne veut pas dire que tous les Camerounais d'une ethnie votent pour leur frère. Sinon j'aurais eu 100% à Pouma où je n'ai fait que 55% ou à Eséka où j'ai fait 60%.

