CAMEROUN :: CONTENTIEUX POST-ÉLECTORAL : LES MANQUEMENTS D’ELECAM RELEVÉS DEVANT LE JUGE ÉLECTORAL :: CAMEROON
Les plaidoyers devant le conseil constitutionnel ont permis de mettre en évidence plusieurs manquements dans le chef d’Elecam. Si certains manquements relèvent des erreurs de jeunesse de l’institution, d’autres sont plutôt interpellant quand on sait que les commissions départementales sont présidées par des magistrats de carrière
Commission locale de vote (CLV) : Le vote des morts discrédite le processus électoral
Il est créé dans chaque commune, une commission chargée de la révision des listes électorales. A la décharge d'Elecam, nous constaterons qu'il n'est pas absurde que le nom d'une personne décédée récemment vienne encore à figurer sur la liste électorale. La mise à jour de la liste électorale ne s'effectue pas au quotidien. Des cas de décès peuvent en effet être enregistrés auprès des officier d'Etat Civil, mais pas en encore ou pas du tout renseignés auprès d'Elecam.
Les personnes séjournant à l'étranger ou les malades en séjour dans les hôpitaux peuvent figurer sur la liste électorale pour autant qu’elles aient reçues leurs cartes électorales de la commission chargées du contrôle de l’établissement et de la distribution desdites cartes.
Ce n'est pas pour autant qu'ils voteraient. La mission de vérification à ce stade incombe à la commission locale créée pour chaque bureau de vote. Les absents ou les malades en institutions ne peuvent pas donner procuration aux tiers pour exercer leur droit électoral dans la mesure où le vote n'est pas obligatoire au Cameroun. La case destinée à mentionner l'enregistrement du vote de chacun de ces personnes restera vide. Ce n'est pas ce qui est reproché à Elecam.
Le procès qui est fait aujourd'hui à l'organe en charge de l'organisation des élections concerne le fait que selon les PV des commissions locales de vote (CLV), des personnes se trouvant dans les situations susmentionnées ont réellement voté.
La question fondamentale est de savoir comment un mort, comment un malade, comment une personne absent du Cameroun a-t-il réussi à exprimer son vote le 7 octobre 2018?
C’est l’absence de réponse à cette question devant le juge électoral qui jette désormais un doute sérieux sur le crédit à accorder aux résultats sortis des urnes. Le doute conduit inévitablement à la suspicion de fraude élec
Les plaidoyers devant le conseil constitutionnel ont permis de mettre en évidence plusieurs manquements dans le chef d’Elecam. Si certains manquements relèvent des erreurs de jeunesse de l’institution, d’autres sont plutôt interpellant quand on sait que les commissions départementales sont présidées par des magistrats de carrière
Commission locale de vote (CLV) : Le vote des morts discrédite le processus électoral
Il est créé dans chaque commune, une commission chargée de la révision des listes électorales. A la décharge d'Elecam, nous constaterons qu'il n'est pas absurde que le nom d'une personne décédée récemment vienne encore à figurer sur la liste électorale. La mise à jour de la liste électorale ne s'effectue pas au quotidien. Des cas de décès peuvent en effet être enregistrés auprès des officier d'Etat Civil, mais pas en encore ou pas du tout renseignés auprès d'Elecam.
Les personnes séjournant à l'étranger ou les malades en séjour dans les hôpitaux peuvent figurer sur la liste électorale pour autant qu’elles aient reçues leurs cartes électorales de la commission chargées du contrôle de l’établissement et de la distribution desdites cartes.
Ce n'est pas pour autant qu'ils voteraient. La mission de vérification à ce stade incombe à la commission locale créée pour chaque bureau de vote. Les absents ou les malades en institutions ne peuvent pas donner procuration aux tiers pour exercer leur droit électoral dans la mesure où le vote n'est pas obligatoire au Cameroun. La case destinée à mentionner l'enregistrement du vote de chacun de ces personnes restera vide. Ce n'est pas ce qui est reproché à Elecam.
Le procès qui est fait aujourd'hui à l'organe en charge de l'organisation des élections concerne le fait que selon les PV des commissions locales de vote (CLV), des personnes se trouvant dans les situations susmentionnées ont réellement voté.
La question fondamentale est de savoir comment un mort, comment un malade, comment une personne absent du Cameroun a-t-il réussi à exprimer son vote le 7 octobre 2018?
C’est l’absence de réponse à cette question devant le juge électoral qui jette désormais un doute sérieux sur le crédit à accorder aux résultats sortis des urnes. Le doute conduit inévitablement à la suspicion de fraude élec

