En 1942, il entre au petit séminaire d’Efok. L’année suivante, il entre au petit séminaire d’Otélé jusqu’à la fin du cycle secondaire.Entré au grand séminaire de Mvolyé, il est exclu pour son esprit critique et son caractère rebelle. C’est en qualité de candidat libre qu’il passe avec succès la première partie du baccalauréat. Il s’inscrit en classe de philosophie au lycée Général Leclerc de Yaoundé en 1951.Un an plus tard, il prend la tête d’une manifestation des élèves contre le mauvais état de la nourriture servie aux pensionnaires. Cela ne l’empêche pas de réussir la deuxième partie du baccalauréat en juin 1952. A la faveur d’une bourse, il se rend en France, à Toulouse pour poursuivre des études supérieures à la faculté de droit et des sciences économiques. Il adhère à l’Association des étudiants camerounais (AEC) qui deviendra l’Union nationale des étudiants du Cameroun (UNEC), puis l’UNEK avec la lettre K pour « Kamerun », allusion au Cameroun allemand.En 1954, il retourne en vacances au Cameroun et se marie. Dieu bénit son mariage avec quatre enfants : Joseph Osende, Martin Osende, Alice Osende et Félix Moumié Osende. La même année 1954, il représente l’AEC à la Fédération des étudiants d’Afrique Noire en France (Féanf). Nationaliste engagé et panafricaniste résolu En 1955, Osende Afana, Ndongo Diyé et Michel Ndoh mettent en place le comité de base de l’UPC à Toulouse. Après les événements de mai 1955 au Cameroun, le comité de base de l’Upc de Toulouse et la section de l’AEC de Toulouse lancent une série de pétitions et mobilisent les opinions publiques française et internationale sur la situation du Cameroun. En 1956, Osendé Afana devient Vice-président de la Féanf et Directeur de publication de « L’Etudiant d’Afrique Noire », organe d’expression de la Féanf dont le siège a été transféré à Toulouse à l’initiative d’Albert Tevodjéré, l’ancien Directeur de publication.En février 1957, il est délégué aux Nations-Unies au nom des étudiants upécistes pour réclamer la réunification et l’indépendance du Cameroun. A titre de représailles, L’Etat français supprime sa bourse d’études. Il quitte Toulouse pour Paris et est élu trésorier général de la Féanf.

