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Tchato de Vincennes Tchato de Vincennes a écrit le 30 juillet 2017 à 23h39
Quelle valeur donner au classement de Forbes dans un contexte africain ?

Le récent classement du magazine Forbes publié en fin du mois d’octobre met en exergue, pour la première fois, les hommes d’affaires des pays africains d’expression française où, sur un total de 24 promus, 9 Camerounais sont à l'honneur. Il apparaît donc que ce magazine pourrait prendre, désormais, l’habitude d’intégrer, dans ses séries de classements mondiaux, une zone considérée comme réfractaire aux fonctionnements des méthodes classiques du système économique mondial. Habitué à lire les classements des plus riches du monde, les lecteurs ont été surpris, cette semaine, de lire un classement que d’aucuns considéraient comme une blague, pour ne pas dire une hérésie.

La première question, et la plus primordiale, qu’on pourrait adresser aux rédacteurs de l’article et notamment à Michel Ewane (Rédacteur en chef Camerounais de l'édition francophone) relatif au classement des Hommes les plus riches d’Afrique francophone serait de savoir la méthodologie utilisée pour évaluer la fortune de ces hommes d’affaires qui évoluent dans un environnement où la bourse est inexistante ? Cette posture de Forbes ne fait pas l’unanimité des uns et des autres. Beaucoup ont tôt fait de mettre ce classement en doute estimant que ce manquement dans le système économique des pays francophones d’Afrique est un très grand handicap pour avoir une idée sur la valeur réelle des biens mobiliers et immobiliers des hommes et femmes d’affaires qui exercent dans cette zone.

L’une des critiques acerbes de ce classement vient de Claude Abaté qui est le président du Mecam, l’un des groupements des patrons des petites et moyennes entreprises camerounaises. L’absence d’une bourse des valeurs crédible est le premier argument de rejet de ce classement. Ce constat alarmant est confirmé par cet homme d’affaires, par ailleurs économiste de formation. Pour lui, « il n'y a en effet pas à ce jour dans notre pays , tout comme dans toute l'Afrique centrale francophone, de mécanisme financier transparent et indépendant capable d'établir ou de classer objectivement les fortunes comme ça se fait dans les autres pays à l'économie mieux structurée. Déjà que même dans les pays comme les USA où on peut disposer d'indicateurs assez objectifs, ces classements de fortunes sont toujours sujets à polémique chaque année. Imaginez donc
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