? Au Gabon, le discours de La Baule laisse un souvenir amer
Dans le campus de l'université Omar Bongo, ces étudiants dont l'âge moyen est 22 ans, avouent leur ignorance du discours de la Baule : « Non… Aucune idée… Pas du tout », répondent-ils.
Victor Mouanga Mbadinga est professeur de philosophie et président du MESP, un parti socialiste créé dans la foulée de l'ouverture démocratique au Gabon suite au discours de la Baule. Il félicite François Mitterrand, mais reconnait que la démocratie ne s'est pas encore enracinée en Afrique francophone : « Mitterrand avait raison : dans le pays, les gens étouffaient, il y avait les partis qui dominaient. Mais, on s’est rendu compte après que la logique avait changé. Avant, il y avait des coups d’Etat militaires et avec l’avènement de la démocratie, ce sont des coups d’Etat électoraux ».
Président du FAR, Léon Mbou Yembi, socialiste gabonais, pense que la France est responsable de l'échec de la démocratie dans ses anciennes colonies d'Afrique : « La France ruse contre l’Afrique et elle a toujours rusé contre l’Afrique. L’empire colonial français, c’est un grand réservoir de matières premières. Donc la France ne peut pas nous donner la vraie indépendance et la vraie démocratie ».
Léon Mbou Yembi conclut que les révisions en cascade des Constitutions en Afrique francophone visent simplement à anéantir les acquis démocratiques du discours de La Baule.
Dans le campus de l'université Omar Bongo, ces étudiants dont l'âge moyen est 22 ans, avouent leur ignorance du discours de la Baule : « Non… Aucune idée… Pas du tout », répondent-ils.
Victor Mouanga Mbadinga est professeur de philosophie et président du MESP, un parti socialiste créé dans la foulée de l'ouverture démocratique au Gabon suite au discours de la Baule. Il félicite François Mitterrand, mais reconnait que la démocratie ne s'est pas encore enracinée en Afrique francophone : « Mitterrand avait raison : dans le pays, les gens étouffaient, il y avait les partis qui dominaient. Mais, on s’est rendu compte après que la logique avait changé. Avant, il y avait des coups d’Etat militaires et avec l’avènement de la démocratie, ce sont des coups d’Etat électoraux ».
Président du FAR, Léon Mbou Yembi, socialiste gabonais, pense que la France est responsable de l'échec de la démocratie dans ses anciennes colonies d'Afrique : « La France ruse contre l’Afrique et elle a toujours rusé contre l’Afrique. L’empire colonial français, c’est un grand réservoir de matières premières. Donc la France ne peut pas nous donner la vraie indépendance et la vraie démocratie ».
Léon Mbou Yembi conclut que les révisions en cascade des Constitutions en Afrique francophone visent simplement à anéantir les acquis démocratiques du discours de La Baule.

