À partir de 1953, face à l'intensification de la répression par le pouvoir colonial, l'UPC, notamment sous l'impulsion du docteur Félix-Roland Moumié, radicalise ses modes d'action politique. D'après l'historien Bernard Droz[8], la Chine fournissait l'UPC en armes. Après la première révolte en mai 1955[9], brutalement réprimée par le pouvoir colonial de l'époque, le parti est dissous par un décret en date du 13 juillet 1955, et ses dirigeants doivent s'exiler à Kumba (Cameroun britannique), puis au Caire, à Conakry, à Accra et à Pékin. Ruben Um Nyobe sera tué dans le maquis le 13 septembre 1958[10]. Félix-Roland Moumié sera empoisonné à Genève en octobre 1960, par les services secrets français[11]. L'UPC entre dans une lutte armée qui se poursuivra jusqu'à l'arrestation, en août 1970, du dirigeant Ernest Ouandié, fusillé six mois plus tard, le 15 janvier 1971 par le régime de Ahmadou Ahidjo. Entre temps, un autre dirigeant de l'UPC, Osendé Afana, a été assassiné dans le sud-est du pays, le 15 mars 1966[réf. nécessaire].

