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Nswho Nswho a écrit le 13 août 2016 à 11h26
Les services de Police et de Gendarmerie de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen interceptent des colis d’armes.

Une fois de plus, le destinataire de ces inquiétants colis est la représentation diplomatique de l’Hexagone au Cameroun. 237online.com Des stratèges des questions de sécurité évoquent de sombres manœuvres en préparation contre le régime de Yaoundé. Destinées à l’ambassade de France à Yaoundé, des armes ont été récupérées par les services de contrôle de l’aéroport international de Nsimalen le 26 juillet 2016. Il s’agit de 3 caisses d’armes légères, des pistolets automatiques, portant l’estampille AOG. Le terme générique renvoie à (Airplane on Ground), expression qui signifie «urgent» dans le jargon du transport et du frêt aérien. Selon des sources sécuritaires nationales qui revendiquent la paternité exclusive des photos prises sur place ce soir-là, et à qui on doit cette indiscrétion, ce ne serait pas la première fois qu’une telle saisie est effectuée sur du matériel militaire destiné à la représentation permanente de la France au Cameroun. Certaines autorités des
services de sécurité présentent cette saisie d’armes comme une preuve des manœuvres de déstabilisation du Cameroun par la France. D’autres sources des services de renseignements camerounais déclarent qu’une frange d’officiers supérieurs camerounais et leurs homologues français tiendraient de manière récurrente des réunions dans un domicile tenu secret au quartier Bastos à Yaoundé. Plus grave encore est l’accusation qui fait état de ce que certains d’entre ces officiers supérieurs et officiers généraux auraient été achetés par la France pour favoriser une insurrection armée au Cameroun. L’indiscrétion aurait filtré d’un officier supérieur dissident de cette entreprise et qui aurait saisi à cet effet le haut commandement militaire pour dénoncer la machination ourdie par ses frères d’armes. Sollicité par Le Courrier, aucune réaction officielle de la part de la représentation diplomatique française à Yaoundé n’a été entendue pour donner un son de cloche contraire à ces révélations confidentielles.
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